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lorsqu'elle est suivie de tentatives d'extraction, dit encore M. Babinski, elle est ordinairement efficace et relativement peu dangereuse, quand elle ne vise pas à l'ablation du néoplasme et qu’elle se borne à une action décompressive. »
Il ne faudrait pas, de là, conclure que l'extraction d’une tumeur cérébrale ne doive jamais être tentée, ce n’est pas là, du reste, la pensée de l'auteur, car elle a dans certains cas, donné des résultats remarquables ; malheureusement, elle n’est praticable, avec chances de succès, que dans des cas rares et encore faudrait-il, comme nous aurons l’occasion de le dire, ne la tenter peut-être que dans un second temps, 8-10 jours après crâniectomie purement décompressive ; c’est pourquoi c'est à cette dernière seulement que nous voulons consacrer notre thèse.
Pratiquer la décompression, c’est, en effet, mettre fin à la céphalée ou du moins l’atténuer, c'est mettre fin aux vomissements et aux troubles mentaux; C’est enfin et surtout enrayer la cécité dans sa marche, tous symptômes révélateurs d’une tumeur cérébrale et en tous cas, facteurs essentiels de ce que nous avons appelé le syndrôme d’hypertension intracrânienne.
Et voilà résumées en trois phrases toutes les principales indications de la trépanation décompressive : on trépanera pour remédier à une céphalée intense et rebelle, à des troubles mentaux qui progressent, à des vomissements qui se répètent ou enfin à la cécité qui
s’installe.
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