III. Méthode combinée de la paraffine et de la celloïdine
L'inclusion dans la parafline et la celloïdine combinées permet d'obtenir des coupes minces et grandes à la fois. Voici le jjrocédé :
1° Porter la pièce de l'alcool dans un mélange d'alcool absolu et d'éther à parties égales, pendant (juelques heures ;
"2" Imprégner pendaid vingl-cjualre heures dans une solution de celloïdine de concentration moyenne;
3'^ Porter dans l'huile d'origan :
4" Porter dans un mélange de parafline et d'huile d'origan chauffées 1 iO" au plus ;
Porter dans la parafline liquéfiée.
Le traitement consécutif est celui de l'inclusion ordinaire à la paraffine.
Méthode de Field et Martin (1) :
L'objet déshydraté dans l'alcool absolu est porté dans un mélange à parlies égales d'alcool absolu et de toluol.
•2° Après quelques heures, on le dépose dans une solution de celloïdine et de paraffine dans un mélange d'alcool et de toluol à parties égales. Pour prépa-
(1) Zellsc/trift f. MikrosJiople, Bd. XI, Hf. 1, 1894.
MÉTHODES d'inclusion
rer ce liquide, on imprègne avec une petite quantité de toluol une plaque de celloidine sèche, puis on ajoute avec précaution le mélange préalablement préparé de toluol et d'alcool. Cette solution de celloidine a une consistance visqueuse ; on y dissout peu à peu de petits morceaux de paraffine; à mesure que la concentration augniente, la dissolution s'opère plus difficilement, et il faut même chauffer légèrement le mélange à 20** ou à 25°; le mélange doit avoir la consistance d'une solution concentrée de paraffine.
3° L'objet est alors enveloppé du mélange de paraffine celloïdinée et déposé dans le chloroforme saturé de paraffine, puis traité d'après la méthode de Bûtschli ; ou bien on le porte dans un petit flacon et on le recouvre d'une quantité suffisante du mélange d'inclusion. On ajoute, en chauffant, un excès de petits morceaux de paraffine.
Le traitement consécutif est identique à celui des inclusions à la paraffine. Mais il est recommandable d'opérer les coupes en une seule séance. Pour éclaircir celles-ci, on ne fera pas usage de l'essence de girofle ou de térébenthine. Si l'on veut dissoudre la celloidine, on emploiera le toluol et l'alcool.
IV. Autres méthodes d'inclusion. — Depuis la découverte de l'inclusion dans la celloidine, il est à peine nécessaire de mentionner d'autres méthodes. Celles que nous allons décrire ne peuvent convenir que pour des examens grossiers et rapides.
1. Foies de veau et foie amyloïde durcis. — On en prend deux morceaux et on dispose entre eux de i^etits morceaux, surtout des parties membraneuses, qu'on peut couper immédiatement. On coupe un morceau de foie amyloïde en deux, on place la pièce pathologique entre ces deux moitiés, et on en fait des coupes à main levée avec un rasoir ou sur un petit microtome cylindrique.
On peut employer dans le même but le ffomage de Hollande qui a été traité pendant quelque temps par les alcools à 25" et 95°.
Signalons aussi les inclusions au savon et à la gélatihe.
On a préconisé le savon comme masse d'inclusion de certains tissus. Comme il est soluble dans l'alcool et qu'il contient une proportion considérable d'eau, « il permet l'inclusion par infiltration d'objets qui n'ont pas été déshydratés, considération quelquefois très importante. Les masses sont pénétrantes, elles sont parfaitement transparentes et possèdent une consistance qui fournit les plus belles coupes. Après lavage, les coupes sont dans un état avantageux pour subir le traitement par les réactifs les plus divers. Ce que nous reprochons à cette méthode, c'est d'abord la nécessité absolue d'enlever la masse des coupes par des lavages soignés, nécessité qui rend cette méthode peu propre à la préparation des séries de coupes, puis le ratatinement sérieux qui suit le refroidissement de la masse » (Lee et Henneguy) et la formation de cristaux.
L'inclusion à la gélatine est une méthode qui offre l'avantage d'être applicable à des objets qui n'ont pas été déshydratés, voire même à des objets qui n'ont été traités que par des liquides aqueux. Elle peut donc rendre des services pour l'étude d'organismes délicats. Le mode opératoire est le même que pour les
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autres masses liquides à chaud, si ce n'est que, pour la gélatine, les objets doivent être pénétrés par l'eau et non par l'alcool ou une esssence. Après inclusion et refroidissement de la masse, on peut quelquefois procéder immédiatement à l'opération des coupes ; mais il est rare que la masse acquière sans autre traitement une consistance suffisante. Pour la durcir, on peut la traiter pendant dix à trente minutes avec l'alcool absolu ou par l'acide chromique (Lee et Henneguy).
2. Moelle de sureau. — Elle s'emploie de la même façon; on en fend un morceau en deux moitiés et on place l'objet entre elles. On met le tout pendant quelques minutes dans l'eau, où la moelle gonfle, en enserrant solidement la préi)aration. On coupe directement à main levée avec le rasoir, ou sur le microtome cylindrique.
Ilyaune autre méthode d'inclusion plus primitive : on pose l'objet, qui ne doit pas avoir plus de quelques millimètres de hauteur, sur un bouchon dans une grosse goutte de solution gommeuse. On p ace alors le bouchon dans l'alcool à 9G°, où la gomme se solidifie et constitue à la préparation une enveloppe consistante.