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C. — TECHNIQUE RADIOLOGIQUE

Nous ne l’envisagerons que pour la phlébographie du membre inférieur, qui est l’examen le plus souvent pratiqué, les autres phlébographies ne restant que des méthodes d’exception qui ne sont pas encore passées dans la pratique hospitalière courante, tant à cause des difficultés techniques qu’elles entraînent que de la rareté relative des manifestations pathologiques à leur niveau par rapport à celles des membres inférieurs.

La cuisse et la jambe sont des segments relativement peu épais et ne nécessitent pas l'emploi d’une grille anti-diffusante. Il en est de même du bras et de l’avant-bras. L'emploi d’une grille est indispensable pour l’étude des veines du bassin.

a) Le premier écueil technique à éviter consiste à compenser l'augmentation progressive de volume du membre inférieur de la jambe à la cuisse :

— La première solution est d'augmenter la distance foyerfilm. Malheureusement, l'effet n'en est sensible qu’à partir d’une distance de deux mètres.

Pour notre paït, le tube de rayons X est situé à°1 m. 85 du plan du sélecteur, ce qui est encore insuffisant, aussi employons-nous la deuxième solution qui est :

— L'adjonction de filtres métalliques dégressifs destinés à égaliser le rayonnement en fonction de l'épaisseur des segments du membre à traverser. =

— La troisième solution consiste à placer le malade sur un plan incliné, la portion supérieure du membre étant plus rapprochée du foyer du tube et recevant ainsi une dose de rayonnement direct plus importante. Malheureusement, un résultat appréciable ne peut être acquis qu’en pratiquant une forte inclinaison susceptible de. fausser l'interprétation des phlébogrammes. | DE

b) La deuxième difficulté réside dans le rythme de prise des clichés en série.

Il n’est pas nécessaire pour une phlébographie de prendre de nombreux clichés dans un temps court. Des intervalles de 3 à 4 secondes sont suffisants.

Personnellement, nous nous basons non pas tellement sur le temps séparant la-prise des clichés que sur la quantité de produit opaque injectée sous une pression constante.

c) Sélecteurs. —— Le plus connu, celui que nous employons, est le sélecteur de G. BonNTE.

Les clichés obtenus ont un format de 1 m. x O m. 15, dimensions suffisantes pour avoir l’image entière du membre inférieur et à plus forte raison du membre supérieur.

Le nombre des clichés peut atteindre six. En pratique, nous estimons que quatre phlébogrammes de l’ensemble du membre inférieur sont suffisants pour se faire une idée de l’état de la circulation de retour.

La table est basse, ce qui permet une grande distance foyerfilm (minimum nécessaire 1 m. 50 pour avoir l’ensemble du membre inférieur). Les six cassettes sont disposées suivant les six côtés d’un prisme hexagonal tournant autour de son grand axe sous une fenêtre de dimensions correspondantes aménagée dans la table plombée.

La manœuvre de va-et-vient d’un levier assure la permutation d’une cassette par la suivante, ainsi que le déclenchement de la graphie. Chaque cassette est garnie de deux films 15 x 40 et d’un film 15 x 20. Après développement,

ces trois fragments sont mis bout à bout. et réunis par une bande adhésive transparente.

La table de BoNTE est complétée par une table allonge spéciale qui supporte le buste du sujet examiné.

— Le sélecteur de J. AuBErT et H. REBouL est constitué par un solide bâti d'acier, monté sur roulements, haut de 0 m. 60, long de 1 m. 20 et large de 90 em. environ. Il contient trois cassettes de 1 m. 20 x O0 m. 40 garnies chacune de quatre films 30 X 40 disposés bout à bout dans le sens de la largeur. Ce sélecteur permet de prendre également six clichés.

Son avantage réside essentiellement dans la possibilité d'utilisation en une seule fois de la largeur des films 30 x 40. Ceci a de valeur pour les aortographies et les phlébographies pelviennes, mais n’est pas d’un grand intérêt pour les phlébographies des membres supérieur et inférieur.

— Le sélecteur de THOYER-RoOZAT et J. PICQUET est actuellement en voie de réalisation. |

d) Les constantes radiologiques. Elles sont essentiellement variables avec l’appareil dont on dispose. En ce qui concerne temps de pose et pénétration, les meilleures constantes sont les constantes « squelettiques » qui montrent la trabéculation osseuse. PL: RE Pre à ART

Il est bon d’employer des tubes à foyer aussi fin, afin d’augmenter la qualité des images vasculaires.

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