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demi-degrés ; il y a alors vingt-quatre secteurs ne différant entre eux que par un demi-millimètre d'épaisseur.
Cryptoradiomètre de Wehnelt. — Se compose essentiellement d’un corps de lunette carrée. Le fond est formé par une plaque métallique présentant au centre une fente de 3 centimètres de hauteur sur un demi-centimètre de largeur.
Devant elle se déplacent à l’aide d’une crémaillère deux lames contiguës : l’une d'argent, d'épaisseur uniforme, l’autre d'aluminium, dont l’épaisseur eroît régulièrement.
À l’intérieur de la lunette se trouve un écran au platino-cyanure.
Quand l’orifice de la lunette est dirigé vers les radiations à examiner, la teinte de l'écran ne change
pas en face de la lame d'argent; elle varie en regard de
mor
l'aluminium selon l'épaisseur traversée. A l’aide de la crémaillère on déplace l’aluminium jusqu'à ce qu’il donne la même teinte que l'argent ; à ce moment on lit sur l'échelle le chiffre vis-à-vis duquel se trouve
l'indice.
Quantité.
Pour des rayons de pénétration donnée, le degré de la réaction dépend essentiellement de la quantité de rayons absorbée par la peau. (Loi de Kienbock).
Quand la tension du courant augmente, Le vide restant le même, les rayons émis sont plus pénétrants, mais surtout beaucoup plus nombreux. De plus, l'apparition de ces rayons très pénétranis révélés par le radiochromomètre de Benoist n'implique pas la disparition des rayons moins pénétrants. Il ne faut pas oublier que le radiochromomètre de Benoist indique un maximum.
Ainsi quand la résistance de l’ampoule augmente, les rayons deviennent beaucoup plus pénétrants, mais beaucoup plus rares.
Cela est vrai sur la bobine d’induction, mais exactement le contraire sur machine statique. Quand l'intensité du courant augmente, les radiations deviennent plus pénétrantes et leur quantité aug-
mente dans un rapport encore plus considérable que leur pénétration.
Or, la machine à influence débite d'autant plus que la résistance augmente davantage.
La bobine au contraire ne peut dépasser un certain maximum; quand la résistance devient trop grande, le courant ne passe plus.
C’est pourquoi avec la machine statique on peut obtenir une réaction très marquée quand le radiochromomètre indique des rayons très pénétrants.
Comme pour la mesure de la qualité, nous avons pour la quantité des moyens indirects et directs.
Parmi les premiers, le plus parfait est le
I.— Milliampèremètre de Gaiffe.— C’est un appareil à aimant normal du type Meylan-d’Arsonval. Il est très sensible et indépendant de tout appareillage.
On le place en l'endroit du circuit secondaire où il est le plus facile de l’observer : sa lecture donne à chaque instant l'intensité du courant qui traverse le tube.
Supposons que l’intensité augmente, l’aiguille du milliampèremètre se déplacera vers un chiffre plus fort, par exemple de la deuxième à la troisième division. Les radiations émises n’auront plus le même degré de pénétration, mais leur quantité sera bien plus grande.
En effet si, à l’aide de l’osmo-régulateur et du radiochromomètre, on ramène l’ampoule à donner des rayons de même qualité que précédemment, l’ai-
guille de l’appareil retournera un peu en arrière,
mie
mais ne reprendra pas sa position première. Elle en occupera une intermédiaire s’arrêtant par exemple en 2,5 ce qui indique que la qualité de rayons a augmenté dans le rapport de 2 à 2,5.
Donc, quand on conserve aux rayons la même pénétration, les variations du milliampèremètre en indiquant les variations d'intensité rendent compte en mème temps de l'augmentation ou de la diminu-
tion dans la quantité de rayons produits.
Si l'appareil de Gaiffe est employé avec un appareil qui permette de maintenir à peu près invariables les constantes électriques au primaire et par suite l'intensité, tel le transformateur à circuit magnétique fermé, les déplacements de l'aiguille ne peuvent produire que des variations dans la résistance
de l’ampoule qu'elles mesurent par conséquent.
Dans certaines conditions, il sera donc facile de maintenir aux rayons toujours la même pénétration, en agissant sur l’osmo-régulateur dans un sens ou dans l’autre, suivant que l’aiguille passera à droite ou à gauche de sa position primitive.
