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I. — Qualité

En général, il faut employer des rayons corres-

pondant aux n* 8 ou 10 du radiochromomètre de Benoist. Dans ce cas, les réactions inflammatoires de la peau seront plus sûrement évitées étant donné le pouvoir de pénétration des rayons, ceux absorbés par la peau étant en quantité minime.

Mais s’il s’agit de lésions superficielles, des radiations telles que celles que nous venons d'indiquer seraient sans effet puisqu'elles n’agiraient que dans les parties profondes de la région. Il faut alors employer des rayons n* 2 ou 3 du radiochromomètre de Benoist.

Nous avons considéré jusqu’à présent des radiations émanant d'une ampoule et ayant toutes le même pouvoir de pénétration. En réalité il n’en est pas ainsi, les rayons émanant d’une ampoule appartiennent à tous les degrés, le radiochromomètre indique surtout le degré de pénétration maxima.

Les rayons les moins pénétrants étant les plus dangereux pour la peau, on a réussi à les éliminer en plaçant sur la région à traiter une simple feuille de papier ou une feuille d’aluminium de faible épaisseur. Le professeur Perthes (de Leipzig) a étudié la transparence des tissus pour les rayons pénétrants : et c’est à son travail que nous empruntons les considérations suivantes :

Travaux de Perthes : Transparence des tissus. — L'action des rayons de Rœntgen peut atteindre des

tissus profonds, tels que l’épithélium germinatif des

testicules, le tissu lymphoïde des ganglions et de la rate, avant de déterminer aucune réaction du côté de la peau.

Deux facteurs font décroître l'intensité du rayonnement à mesure qu’on le considère à une plus grande profondeur du corps humain :

4 L’éloignement croissant de la source des rayons;

2° L’absorption par les milieux traversés.

L'intensité est inversement proportionnelle au carré de la distance de l’anticathode à la peau. En examinant la courbe calculée d’après cette loi on voit que la décroissance est rapide pour les petites distances et qu’elle est bien moins accentuée à partir de 30 centimètres.

Quant à labsorption par les tissus du corps humain, la question n’a pas été beaucoup étudiée.

La transparence des divers tissus aux rayons X est très variable selon le degré de pénétration des rayons considérés.

Perthes compare la transparence des tissus à celle de l’eau ou de l'aluminium, corps dont la transparence est connue ou facile à déterminer. Mais les épaisseurs de ces deux substances équivalentes pour un état donné de l’ampoule, cessent de s’équivaloir pour des duretés différentes.

Pour ces recherches, l’eau est contenue dans des caisses en papier paraffiné qu’on éclaire par en des-

sous. Si on maintient la main au-dessus d’un tel réci-

pient plein d’eau, on voit sur l'ombre de l’eau celles des parties molles de la main. Si on plonge la main dans l’eau, l'ombre des parties molles disparaît, on ne voit que celle du squelette,

D'une série d’essais faits avec différents tissus, Perthes tire la conclusion suivante : « Les diverses parties molles du corps humain, à l’exception des tissus moins denses que l’eau (graisse et poumons) ont une Rœntgénoperméabilité à peine supérieure à celle de l’eau. »

Perthes, modifiant la technique de Rœntgen s’est servi de la fluoroscopie pour déterminer les intensités radiantes aux divers points d’une coupe du corps humain.

Pour 7 à 10 centimètres de longueur d’étincelle, l'intensité du rayonnement à travers les tissus

devient.

A 1 centimètre de profondeur. 50,60 0/0 À 2 centimètres — 39,49 0/0 À 3 centimètres — 20,30 0/0

Avec des tubes durs, la décroissance est moins rapide. On peut augmenter la « portée » du rayonnement en le « filtrant >» au sortir de l’ampoule, par une lame d’aluminium de 1 centimètre. La décroissance est alors moins rapide, l'intensité totale étant

naturellement abaissée. :

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