II. — Anesthésie locale à la cocaïne
La cocaïne est l'alcaloïde contenu, dans le rapport de îi p. 1 000, dans les feuilles de coca. C'est une métliylbenzoylegonine, ayant une grande analogie avec l'atropine. Il faut employer le chlorhydate de cocaïne qui, seul, est soluble dans l'eau et l'alcool. Ce sel se présente .sous forme de cristaux anhydres, translucides, au goût amer.
In<*onvénicnts. — L'emploi de la cocaïne sous forme de badigeonnages sur la peau ou les muqueuses donne rarement lieu à des accidents toxiques. Les injections sous-cutanées à l'aide de solutions qui dépassent 1 p. 100 donnent les accidents suivants : étouiïement, dyspnée, angoisse, excitation, etc., (pielquefois cyanose, collapsus et mort. Contre ces accidents, le meilleur (railemonl est le suivant : position horizontale, la tète inclinée en arrière ; aspersion d'eau froide sur la face; absorption de café et d'alcool; injections souscutanées de caféine; frictions sur tout le corps; respii-ation artificielle. On a recommandé contre ces accidents l'emploi du mcnlhol camjdiré que l'on fait prendi'c à la dose de îi à 10 goutlessur du sucre.
Mode «remploi. — On l'emploie pour instillations dans l'œil ou injections dans l urètre à 1 p. 100 ; pour badigeonnages des muqueuses à 5 p. 100 et sous forme d'injections sous-cutanées à 1 p. 200. La
ANESTHÉSIE