‹ Techniques, indications et résultats de la PhlébographieChapitre 8 sur 51 · IT. — HISTORIQUE · texte numérisé non relu

IT. — HISTORIQUE

Loin d’appartenir au domaine des réalisations courantes, dès que son idée fut lancée et dès que ses principes généraux furent édifiés après la mise au point de produits de contraste

facilement tolérables par le système circulatoire, la phlébographie fut longtemps considérée comme un examen mineur.

Elle subit un essor moindre que l’artériographie, ceci étant . dû, comme l’ont montré BonTE et CORDIER :

— D'une part, à la difficulté d'interprétation des phlébogrammes venant en grande partie de l’extrême variabilité des réseaux veineux normaux et de leurs anastomoses chez les différents sujets ;

— D'autre part, du peu d'intérêt qu’on avait accordé aux veines et à leur pathologie avant que la phlébographie ne devienne le premier temps indispensable de la chirurgie des phlébites et de leurs séquelles, de la chirurgie des varices et des ulcères de jambe.

Les premiers auteurs à qui revient l’honneur d’avoir conçu l’idée de la phlébographie furent :

Ducuinc qui, dès 1907, signale que l'injection intra-veineuse d'huile camphrée ne comporte aucun danger.

SCHEFELMANN qui, en 1910, tente d’opacifier in vivo les vaisseaux de l’homme à l’aide d’une solution de calcium et de sodium.

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Franck ALWEN qui, à la même époque, obtient chez l'animal de bonnes images avec une solution huileuse émulsionnée, mais provoque des embolies mortelles.

Fiscuer et Scamirr, enfin, qui, en 1921, publient quelques phlébographies, difficilement interprétables toutefois, obtenues à la suite d’injections d'huile d'olive et d'huile camphrée.

Les premiers résultats satisfaisants furent obtenus en 1922, par BERBERICH et Hirscx grâce à la mise au point du lipiodol par SicaARD et FORESTIER, mais les images obtenues étaient incomplètes et mal contrastées.

En 1927, Leriche montra l'intérêt chirurgical considérable de la phlébographie comme moyen de détection du lieu de l’oblitération veineuse, cependant que, la même année, DUucuING publia un recueil intitulé : Phlébites, thromboses, embolies postpére es el phlébographies expérimentales.

- En 1930, DEMEL, SGALITZER et KELLERT nn la phlébographie en circulation libre chez l'homme, cependant que WoHLEDEN, VEAL, MAC FERTRIDGE obtenaient des phlébographies du membre supérieur à l’occasion de l'injection du produit de contraste dans les urographies intra-veineuses, ce qui devait les amener à vulgariser la technique et leur permettre de publier deux années plus tard, deux images de thrombose de la veine sous-clavière.

En 1932, BarpEr et ORLEY étudient l'aspect phlébographique des territoires variqueux et la même année R. Dos SANTOS publie la première phlébographie de la veine cave inférieure.

Les résultats de la phlébographie furent facilités par l'emploi, dès 1955, de l’urosélectan et surtout du pérabrodil, corps sans action nuisible sur l’endovine et l’organisme et donnant des contrastes très satisfaisants.

Mais l'honneur d’avoir vulgarisé la phlébographie en codifiant ses principes, ses indications, et en publiant ses premiers résultats tangibles, revient indiscutablement à Joas Cip Dos

SANTOS qui, en 1938, au Congrès international de Chirurgie de Londres, définit ainsi le but de l’examen auquel son nom doit rester attaché : « Obtenir l'aspect anatomique et physiologique de la circulation veineuse, puis les aspects anatomo-patholo-. giques de cette circulation. »

Dès lors, la phlébographie, jusque-là méthode d'exception, va devenir un examen courant, de nombreux auteurs apportant les résultats de leurs travaux.

Il s’agit tout d’abord de VAN DE MAELE, qui publie devant l'Académie royale de Médecine de Belgique, en 1939, un rapport sur la phlébographie du membre supérieur.

Puis il convient de citer DouGHERTY et HoMans en Amérique, BAUER en Suède qui, le premier, étudie la phlébographie dans les thromboses, MARTORELL en Espagne, cependant qu’en France OLIVIER, LERICHE et SERVELLE publient, en 1943, leurs résultats sur le siège de l’oblitération dans les thromboses et que SERVELLE, en 1944, met au point son atlas de veinographie.

VANDECASTEELE (Lille) et FONTAINE (Strasbourg) contribuent à la même époque à la diffusion de la méthode.

WaALLDEN, en 1944, aurait pratiqué la première phlébographie par voie transosseuse.

SERVELLE, en 1946, étudie les voies de suppléance en cas de phlébite.

DE LA PENA, à la même époque, découvre la phlébographie pelvienne par injection dans la veine dorsale de la verge et DRrAsSsNAR par injection transpubienne.

GENESTAL, à Toulouse, en 1948, publie une mise au point des travaux antérieurs.

LÉGER et FriLeux publient leurs travaux en 1949, date qui semble montrer un nouveau tournant dans l'étude des phlébites. En effet, c’est à partir de cette année-là que se sont multipliées les publications et que se sont fait jour la plupart des techniques que nous étudierons dans le chapitre qui leur sera consacré.

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Toutefois, autant par l'importance de leurs travaux que par les résultats obtenus, des auteurs comme LÉGER, MALLET- Guy, Orivier, DucuiNG, Nocr et LANGERON, SOHIER et THÉVENIN en France, DE La PEN4, R. et J. Dos SanrTos, BAUER, HUDSON, HUSSEY et STARKLOFF à l’étranger, méritent d’être cités parmi ceux qui ont le plus contribué à faire de la phlébographie un examen courant facilement interprétable.

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