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INTERRUPTEUR VILLARD

L'interrupteur à mercure petit modèle (fig. 9) donne 20 à 22 interruptions par seconde, Cette fréquence convient spécialement au cas où la bobine est alimentée par des accumulateurs (6 à 8 pour les bobines de 25 centimètres d’étincelle, un plus grand nombre pour les bobines plus fortes ou à primaire très résistant).

La pièce principale de l'appareil est une tige

vibrante #t’ placée entre les branches d’un aimant D.

Cette tige porte une lame de nickel qui produit les interruptions. L'ensemble est fixé sur une planchette S’ qui peut s'élever ou s’abaisser au moyen d'une vis R, de manière à régler convenablement l’immersion de la lame de nickel. Au repos, celle-ci doit plonger de 1 ou 2 millimètres dans le mercure. La planchette S’ peut se relever complètement à la main, pour permettre de retirer le godet à mercure G

Une masse auxiliaire M que l’on fixe sur la tige d'ébonite sert à réduire au besoin la fréquence comme dans l'interrupteur Foucault. La plus grande fréquence (20 à 22 par seconde) s’obtiendra lorsque

la masse M est en bas de la tige.

F1G. 9, — Interrupteur Villard petit modèle.

ES

Fonctionnement.

Pour mettre l'appareil en état de fonctionner, on verse du mercure dans le vase de verre G jusqu’à une hauteur de 2 centimètres environ, et on achève de le remplir presque complètement avec de l’alcool concentré ou du pétrole. En mettant le vase de verre en place, on s’assurera qu’il est dans le sens voulu pour que la lame de nickel ne touche pas les bords de la fente pratiquée dans le couverele E.

L'interrupteur devra être calé avec soin sur une table solide. On s’assurera également que la lame de

nickel est bien fixée à l’extrémité de la tige vibrante.

Fire. 10

Les bornes de l’appareil sont reliées à la bobine et aux accumulateurs de la façon suivante : La borne B (fig. 10) est reliée au pôle + des accumulateurs, la borne À à l’une des bornes de la bobine, l’autre borne de la bobine étant reliée au pôle —. Les bornes A et B sont reliées également aux bornes du condensateur.

Une résistance et un ampèremètre peuvent s’intercaler dans le circuit.

La mise en marche s’effectue en donnant avec la main une première impulsion à la pièce vibrante et en faisant aussitôt passer le courant à l’aide du bouton placé sur l'interrupteur.

Nota. — Si à la suite d’un long usage, la lame de cuivre ft’ formant ressort venait à se courber, ce qui nuirait au bon fonctionnement de l'appareil, il suffirait de desserrer momentanément les deux vis moletées qui la maintiennent pour qu’elle reprenne sa position normale.

Les communications figurées par de gros traits correspondent au trajet du courant inducteur ; elles doivent être faites avec du fil de 2millimètres carrés de section au moins, bien isolé. Les traits ponctués indiquent les communications avec le condensateur.

Dans le cas où la bobine possède un trembleur, la disposition des circuits est la même, mais les connexions précédentes sont déjà établies dans le socle

de la bobine. Il suffit alors de relier les deux bornes

de l'interrupteur à mercure aux deux pièces qui constituent le trembleur, et d’immobiliser ce dernier pour qu'il ne ferme pas le circuit. On détermine ensuite dans quel sens il faut faire passer le courant,

cela une fois pour toutes.

INTERRUPTEUR VILLARD GRAND MODÈLE POUR COURANT CONTINU 110 vozrs.

Cet interrupteur est destiné à fonctionner directement sur la distribution à 110 volts des secteurs à courant continu (fig. 13).

La pièce principale est un diapason A dont le mouvement est entretenu électriquement par un électro E dans lequel passe une dérivation du courant à 110 volts. La rupture se fait dans un godet à

mercure, comme dans le modèle précédent.

Fi. 13. — Interrupteur Villard (grand modèle).

Montage et Fonctionnement.

On attache deux fils fins aux bornes du secteur

d’une part, et d'autre part à la borne A et à celle située sur le dessin derrière l’électro.

Le courant du secteur est amené par du gros fil à la borne B de gauche. La borne B de droite (près du pot) est reliée à une borne du primaire de la bobine, l’autre borne du primaire étant reliée au secteur. (Voir schéma fig. 12).

On peut interposer un rhéostat et un ampèremètre sur le circuit principal. Mais on ne doit pas introduire de résistance sur le circuit dérivé des bobines de l'électro, qui doivent marcher sous la différence de potentiel totale du secteur.

Pour mettre en marche, on rompt le contact I à l’aide de la vis V ; puis on le rétablit doucement. Le diapason commence à vibrer (au besoin on lui donne avec la main une première impulsion). On règle lentement l'amplitude de la vibration avec la vis. Une fois le réglage obtenu, il se maintient indé-

finiment.

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