PRET E
ponétions lombaires. Nous ne voulons pas discuter ici de l'inocuité ou des dangers qu’elles peuvent offrir, mais il nous faut cependant dire que ces ponctions lombaires ne doivent être pratiquées que par des mains expertes, et suivant des règles strictement observées : «Le malade, placé dans la position horizontale, en ayant soin d’évacuer très lentement le liquide, en interrompant l’écoulement s’il est trop rapide, et de n’en retirer qu'une petite quantité à la fois », car c’est ainsi seulement qu'elles peuvent être faites sans danger.
Ces moyens n’aboutissant pas si : « l'œdème papillairé s'associe à d’autrés troubles graves, tels qu'une céphalée intense, des vomissements répétés, de l’obnubilation intellectuelle, » le moment est venu d’intervenir chirurgicaleméent et sans plus tarder.
De ces notions se dégage ce fait, que le moment d’intervenir est dicté par la diminution de l’acuité visuelle, dont on devra faire de fréquentes mensurations, Car c'est d'elle que dépend l'indication formelle.
Mais le cas se complique encore, quand st amené au chirurgien un malade présentant déjà des troubles graves, et n'ayant subi ni traitement mereuriel ni ponctions lombaires, traitéments que nôus pouvons qualifier dû nom de traitements d’épreuve. M. Babinski envisage ce cas; il conseille alors de pratiquer une ponction lombaire et de rechercher la réaction de Wassermann. Si, dit-il, le résultat est positif, le traitement antisyphilitique s'impose à la condition toutefois de surveiller
l’acuité visuelle et de guetter ses moindres modifications
mn
se tenant'prêt à intervenir si la diminution semble s’accentuer et surtout si l’'aggravation estrapide, même avant d’avoir pu conclure au sujet de l'efficacité des autres traitements. L'évolution de la névrite œdémateuse, en effet, si elle peut être très lente, comme nous l’avons signalé d'autre part, peut aussi mener à la cécité en quelques semaines sans que le traitement spécifique puisse l’arréter dans son cours, et M. de Martel nous faisait remarquer dernièrement qu’elle diminue parfois par bonds, et nous citait le cas d’un malade qui, examiné à Marseille, présentait une acuité visuelle de 7/10 examiné à Paris 3 jours après, ne présentait plus qu’une acuité de 4/10. ‘
Enfin, il est des cas où le malade qui n’a subi aucun traitement préalable, présente déjà au moment où on
l'examine une acuité visuelle très réduite ; la craniec-
tomie constitue alors une véritable opération d'urgence
qu'il faut pratiquer d'emblée sans s’attarder à d’autres traitements.
Nous avons voulu résumer ici ces considérations générales pour que notre thèse ne soit pas seulement un aride exposé de procédés opératoires et qu'on y puisse trouver tous les éléments importants nécessaires à posséder, si l’on veut suivre le conseil de M. Babinski: « il faut se mettre en mesure de tirer de la Trépanation décompressive tous les avantages qu'elle est capable de fournir. » Nous avons laissé entrevoir quand il fallait opérer et dans quelles conditions il fallait le faire ; nous
pouvons donc maintenant aborder notre sujet véritable
Re
et décrire les différentes techniques opératoires que l’on peut suivre avec les résultats qu'elles sont susceptibles de donner, car nous estimons, avec M. Lecène, que dans les succès remportés par la craniectomie: « il y a une question de technique qui joue un rôle essentiel et l'expérience personnelle du chirurgien améliore gran-
dement le pronostic de l'opération. »
FA =. “ re s s