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celles placées sur un courant alternatif sont munies d’un interrupteur spécial, redresseur.
Tous ces interrupteurs étant des organes très importants, nous allons passer en revue les plus usuels :
Ils sont donc de deux sortes : 1° Pour courants continus; 2 pour courants alternatifs et dans ce cas appelés redresseurs.
Parmi les premiers: l’interrupteur de Villard, petit et grand modèle; l’autonome de Gaïffe ; le rotatif de Rochefort; l’oscillant à mouvement rectiligne de Rochefort.
Parmi les seconds : l'interrupteur à mercure de Villard pour courants alternatifs et l'interrupteur
électrolytique de Vehnelt.
Description de l'interrupteur oscillant à mouvement
rectiligne de Rochefort.
L’interrupteur oscillant, genre Foucault, est caractérisé par ce fait original que la tige plongeante donnant passage au courant primaire, exécute en marche un mouvement absolument vertical, parce qu'elle est reliée par un flexible à l’extrémité du fléau.
Cette disposition permet au trembleur de prendre
une grande vitesse sans donner lieu à des projections de mercure. |
Le mouvement de la tige plongeante est indépen-
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dant du grand courant, Le moteur, destiné à donner le mouvement au fléau, est composé d’un électro attirant une armature. Une pince, dont un des côtés est flexible, est isolée et permet le passage aux électros quand elle est fermée. Par l’attraction même de la palette, l'ouverture de cette pince se produit, le courant cesse de passer, le fléau reprend sa position première, le contact se reproduit et ainsi de suite. Le contact de la pince qui est rompu à chaque oscillation, ne produit pas d’étincelle de rupture, par suite d’une disposition particulière ;il est cuivre sur cuivre.
La vitesse se règle au moyen d’un poids courant sur la tige oscillante. Un amortisseur d'amplitude permet de régler l’amplitude une fois pour toutes et de changer la vitesse au moyen du poids sans qu'il y ait de variations d'amplitude gênantes. Le petit courant passant par le contact inférieur de la pince est amené par une tige plongeant constamment dans un godet de mercure, ce qui donne un contact parfait ne pouvant pas se détériorer par la marche.
Le godet est en acier et facilement démontable ; sa montée règle l’ampérage. L'appareil consomme, pour fonctionner indépendamment du transformateur, 0,5 d’ampère sous 4 volts, soit 1,2 watt. Sa marche est silencieuse.
L'interrupteur oscillant à été présenté à l’Académie des Sciences en 1898, par M. le professeur
d’'Arsonval.
Description de l'interrupteur rotatif à mercure de Rochefort.
L'interrupteur rotatif est un interrupteur à mercure surmonté de pétrole. Une tige, mise en mouvement par une petite dynamo dont on peut régler la vitesse au moyen d’un rhéostat placé dans le socle de l’appareil, peut plonger dans un godet d'acier contenant le mercure par lequel passera le courant quand la tige mobile y plongera. En montant plus ou moins le godet, au moyen d’un bouton que l’on voit à droite, on pourra faire passer dans la bobine l’ampérage que l’on désire, pour une vitesse de rotation et un voltage déterminés.
Les trois idées qui ont présidé à l'invention de cet interrupteur sont les suivantes :
4° Compensation de l’usure ;
2 Stabilité et robustesse ;
3° Grand isolement entre la dynamo et le passage du courant de la bobine.
Compensation de l’usure.
L'augmentation du jeu des organes est, en effet, le grand échec des interrupteurs alternatifs mus par un petit moteur. Dans le but de remédier à ce défaut,
la transmission du mouvement rotatif, produit par
= la dynamo et la tige plongeante, se fait par un fléau, formant levier du second genre, la tige plongeante étant reliée à une distance du point d’oscillation qui est le double de la distance à laquelle est attachée la bielle ; le jeu que pourrait prendre la bielle, par rapport à la manivelle, à l’axe d’extrémité du fléau et à l’axe d’oscillation, est compensé par un ressort attaché à la colonne porte-fléau d’une part, au fléau du côté de la manivelle d’autre part et qui tend toujours à baisser le fléau de son côlé, à appuyer la tète de bielle en haut et en bas contre ses deux axes, ce qui fait que l’usure de la tète de bielle ne fait que raccourcir la bielle sans produire aucun jeu. D'autre part, la bielle, formant appui rigide sous la forme du levier du premier genre, l’axe d’oscillation est appuyé sur une colonne et l’usure autour de cet axe ne peut produire aucun jeu.
Un second ressort, parallèle au fléau, accroché à la colonne porte-fléau d’une part et au porte-tige d'autre part, appuie constamment le porte-tige conire les galets mobiles des bras de colonne. Dans ces conditions, et pour les mêmes raisons que tout à l’heure, aucun jeu ne peut se produire. A ces frottements avec ressorts sont dues une grande douceur
et une absence complète de bruit.
Grand isolement entre la dynamo et le passage
du courant de la bobine.
Il est très important, dans les appareils de ce genre, surtout avec les hautes fréquences puissantes pour lesquelles on les emploie, hautes fréquences qui donnent des étincelles à l'interrupteur lui-même, que le passage du grand courant de la bobine soit absolument séparé de tout organe de la dynamo et surtout des enroulements qui sont détériorés rapidement si les hautes fréquences les atteignent.
La bielle, qui est la seule partie commune à la dynamo et au grand courant, est en matière isolante et d’une longueur de 70 millimètres. II n’y a donc aucune espèce de crainte de communication. Le grand courant entre par la colonne, passe par
les tourillons et le grand bras du fléau.