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donner; nous ne voulions pas revenir sur les indications de la crâniectomie décompressive déjà formulées de façon très complète dans la thèse de Trocmé; mais il nous faut bien cependant, avant d’aborder le véritable sujet qui nous intéresse, mettre en lumière un fait important qui justifiera notre souci de montrer à quelle mise au point en est arrivée la technique chirurgicale actuelle.
H n’est pas douteux, en effet, que depuis un an déjà le champ de cés indications se soit sensiblement élargi et il paraît bien qu'aujourd'hui on ne soit plus tenu tout à fait à la même réserve : Les perfectionnements de l'intervention s’ajoutant chaque jour les uns aux autres, sont parvenus à atténuer les suites opératoires et à modifier singulièrement des résultats qui pouvaient faire redouter la crâniectomie : Trocmé, par exemple, parle de choc opératoire trop sérieux chez un malade en état de moindre résistance; pour combien de malades cette contrindication (celle qu'il place en tête de toutes) restera-t-elle vraie quand nous aurons dit qu'une trépanation décompressive faite dans des conditions normales, d’après les procédés actuels dure en moyenne de sept à neuf minutes et que la quantité de chloroforme absorbé est minime puisqu'on en cesse l'administration dès les téguments incisés ?
« Les dangers du choc bulbaïre, conséquence possible de l’ébranlement qui peut résulter de toute trépanation » qu'il cite ensuite; s’ils peuvent encore exister, sont, avec
linstrumentation moderne, considérablement diminués.