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6° Les épingles fabriquees de différentes longueurs peuvent servir pour toutes les plaies. Si on redoute que les extrémités pointues ne causent des blessures, on peut y fixer des protège-pointes d’épingles à chapeau de femme ou alors les sectionner ;

7° Elles peuvent servir plusieurs fois après stérilisation. Elles permettent de fixer un pansement solide et facile à enlever;

8 Enfin le prix de revient de cet appareil est minime puisqu'il peut être utilisé pour plusieurs sutures.

Ce système trouvera de nombreuses applications. Nous pensons qu'il sera très utile pour arrêter une hémorragie d'un gros vaisseau lésé alors qu'il est toujours délicat de placer une épingle ordinaire et un fil au milieu du flux sanguin. Nous supposons son application dans la suture vulvaire, en plaçant des protège-pointes à l'extrémité pointue des épingles. Ne pourra-t-on pas l'essayer dans l’autoplastie du genou et ne plus avoir la surprise de voir les points de suture se rompre quand on relève l'animal après l'opération ? Disons qu'il aura son emploi dans les cas où l’on désirera une suture vraiment solide et rapide à exécuter (La photographie représente une suture après ablation d’un cor volumineux sur le dos d’un cheval. La plaie opératoire a une longueur de 8 centimètres. L'opération a été faite debout après injection de cocaïne. La guérison est survenue rapidement.)

TRAITEMENT DES PLAIES CUTANÉES ORDINAIRES ET PRINCIPALEMENT DES PLAIES ANCIENNES, ATONES, PAR LES SCARIFICATIONS.

Les méthodes employées pour traiter les plaies cutanées sont fort nombreuses. Celle que nous exposons relève plutôt de la chirurgie ; elle s'applique indifféremment aux plaies ordinaires en voie de réparation et mieux encore à celles qui sont rebelles à tout traitement, depuis les solutions antiseptiques, les révulsifs (vésicatoire, sinapisme, essence de thérébenthine, cure solaire, douches d’air chaud, compresses : chaudes, etc.) jusqu’à la cautérisation très légère en surface,

ou en pointes fines pénétrantes. Lorsque les résultats attendus ont demandé des semaines, parfois des mois, le praticien intervient alors chirurgicalement, pratique l’excision destissus inertes et réalise une plaie nouvelle plus active. Bien souvent aussi, en désespoir de cause, il s’en rapporte aux deux facteurs : la nature et le temps.

En présence des résultats que nous avons obtenus et que nous estimons comme très encourageants, quelquefois surprenants, en comparaison des traitements antérieurs, il nous semble utile de faire connaître cette méthode. Elle consiste à pratiquer des scarifications très fines dans les tissus de néoformation de la périphérie des plaies. Elle apporte une force très active et certaine aux deux facteurs qui président à la réparation de ces dernières : le processus de contraction et l’épidermisation.

La remarque que nous avions faite depuis longtemps sur la

LPO AGREE

nouvelle activité quenous provoquions lorsque nous donnions des coups de bistouri dans une plaie, en traitement depuis un certain temps, nous a poussé à rechercher les résultats que l’on pourrait obtenir avec des scarifications nombreuses effectuées sur les bords d’une blessure cutanée. Ils ont été des plus nets et depuis dix mois nous appliquons ce procédé avec le même succès.

Nous constatons des faits et les expliquer nous entraînerait sur le terrain des hypothèses. Ce phénomène d'accélération

de réparation est-il dû à l’hyperhémie nouvelle que l’on provoque et qui active la nutrition des tissus? Se produit-il un choc nerveux qui stimule la vitalité des cellules et leur fait prendre un nouvel essort? Nous supposons que ces réactions dues aux scarifications apporteront un suet inédit à L étude des lois de la cicatrisation.

Instrument. — Il faut que les petites solutions de continuité que l’on effectue sur les bords des plaies soient extrémement fines ; elles ne doivent pas laisser de cicatrices. Pour cela,nous avons recours aux lames de rasoir mécanique, très coupantes et très minces à la fois. Nous les fixons sur un porte-lame de notre fabrication. Chacun pourra en imaginer un ou en trouver dans le commerce.

Technique. — Sa simplicité demande peu d’explications. Après avoir désinfecté la blessure, on pratique de petites incisions sur le pourtour au niveau du liseré cicatriciel, à une distance l’une de l’autre de 3 à 4 millimètres pour les petites plaies et d’un centimètre pour les grandes. La longueur varie également suivant leur étendue; elle est environ de 5 millimètres pour les petites et de 2 centimètres pour les gran- des. Après cette opération,on les recouvre d’un antiseptique incorporé à de la glycérine, ce qui est préférable, parce que le coton du pansement n’adhère pas et ne lèse point la

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