ARSENAL DU PRATICIEN
4° Aiguilles.
i° Aiguille à manche de Doyen qui aura l'avantage de servir à tous les usages, de ne pas se démonter et d'être facilement désinfectable.
2° Douze petites aiguilles courbes intestinales. 3° Douze aiguilles de couturière.
4° Douze aiguilles droites n° 16 pour sutures vasculaires. 5° Seringues.
1° Une seringue de Luer de 2 centimètres cubes qui servira aux injections de sérum de Roux, morphine, caféine, etc. Choisir les aiguilles de 6 centimètres, en platine, pour faire les injections intramusculaires et non sous-cutanées.
2° Seringue vésicule de 100 à 200 grammes, toute en verre ou bien en métal et en verre.
6" Aspirateur .
Un aspirateur Potain avec deux aiguilles de dimensions difï'él'entes et un gros trocart.
7» Instruments urinaires.
Trois sondes Nélaton, 16, 18, 20.
Six sondes béquilles, 16, 18, 20.
Six bougies coniques du 10 au 20.
Six bougies filiformes, droites et tortillées. lvo\% explorateurs nvèivdiXWdi boule, 12, 15, 18. Deux sondes à bout coupé pour urétrotomie. Deux sondes Pezzer ou Malécot, 18 et 20. Un explorateur à calculs.
Un séparateur deLuys, modèle d'adulte.
Six béniqucs avec deux conducteurs de 38 à 50. Urélrotome Maisonneuve, avec deux lames.
Deux canules urctrales de Janet.
Un siphon-laveur.
Trois tubes à sondes de Desnos avec bouchon stérilisateur.
Les sondes en gomme seront nettoyées à l'eau savonneuse, puis l incées et laissées vingt-quatre à quarante-huit heures dans un tube à formol.
8° Appareils de caoutchouc .
Gants de Chaput : deux paires.
Gants américains : deux paires.
Un tube de Faucher.
Un masque à éther de Junker.
Une sonde rectale.
Douze drains rouges moulés, du 20 au 40.
Un drain hypogaslrique de Vreyer, pour drainer la vessie après la taille.
Trois canules vaginales coniques, verres à trou terminal. Trois bandes de Bier (cuisse, bras, doigt). 90 Instruments spéciaux.
Un conducteur crânien de Marion, pour les trépanations.
Un crochet œsophagien de Kirinisson, pour extraire les pièces de monnaie avalées par les enfants.
Trois canules Krishaber n»' 0, 2, 4. Dans la pratique courante, la trachéotomie rend plus de services que le tubage qui nécessite la piésence d'une infirmière spéciale et le voisinage du médecin.
Un abaisse-langue.
Un miroir laryngien.
Un miroir frontal.
Un couteau de Lerinoycz, pour végétations adénoïdes. Un ouvre-bouche de Heisler : peut être utilisé soit pour les opérations dans la bouche, soit au cours de l'anesthésie générale. Un maillet de bronze-aluminium pour les évidements osseux. Deux porte-jambes pour la gynécologie.
Un bouton de Murphy qui doit être d'excellente qualité. 11 faut en examiner le fonctionnement avant de s'en servir. Six ventouses de Bier.
Un autoclave Chamberland (le plus simple et le meilleur).
10° Instruments pour l'accouchement.
Un /"o/'cc^JA Tarnier.
Un spéculum.
Un stéthoscope.
Six bougies de Hégar.
Un ballon de Champetier de Ribes.
Une curette de Sims.
Une curette de Pozzi.
Une sonde intra-utérine de Budin.
Les gants en chirurgie.
Les gants sont indispensables au chirurgien, au médecin, à l'accoucheur et à l'infirmière. Ils permettentd'opérerd'une façon absolument aseptique dans les interventions courantes. Ils peuvent empêcher l'infection des doigts dans les opérations sepliques. Ils autorisent le chirurgien à opérer dans une région propre, après avoir intervenu sur un foyer virulent. Grâce aux gants, le médecin ou l'infirmière peuvent passer d'un contagieux à un autre malade sans risque de
conlaminalion ; grâce aux gants, les consultations des syphilitiques tuberculeux, cholériques, etc., se font sans danger pour le personnel et le médecin. L infirmière peut sans inconvénient panser
|.'jjr. 3Ô. Les (U-ux iiioilèlcs de gants de caoutchouc.
,V droite, le gant de Cliaput pour opérations et pansements. A gauche, le gant américain pour examens et consultations.
un malade aseptique après un malade septique sans menace dinfection.
