II. - ANESTHÉSIE LOCALE
Avant de pratiquer une anesthésie locale, il est bon de préparer l'état menlal du sujet; lui inspirer confiance sur le succès de l'anesthésique ; calmer ses craintes et au besoin lui bander les yeux pour éviter de l impressionner par les préparatifs opératoires.
L'anesthésie locale rend de grands services pour les petites interventions, telles que l'ongle incarné, l'incision d'un panaris, la réduction d'une fracture ou d'une luxation, la création d'un anus artiliciel, la kélotomie et les opérations sur les goitres. Certains chirurgiens étendent très loin son champ d'action. C'est une affaire d'habitude et de tempérament très individuel.
Le cliirurgien qui fait usage de l'anesthésie locale doit savoir que la production de l'anesthésie constitue le temps opératoire le plus important, celui qui re(puert de sa part le plus de soin, de patience et de calme. Faute de s'entourer de ces conditions favorables, le sujet éprouve de la douleur et la technique opératoire devient défectueuse. Mais, d'une façon générale, l'anesthésie locale ne convient ([u'aux petites interventions. .Je ne crois pas que dans les grandes interventions elle constitue un élément de bénignité. J'ai la conviction que les goitres ou les laparotomies opérées à la cocaïne donnent autant de shock et de pneumonies post-opératoires que les inleiventions faites avec l'éther. Lucas-Championnière a dit : « L'acte
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ojK'raloire n'a plus le droit d être douloureux. » Il faut donc avoir recours h ranesthésie locale dans toutes les opérations de petite chirurgie.