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mince couche de cellules épidermiques produite par l’épidermisation.
Cette méthode est fécondeen résultats quand tout à échoué. Elle procure un moyen rapide et efficace pour activer La vitalité des cellules régénératrices des plaies atones. Elle permettra d’abréger dans beaucoup de cas la durée du traitement et par suite de diminuer l’indisponibilité de l'animal. Elle est précieuse pour les blessures de harnachement qui demandent tant de temps à se réparer et permet ensuite l’utilisation du cheval pour la selle. On pourra avantageusement l'appliquer dans les cas d’une plaie au genou (genou couronné) et réduire au minimum possible la cicatrice qui tare le cheval, Nous écourtons les multiples emplois qu’on pourra en faire.
On peut impunément renouveler les scarifications à quelques jours d'intervalle. Nous recommandons de bien tenir la lame perpendiculairement à la peau.
Les observations très nombreuses que nous pourrions présenter tiendraient trop de place ici. Nous exposerons cependant ce cas qui nous a paru le plus intéressant :
Kairouan, cheval, 14 ans, entré à l'infirmerie le 5 août 1927, porteur d’une plaie sur la croupe ayant comme dimensions : 6 centimètres sur 15. Le cheval a fait une chute sur le sol, a glissé et s’est fait une blessure à quelques centimètres de la base de de la queue, à l’emplacement même d’une ancienne plaie mal cicatrisée, avec une couche épidermique très mince, noirâtre.
Pour abréger, nous disons que du 5 août au 10 novembre nous avons tiré le meilleur parti de tous les moyens thérapeutiques possibles. Curetage, cautérisation, sont restés sans résultat, quand le 10: novembre nous décidons de pratiquer des scarifications sur le pourtour de la plaie. l'eux jours après, notre aide et nous, sommes surpris de constater une réduction des dimensions de la plaie de 2 centimètres environ. Sa vitalité est manifeste, elle a repris une teinte rosée. Nous ne retrouvons pas trace des petites solutions de continuité. En présence de ces résultats nous recom-
ner
mençons de nouvelles scarifications cinq jours après les premières. Dans la suite, nous avons assisté à une réparation presque inespérée, d'autant plus que les tissus avaient été lésés antérieurement.
Cette observation brièvement relatée montre la possibilité de réparer une plaie rebelle à tout traitement. Ce cheval est sorti de l'infirmerie 13 jours après les scarifications, il est resté 10 jours aux indisponibles avant de reprendre son service. Le total des journées de traitement a été de 110. La cicatrice était réduite à peu de chose.
Ce cas justifie le mieux l'efficacité de ce mode de traitement pour la réparation des plaies cutanées atones. Il sera utile pour réveiller l’activité cellulaire des ulcères. Enfin les vétérinaires trouveront en lui un moyen sûr ou efficace pour augmenter la rapidité de réparation des plaies ordipaires et par suite diminuer la durée de l’indisponibilité
de l’animal.