‹ Technique microscopique appliquâee áa l'anatomie pathologique et áa la bactâeriologie. Manuel pratiqueChapitre 63 sur 96 · Examen du sang dans les coupes; méthode de Biondi · texte numérisé non relu

Examen du sang dans les coupes; méthode de Biondi

Cet auteur a imaginé une méthode qui permet d'examiner dans les coupes le sang fréala'blementfixé, et qui s'applique aussi à d'autres éléments liquides des tissus.

On porte quelques gouttes de sang dans 5 cent, cubes d'une solution d'acide osmique à 5 ^, et l'on mélange par agitation. Les éléments cellulaires se précipitent. Au bout de vingt-quatre heures au plus, on enlève avec la pipette une à deux gouttes de la solution d'acide osmique et on porte dans o cent, cubes d'agar-agar (dans l'agar do Biondi : on peut se le procurer chez Kœnig, à Berlin), qui est liquide (10 3^^1137". Le mélange d'acide osmique et de sang est aussi réparti par agitation, puis on verse l'agar dans des boîtes en papier où il se solidifie rapidement. Le bloc d'agar est durci dans l'alcool à 85°, qu'on renouvelle plusieurs fois, et coupé, au besoin, dans la moelle de sureau. Les colorants agissent fort bien, même en présence de l'agar alcoolique. On n'emploie pas le xylol pour éclaircir les coupes, mais bien les huiles éthérées et la créosote.

D'après Biondi, on obtient des coupes plus fines encore en combinant l'inclusion dans l'agar avec l'imprégnation par la paraffine : le bloc d'agar chargé de sang est porté pendant un jour dans l'huile de bergamote, et directement, une à deux heures, dans la paraffine chauffée à45°; on verse dans une petite boîte en papier et on solidifie dans l'eau. On enlève la paraffine avant de colorer.

Mêmes résultats avec les méthodes de Rindfleisch et de H. F. Miiller.

MÉTHODE DE Rindfleisch. — Le sang ayant été fixé par l'une ou l'autre méthode, on le lave, on le porte dans une très petite quantité de glycérine, puis on le fait sécher sur une plaque de verre à l'abri de la poussière, on recouvre celle-ci d'une mince couche de celloïdine qui, après évaporation, s'enlève en fine pellicule, et on colore cette pellicule.

MÉTHODE DE A. F. MuLLER. — On fait, avec le sang, aussi bien qu'avec les autres substances qui n'adhèrent pas fortement au couvre-objet, des préparations sur lamelles, on les porte pendant un instant sur une couche très mince de celloïdine, on faitégoutter et sécher à l'air. On colore ensuite en suivant la méthode d'Ehrlich.

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