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GÉNÉRATEURS D'ÉLECTRICITÉ

Pour produire des rayons X, il faut un courant de haut voltage et de faible intensité.

La machine statique seule peut le fournir directe-

ment.

Machines statiques.

Ces machines offrent l’avantage du courant continu de haute tension. On n’emploie guère que la machine à influence type Wimshurst. On a augmenté le nombre des plateaux et la vitesse de rotation. Celleci est assurée par un aide ou mieux par un petit moteur électrique alimenté par le courant urbain.

On détermine la production des rayons X en reliant le pôle négatif de la machine à la cathode de l’ampoule radiogène. |

Amorçage. — Les types de machine statique employés à la production des rayons X sont constitués par des plateaux d’ébonite, privés de secteurs métalliques; par suite la machine ne s’amorce pas seule.

L’amorçage est obtenu par le simple frottement du doigt sec ou enduit d’or massif à la partie supérieure d’un plateau en marche, et on détermine ainsi le pôle positif ou collecteur vers lequel tourne ce pla-

teau. Cependant, il arrivera quelquefois que l’amor-

en

çage ne se produira pas dans le sens prévu; on en sera averti par l’aspect des collecteurs qui présentent au pôle négatif de très larges effluves et au pôle positif de faibles aigrettes partant des mâchoires du collecteur. Cet examen permettra de faire, en toute sécurité, les connexions convenables avec l’ampoule.

On peut atténuer les ennuis causés par l’état hygrométrique de l’air en promenant sur les plateaux un tampon de coton imprégné d'alcool qui fixera les poussières déposées et enlèvera l’humidité. La machine sera protégée par une housse.

Les autres sources d'électricité : piles, accumulateurs, dynamos, courant urbain continu ou alternatif ne peuvent alimenter l’ampoule de Rœntgen que

par l'intermédiaire d’un transformateur.

TRANSFORMATEURS

On en distingue deux types :

1° le transformateur à circuit magnétique ouvert. 2° le transformateur à circuit magnétique fermé. .1° Bobine. — Le premier est représenté par la bobine d'induction type Ruhmkorff et le transformateur Rochefort.

La bobine Ruhmkorffj demande à être alimentée par un courant de même sens régulièrement interrompu.

Ce courant pourra être fourni par différents générateurs :

= 9Ye—

Les piles : celles au bichromate constituent une source coûteuse et encombrante.

Les accumulateurs peuvent être utilisés. Ils ont un débit constant et peuvent fonctionner plusieurs heures si leur capacité est suffisante. On peut en avoir deux batteries, l’une se chargeant pendant que l'autre fonctionne.

Le courant qui chargera les accumulateurs peut être produit par une petite dynamo actionnée par un moteur à pétrole ou à essence. La valeur du courant de charge doit être de 0,5 à 1,5 ampère par kilogramme de plaque.

La charge sera surveillée à la fin, en déterminant à l’aide du voltmètre la force électromotrice de chaque accumulateur, qui doit atteindre 2,3 à 2,4 volts.

La densité du liquide doit marquer à la fin 1,18 à 1,22.

L’intensité qui convient le mieux à la décharge est de 1 à 2 ampères. Si le courant est trop fort, la transformation de l’acide en sulfate qui se fait à la décharge sera génée par un afflux de l’acide insuffisant et sera limitée alors à la couche extérieure des oxydes.

Il faut recharger lorsque la force électro-motrice de chaque élément est de 1,85 volt.

Si on laisse les éléments se décharger complètement, il se forme à la surface des électrodes une couche de sulfate de plomb, mauvais conducteur, qui

gène beaucoup la charge.

or

Le courant continu urbain à 110 volts, peut exciter le transformateur; une résistance ou rhéostat placée sur l’arrivée du courant, permet d'augmenter ou de diminuer l'intensité de ce courant.

Le courant alternatif peut être lancé dans la bobine si on place sur son circuit, des appareils destinés à ne laisser passer qu’une onde du courant et à le rendre ainsi analogue à du courant continu périodiquement interrompu. Ce résultat peut être obtenu à l’aide des convertisseurs : les clapets électriques ou les interrupteurs redresseurs.

Le clapet électrique est un voltamètre dans lequel l’une des électrodes est en aluminium, l’autre est quelconque.

Le courant passe facilement quand l'aluminium est la cathode. Quand elle forme l’anode, le voltamètre peut supporter une différence de potentiel de 20 à 140 volts par formation d’une couche d’alumine.

De cette façon, il ne passe que une demi-période sur deux.

On arrive au même résultat avec les interrupteurs

électrolytiques.

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