COURANTS ALTERNATIFS
Interrupteur à mercure de M. Villard pour courants
alternatifs avec régulateur de phase (fig. 14).
L’organe principal est une lame vibrante en fer L, placée entre les branches d’un aimant A et por-
tant un prolongement de nickel, auquel se fixe, par
une vis de pression, une lame en nickel qui plonge dans un godet à mercure G.
PB
FiG. 14 — Interrupteur à mercure Villard.
Le courant à interrompre passe par cette pièce et sort du godet par une tige fixe T, reliée à la borne de sortie. Le godet est muni d’un mouvement de réglage en hauteur permettant de faire varier la plongée à l’aide de la vis V. Une bobine magnétisante placée entre les branches de l’aimant entoure la lame vibrante. Cette bobine, traversée par une dérivation de quelques dixièmes d’ampère, produit une aimantation alternative de la lame et celle-ci, attirée par suite tantôt par un pôle, tantôt par l’autre pôle de l’aimant, prend un mouvement vibratoire nécessairement synchrone du courant alternatif.
D'autre part, la polarité de l’aimant étant fixe, la
lame s’élèvera toujours pour les alternances d'un certain sens et s’abaissera pour les autres. On est donc certain que si l’on ne change rien aux communications primitivement établies, la rupture aura toujours lieu sur les alternances de mème parité, c’està-dire sur des courants de même sens, exactement comme si l’on disposait d’une source de courant continu. L'appareil est complété par un Régulateur de Phase (fig. 15), composé d’une bobine de Self induction $ et de quatre lampes L dont on peut obtenir l’allumage ou l'extinction en plaçant la fiche F
dans l’un des trous placés sur le plateau supérieur.
Pour régler l'amplitude, on raccourcit plus ou moins la partie vibrante de la lame au moyen d’un étrier massif se déplaçant le long de l’aimant et muni d’une vis de pression servant à le fixer.
Un amortisseur à eau ou à glycérine adapté à la
Re
lame permet à celle-ci de conserver une amplitude à peu près invariable malgré les différences assez notables entre sa période et celle du courant, On évite ainsi que les variations inévitables de fréquence du courant ne produisent soit une grande diminution, soit une exagération inutile ou même nuisible
de l’amplitude.