COMPLICATIONS. — INFECTIONS
gomme. Celle-ci rend stable l'argent colloïilal. I.a solution argentée est titrée à 1 p. 100. Elle s'emploie par dose de [\ centimètres cubes une à trois fois par jour. Cette quantité peut être dépassée ; la substance est fort peu toxique.
Technique. — l'our faire l'injection, choisirune veinesuperficielle (pli du coude, saphène, etc.) ; faire saillir la veine en liant circulairement le membre au-dessus du point cboisi pour la ponction, comme pour une saignée, puis enfoncer obliquement dans la cavité de la veine une fine aiguille de Pravaz de 5 à 0 centimètres de long. Pousser d'abord franchement l'aiguille à travers la peau qui recouvre la veine, puis la faire pénétrer lentement dans la cavité vasculaire, on cherchant à soulever la par-oi veineuse avec la pointe. Pendant la ponction, lixer la veine avec le pouce gauche au-dessus du point piqui'.
Quelques gouttes de sang noir sortent par la douille de l'aiguille et indiquent (pic la ponction est bonne. Adapter alors une seringue de Liier ])leine d'électrargol et chasser doucement son contenu dans la veine. Ne pas injecter d'air. S'il se forme une boule sous-cutanée au moment de l'injection, c'est que l'aiguille n'est pas dans la veine.
En cas de méningite, l'injection intraveineuse est inutile ; il faut pratiquer l'injcrlion intrarachidienne comme s'il s'agissait d'une l'achi-aneslhésie.
4° Injections (oui-cardiaques. — Les infectés présentent un affaiblissement de la contraction cardiaque : le pouls s'accélère; sa pression est moins forte; il présente des irrégularités; il faut soutenir le myocarde, même si on pratique des injections d'eau salée ou d'électrargol. Ces dernières, en effet, ne peuvent agir que si le cœur se contracte régulièrement. On aura recours à l'huile camphrée, à la spartéine, à la strychnine ou à l'adrénaline.
L'adrénaline s'utilise en injections intramusculaires dans du sérum : 1 milligramme pour 1 litre de sérum ; de 100 à 500 grammes de sérum pai' jour.