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II. — Plaies infectées

Les pluies inleclées ou iiil'ectables, autreiiieul dit celles (|ui sunl exposées à rinleclion, en raison du peu de résistance des tissus dilacérés, ou celles ([ui ont déjà subi un commencement d'infection, doivent être traitées par la méthode antiseptique. La peau sera badigeonnée à l'iode. La plaie sera maintenue béante à l'aide de compresses de gaze imprégnées de peroxyde de zinc, de perborale de soude ou d eau oxygénée. La plaie sera bourrée dans ses moindres anfractuosités. Aux confins de chaque décollement on fera une contre-ouverture pour Pintroduction d'un drain. Le tamponnement il la gaze attirera le liquide par capillai ilé. (lhaque fois ([u'il sera possible, ce traitement sera aidé par la méthode de Bier (ventouse ou lien élastique).

Quand la plaie siégera sui- un membre à une certaine distance de sa racine, on pratiquera IHrrigation continue. Cette irrigation peut éti'e remplacée, au niveau du tronc, du cou, par des pulvérisations antise[)tiques qui alterneront avec l'application de la méthode de r.ier.

Dans la péritonite, les foyers étendus de suppuration péritonéale (appendicite, pelvipéritonite) seront maintenus béants par des mèches de gaze. 11 sera bon d isoler les anses intestinales du contact de la gaze avec une lame de gutta-percha, pour éviter les adhérences. Si le tamponnement péritonéal est profond, il faut placer entre les mèches de gaze un gros drain debout. De chaque côté du tamponnement, on pouri'a réunir la plaie superliciellement pour em})èche)' réviscération, mais, en règle générale, il est préféi'able de ne pas placer de sutures sur les plaies infectées ou infeclables.

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