LEURS AVANTAGES ET LEURS INCONVÉNIENTS
Nous laissons volontairement de côté les substances expérimentales utilisées uniquement sur l’animal et le cadavre, pour envisager l’étude des substances radio-opaques dites « de pratique courante » utilisées sur le vivant.
a) Les corps thoriés. : L
Ils sont représentés par le Thorotrast. C’est une suspension colloïdale d’une dioxyde de thorium, présentée en solution à 35 % et 50 % par les Allemands et en solution à 25 % par les Américains.
Ce produit, quoique presque complètement abandonné en France, acependant été utilisé ces dernières années par SERVELLE pour les phlébographies dans les phlébites aiguës. Il est encore utilisé couramment dans certains pays étrangers, en particulier en Allemagne.
Ce produit a l'avantage d’ être très opaque et re d'être parfaitement toléré par les veines et de n'être pas spasmogène. Il a cependant le sérieux inconvénient d’être radioactif et de se fixer électivement sur le système réticulo-endothélial.
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De plus, si, par erreur de technique, le produit se répand dans le tissu cellulaire sous-cutané, il peut provoquer des infiltrations persistantes auxquelles on a donné le nom de thorotrastomes.
Nous présentons ci-dessous les radiographies d’un malade sur lequel fut faite, il y a dix ans, une artériographie du membre inférieur D, une partie de l'injection ayant été faite dans le tissu cellulaire sous-cutané de la cuisse par suite d’une erreur technique et ayant provoqué l’apparition d’un thorotrastome (fig. 4) ; L'autre partie de l'injection, normalement effectuée, a amené une fixation élective du produit de contraste dans le foie et la rate (fig. 5). Ces différentes localisations, radiologiquement décelables, ont été découvertes par l'apparition de phénomènes douloureux intenses. Cette observation a été publiée par MM. J. ReBouL et A. CHavoix lors de la dernière séance de la S.E.R.S.0. au mois de décembre 1953 à Toulouse.
b) Les corps organo-iodés.
Ce sont les sulfonates iodés et les pyridonés-iodés.
— 4) Les sulfonates iodés, type Ténébryl sont trop irritantes pour l’endoveine. Le Ténébryl fut utilisé jusqu’à la découverte des pyridonés-iodés ; c’est le di-iodo-méthane sulfonate de mono-éthanolamine, en solution aqueuse ; il est présenté sous forme de Ténébryl 411 à 60 % et de Ténébryl À à 30 % ; B490920 395 9%, D:3.20" 9%;
S'il donne un excellent contraste radiologique, par contre, il provoque souvent des crampes douloureuses, spécialement aux membres inférieurs où la circulation veineuse est plus lente. Ces douleurs peuvent être, dans certains cas, suffisamment pénibles pour nécessiter une anesthésie générale, même si on associe de la novocaïne au produit de contraste. En outre, le Ténébryl risque de provoquer un spasme veineux réflexe, ce qui paraît susceptible de créer une fausse image radiologique et d'accroître les difficultés d'interprétation des clichés.
Le Ténébryl est cependänt encore employé par DucuiIncG et ENJALBERT sous forme de Ténébryl B à 45 % mélangé à de la
novocaïne à 1 %, (25 em® de Ténébryl plus 20 ce. de novocaïne : dans ces conditions on obtient une solution de Ténébryl 25 %, dont l'injection n’est pas douloureuse et est suffisamment opacifiante. Après l'examen, on peut injecter du sérum physiologique pour laver le système veineux.
De même LÉGER et FRiILEUX ont utilisé le Ténébryl à 35 % ou 45 % et injecté à la suite 50 cm de sérum physiologique novocaïné à 1 /500.
— G) Les pyridonés-iodés. — Ils comprennent deux produits absolument similaires, la Diodone et l’'Oparénol.
Leur formule chimique est : Di-iodo- 35 pyridone - Nacétate de Diéthanolamine, en MS aqueuse, présentés sous formes à 35 %, 50 % et 70 % pour la diodone, et à 30 % et 60 % pour Paper La ès en iode pour la substance sèche #i de 49,8 %, ; la solution à 7,8 % est isotonique et le” pH des solutions commerciales est réglé au voisinage de 7,3
La diodone ou l’oparénol sont parfaitement tolérés localement, ils sont indolores, non spasmogènes. Ils ne s’accumulent pas et sont totalement éliminés par les reins dans les heures qui suivent.
Ces deux produits sont les équivalents du vaso-sélectan, de l’umbradyl suédois, du diodrast américain.