V. PALCIIKT
|)assé avec l'aiguille à manche de Doyen, soi! par les agrafes do Michel.
Le i'a|>i)rocheinent à l aide des agrales est le procédé de choi.N, niais il l'auL, pourl'appliquer, que les téguments ne subissent aucun tiraillement. Kn cas de suture, l'aiguille pénètre à 5 millimètres des bords de la plaie. Si ces bords tendent à s'écarter, il est bon de placer quelques [)oinls profonds très espacés qu'il faut retirer le troisième jour. Poui- pratiquer une suture sans aide, il est bon de pincer les lèvres de l'incision à l'aide d'une pince de Kocher. Les sutures profondes sont faites à l'aide du catgut quand les masses à lapprocher sont volumineuses (paroi musculaire de ralxlomon;. On prendra du lil de lin si les tissus sont minces péritoine).
Les plaies superficielles doivent être réunies sans drainage quand elles sont nettes et sans décollement, surtout si on applique un pansementcompressif. Si, au premier pansement, il paraît se produire une collection de sang ou de sérosité, il faut enlever les points de sutui'e et [)lacer un drain. Si la [)laie présente des bords décollés et si un pansement compressif n'est pas applicable, il faut drainer à l'angle le plus déclive de la plaie. Dans ce cas, on emploiera des drains de caoutchouc rigide ou de verre.
La l'éunion des parois abdominales dans la laparotomie peut>. j faire à l aide d'un double ci in de Florence par points séparés et en un plan. Exceptionnellement, il faut placer un di'ain chez les obèses ou à la suite de certaines opérations comme la cholécystile suppurée, la taille hypogastrique, la néphrectomie, etc.
Les plaies profondes, et surtout les plaies avec décollement, seront drainées.
Un gros moignon d'amputation, la plaie d'une amputation de sein, le cou après l'opération d'un goitre, doivent être drainés au point le plus déclive.
Les grandes séreuses, el surtout le péritoine, doiventêire fermées sans drainage, chaque fois qu'il ne doit pas se produire un suintement sanguinolent abondant.
A la suite des opérations gynécologiques, il est toujours préférable de drainer par le vagin, sauf en cas d'hématocèle. En elfet, le drainage vaginal permet de pratiquer le cloisonnement du bassin et d'exclure ainsi le pelvis d'avec le péritoine; il évite l'évenlration qui peut résulter d'un drainage abdominal même bien fait.
A la suite de l'hématocèle, il ne faut jamais drainer par le vagin, ni à plus forte raison inciser l'hématome par le cul- de-sac vaginal. Le sang caillé est un bon milieu de culture. Ouvrir le vagin, c'est ouvrir la porte à l'infection.