ZONE
la température ambiante n’en altère pas du tout le fonctionnement.
Le condensateur est séparé. La capacité d’un condensateur devant augmenter avec l’intensité du courant donné au primaire et au contraire diminuer quand la vitesse augmente. Tous les condensateurs avec transformateurs puissants sont réglables. Ils sont composés de 100 feuilles (ayant à peu près 7 dixièmes de microfarade de capacité). Le minimum est de 30 feuilles et l’on peut, avec trois fiches seulement, aller de 30 à 10 feuilles par dix feuilles
(c’est-à-dire par 7 microfarades).
Fig, 17. — Transformateur de Rochefort,
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Sources d'énergie électrique pouvant actionner les
transformateurs Rochefort.
On peut actionner les transformateurs Rochefort par celle des sources suivantes que l’on a à sa disposition ou que l’on préfère:
1° Le mode le plus simple, quand il est possible, est l'emploi du courant continu à 110 volts des secteurs de ville. Un rhéostat spécial permet la marche directe des interrupteurs et transformateurs sur les secteurs placés dans ces conditions;
2° Les accumulateurs, que l’on fait recharger à l’usine d’électricité la plus voisine, constituent une source très bonne et très constante.
Dans les installations fixes, on emploiera des accumulateurs de grande capacité : 100 ampèresheure, au moins; pour les opérations en ville, le praticien se munira d’accumulateurs légers, de faible capacité et grand débit: 30 ampères-heure, par exemple.
3° Quand on est éloigné des usines d'électricité, on pourra employer directement la pile au bichromate de potasse, dite à treuil ;
4° On peut encore employer une dynamo productrice de courant actionné soit par le courant alternatif à 118 volts, d’une distribution alternative, soit par un petit moteur approprié, à eau, à pétrole, à
gaz, à air comprimé, etc., etc.
Transformateur à circuit magnétique fermé. — Le transformateur est excitable directement par le courant alternatif. Il reçoit le courant à 110 volts et le rend à 60.000 volts. Celui que construit la maison Gaiffe possède un système de capacités et de résistances liquides et le tout est enfermé dans un appareil complètement clos qui permet d’éviter tout accident. Cet appareil supprime l'interrupteur.
Mais il donne un courant qui change alternativement de polarité, deux soupapes de Villard mises en tension permettent de ne laisser passer qu’une
des ondes.
Organes accessoires.
Soupape de Villard. — C'est une ampoule (fig. 18)
à vide ayant la forme d’une poire dont la petite extré-
Fig. 18. — Soupape de Villard.
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mité serait exagérément allongée et étroite. Une électrode à large surface, enroulée en spirale, s’avance dans la partie large de l’ampoule. Une autre électrode étroite et courte occupe l'extrémité de la partie tubulée ci-dessus décrite. Cette ampoule constitue une résistance au passage du courant. Comme toutes les résistances elle est franchie plus facilement par les courants directs que par les courants inverses. De plus, d’après Villard, si l’électrode large est cathode, l’ampoule offre une très faible résistance au passage du courant électrique; si l’électrode étroite est cathode, la résistance de l’ampoule devient très grande.
L’ampoule est placée en série de telle sorte que l’electrode large devient cathode pour le courant direct, qui passe seul.
Elle est munie d’un osmo-régulateur qui permet de la ramollir (Voir le tableau d'assemblage à la page 24).
Cet appareil est utile pour les installations où on utilise pour la production des rayons de Ræntgen des courants alternatifs : bobine d’induction, transformateurs.
Dans ce cas l’ampoule radiogène peut à, certains moments,être traversée par les deux courants.(Nous disons à certains moments car, en réalité, il n'y a en général, que le courant direct c’est-à-dire de mème sens que le courant inducteur qui la traverse ; la
résistance de l’ampoule s’opposant au courant indirect beaucoup moins fort).
L'’ampoule serait vite hors d'usage si elle se trouvait fréquemment traversée par les deux courants : l’une et l’autre éléctrode devenant tour à tour foyer d'émission des rayons de Rœntgen, il se dépose sur la paroi interne de l’ampoule une couche métallique, M. le D’ Béclère conseille fortement l'usage de la soupape de Villard sur toutes installations où on emploie une ampoule molle comme il est d'usage en bonne radiothérapie.
Spintermètre Béclère. — Permet d'apprécier le degré de pénétration des rayons fournis par une ampoule, en indiquant à chaque instant la valeur approximative de la résistance qu’elle oppose au passage du courant. Il se compose d’une tige métallique munie d'un manche en ébonite. Cette tige peut glisser dans une coulisse supportée par un pied isolant ; elle se termine par une boule qu’on rapproche à volonté d’une autre boule fixe, montée également sur un pied isolant.La boule fixe et la coulisse sont introduites dans le cireuit, étant reliées chacune, d'une part à l’une des électrodes de l’ampoule, d’autre part aux pôles de la bobine.
En rapprochant la boule mobile de la boule fixe, ilarrive un moment où l’étincelle jaillit. C’est qu’alors la résistance opposée par l’ampoule au passage du
courant est plus considérable que celle de la couche
d'air interposée entre les deux boules, et le courant préfère passer par ce court-circuit. La distance pour laquelle jaillit l’étincelle est d'autant plus grande que l’ampoule est plus résistante. C’est « l’étincelle équivalente ».
Une ampoule produisant des rayons de pénétration voulue, on éloigne la boule mobile du spintermètre juste assez pour que l’étincelle ne jaillisse pas. Dès que la résistance de l’ampoule augmente, le courant passe de préférence entre les deux boules, létincelle jaillit : on est averti qu'il faut chauffer
l’osmo-régulateur.