Le milliampèremètre de Gaiffe mesure done à la fois la quantité et la qualité des radiations.
IL. — Moyens directs. — Nous avons des moyens de mesurer directement la quantité de rayons X absorbée par la peau dans la région exposée.
Citons le chromoradiomètre de Holzknecht, je
AE radiomètre de Freund, celui de Sabouraud et Noiré, et le quantitomètre de Kienbôck.
Dans chacun de ces appareils, un réactif est placé tout au voisinage de la région à traiter ; il prend une certaine coloration sous l’influence des rayons de Rœntgen. En le comparant aux réactifs déjà colorés qui constituent l'échelle graduée correspondante, il est facile d'arrêter la séance quand on a fait absorber la quantité de rayons nécessaires pour le résultat thérapeutique qu’on se propose.
Chromoradiomètre de Holzknecht. — Construit à la suite des travaux de Goldstein. D’après celui-ci les rayons cathodiques ont la propriété de colorer certains sels et ces colorations disparaissent ensuite par l’exposition à la lumière du jour ou à une température élevée.
Comme l’affirmait Goldstein, les rayons de Ræœntgen ont la même propriété, et de plus, la coloration qu'ils déterminent pénètre toute l'épaisseur de la couche saline qui leur est offerte, et pour une même épaisseur l'intensité de la coloration est proportionnelle à la quantité de rayons absorbés.
En 1902, Holzknecht découvrit une solution saline capable de prendre une intensité de coloration proportionnelle à la quantité de rayons X absorbée, et de la conserver à la lumière du jour.
Ces sels colorables qui constituent le réactif sont
incorporés dans une substance transparente et con-
tenus dans un petit godet. Ce godet placé sur lapeau du patient, tout au voisinage de la région à traiter reçoit et absorbe la même quantité de rayons. Il peut être comparé de temps en temps à celui des godets de l'échelle dont on veut atteindre la coloration et par suite la quantité de la radiation absorbée.
L'inventeur a construit une échelle comprenant douze godeis ; en face de chacun un chiffre indique la quantité de rayons absorbés en unités H (cette unité choisie par l’auteur n’a pas été définie).
L’échelle va de 3 H. à 24 H. La coloration des sels est d’un bleu verdâtre, d'intensité croissante. On cherche à obtenir la coloration désirée en une ou plusieurs séances suivant la méthode employée. Si l’on doit attendre une séance nouvelle, il faut conserver la pastille dans l'obscurité.
Grâce à son radiochromomètre, Holzknecht a pu déterminer les quantités les plus favorables à faire absorber dans certaines affections de la peau, suivant l’âge, le sexe et la région à traiter.
Il a fournià tous ceux qui veulent faire de la radiothérapie, le moyen de se placer exactement dans les mêmes conditions et de profiter de l'expérience acquise par d’autres praticiens.
On lui reproche d’être très cher et d’être sujet à quelques erreurs, en ce sens que le virage de la pastille peut continuer un certain temps après qu’on a
cessé l’exposition.
Quand on dispose d’une installation, on peut chercher la quantité d’H absorbée dans des temps donnés et pour certaines distances de l’ampoule à la peau, on en dresse une table et en s’assurant de temps en temps que les chiffres n’ont pas varié, on peut arriver à des opérations très précises en économisant les pastilles d’Holzknecht.
Radiomètre de Freund. — Ici, c’est une solution à 2 pour 100 d'iodoforme pur dans le chloroforme qui est exposée à l’action des rayons de Rœntgen.
La solution change de couleur par suite de la mise en liberté d’iode.
Ce réactif serait beaucoup plus sensible que le précédent. La solution conserverait sa coloration normale pendant quarante-huit heures. Mais il a le grave inconvénient d’être très sensible à la lumière du jour.
Radiomètre de Sabouraud et Noiré. — Est peu coûteux et à la portée de tous.
Le réactif employé est le papier au platino-cyanure de baryum. Ce papier vire d'autant plus qu'il reçoit plus de rayons X.
La teinte obtenue est comparée à une teinte fixe aquarellée.
Autrefois l’échelle comprenait trois teintes :
1° Celle du papier au platino-cyanure de baryum
non viré.
9 La teinte correspondant à 4 H Holzknecht,