Les gants font donc maintenant partie du matériel indispensable au chirurgien de profession, au praticien, au médecin, aux aides et à tout le personnel qui collabore avec Topérateur.
11 y a trois sortes de gants :
1° Le gant de Chaput (fig. 35), aux doigts courts, de forme conique, très larges à la base ; allongé par un crispin qui couvre la moitié inférieure de Tavant-bras. Ce gant est difforme d'aspect, mais il est éminemment pratique. Son épaisseur lui permet de résister longtemps à lebullition ; sa largeur laisse libre jeu aux articulations des doigts ; son épaisseur relative rempèche de se déchirer au contact des instruments. Ce gant doit être utilisé dans presque toutes les opérations. Le tact cutané est émoussé, mais le chirurgien y supplée par le tact musculaire. Personnellement, je pratique toutes mes opérations, même les sutures artérielles, avec le gant de Chaput Ce gant se stérilise par un quart d'heure d'ébullition.
Je recommande les précautions suivantes : après chaque opération, il faut éviter de retirer les gants avant de les avoir complètement nettoyés à l'eau froide et au savon. En efTet, les taches de sang ou de pus desséché rendent la désinfection et le nettoyage plus difficiles.
L'opérateur doit faire attention de ne jamais loucher du coUodion; sinon, cette substance, séchant sur le gant, peut isoler une colonie microbienne qui, non attaquée par l'ébuUition, peut être mise en liberté au cours de l'opération suivante.
Enfin, il faut éviter de toucher de la vaseline, car les corps gras altèrent le caoutchouc.
Ne jamais faire bouillir les gants avec les instruments ; sinon, ceux-ci sont altérés et noircissent par suite de la formation d'une couche de sulfure de fer.
L'infirmière chargée de l'ébuUition des gants interposera au fond du bouilleur une lame d'ouate ou, mieux, une lame d'amiante pour que le caoutchouc n'ait pas contact avec le fond, chauiTé par le brûleur. A défaut de cette plaque d'amiante, il est bon d'enveloppeichaque paire de gants dans un petit sac de toile. Chaque gant sera rempli de quelques gouttes d'eau avant d'être plongé dans l'eau bouillante.
Ne jamais mettre les gants dans l'eau froide avant de les porter à l'ébuUition ; ne jamais les refroidir à l'eau bouillie froide. 11 faut les jeter dans l'eau bouillante et les laisser ensuite refroidir lentement.
Quand le gant de Chaput est troué, il faut le réparer comme un pneu de bicyclette. Quand les pièces ont été collées sur les extrémités digitales, le gant ne peut servir qu'aux pansements ou à la confection des plâtres, mais pas aux opérations.
L'introduction des gants demande une certaine habitude (fig. 30
et 37); en effet, l'opéraleur, dont les mains ont élé soifineusement lavées, n'a pas le droit de toucher les gants, sauf par le bord de la
l'ijf. 30. — Comment on met les gants de Gliaput.
Visage fie l'opérateur, couvert d'un masque de Mickulicz. Blouse stérilisée. I.e premier gant est présenté par I infirmière qui le tient à l'aide d'une ))ince stérilisée par le médius, de façon h le laisser égoutter. L'opéraleur fait un reti'oussis de la manchette, de façon à introduire le gant sans le loucher.
manchette. Ces gants doivent être introduits sans qu'il y ait le moindre contact de la surface extérieure du caoutchouc avec les mains ou les avant-bras. L'opérateur prendra à l aide d'une pince un gant
58 V. PALCHET. — TECHNIQUE OPÉRATOIRE.
par lextrémité du médius dans le bouilleur, et le laissera égoutter pendant une minute afin d'éviter de s'ébouillanter; puis, saisissant le gant par le bord du crispin, il l inti oduira doucement et lentement, sans y toucher avec la main nue. Tout gant qui a touché la main de
l'ig. 37. — Comment on met le deuxième gant de Chaput.
La main gantée saisit l'aiilre gant par le médius; la main s'insinue dans le crispin. La main gantée va saisir ce dernier ii sa partie moyenne pour éviter tout contact avec la peau.
l'opérateur ou la peau de l'opéré doit être frictionné à l'alcool ou lavé à l eau bouillante.
2" Le gant américain (tig. 3o) est e.xactement moulé sur la main. Il est mince, élégant, peu résistant; il n'émousse pas le tact cutané, mais se déchire facilement au contact des instruments, surtout s il a été bouilli.
Le gant américain est à recommander pour les examens de