ANESTHÉSIE A LA COCAÏNE
solution doit être très tVaîclie, car la cocaïne se décompose facilement. KUe ne doit pas être chaulFée, car la clialeui' supprime les propriétés de la cocaïne. Il est donc irrationnel de l'aire bouillir les solutions cocaïniques ou de traiter par le thermocautère les tissus cocaïnisés.
Pour injecter la cocaïne, on se servira d'une serinj^ue de Luer et d'une aiguille de Pravaz très fine. Les solutions de cocaïne jjeuvent être préparées immédiatement ou être contenues dans des ampoules de i centimètre cube.
Teoliiiiqiic de la mclhode aiiestliési(|iie par iiiliKraiions (Reclus). — Le malade sera couché. Il pourra, sans inconvénient, s'être alimenté. Il peut même boire, pendant l'intervention, une tas.se de café, line fois opéré, il ivstera couché une demi-heure pour une petite intervention, et trois heures pour une opération plus importante. 11 pourra, dans ce dernier cas, s'alimenter avant de reprendre la position verticale. 11 faudra utiliser une solution de cocaïne à I p. 200 qui ne sera jamais vieille de plus de huit jours. La cocaïne donne une ancsthésie qui varie de une demi-heure à une heure. On peut injecter 10 à 15 centigrammes, mais il estrare qu'il soit nécessaire d'atteindre une semblable dose. En moyenne, de deux à cinq injections de un demi-centigramme suffisent. Ces injections seront intracutanées. A une des extrémités de l'incision à faire, l'opérateur enfonce l'aiguille de la seringue pleine ; il enfonce l'aiguille dans la peau même et pousse légèrement le piston; il se produit une boursoudure blanche. 11 pousse alors la seringue vers la petite zone blanche et dans la direction de l'incision, en la vidant au fur et à mesure, de sorte que l'aiguille rencontre toujours des tissus cocaïnisés. L'opérateur reconnaît fju'il se trouve dans la région intracutanée à la coloration blanche de la peau et à la résistance qu'éprouve la pointe de l'aiguille. Cette résistance cesse dès qu'il pénètre trop profondément ; il faut alors retirer un peu la seringue. Si on veut anesthésier, non seulement la peau, mais aussi lescouches profondes, il faut anesthésier chaque couche en particulier. On devra faire ainsi une première infiltration pour la peau et le tissu sous-cutané, puis une seconde |)our l'aponévrose et une troisième pour les muscles. Si l'injection est bien faite, le chirurgien peut opérer- à peu près immédiatement après l'injection. On a prétendu que la cocaïne n'agissait pas sur les tissus enflammés. Celaest in(!xart, surtout si on prend soin de mêler un peu d'adrénaline à 1 p. 1000 avec la cocaïne.
Diii'éo «le ranesllié.sio. — ^Klledure une demi-heure, trois quarts d'heui'e, parfois une heure. Pour les opérations nécessitant un grand nombre d'injections, employer la solution à 1 p. 200 dans du sérum physiologique.