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PINCE CHIRURGICALE

De nombreux vétérinaires éprouvent des difficultés à saisir des tissus épais ou résistants tels que : des parcelles

ne

de corne, des tendons, des ligaments, parfois même la peau, à l'aide des pinces chirurgicales courantes, pinces à deux branches réunies par leur propre ressort (pinces à dents de rats, pinces à dents de souris).

Deux inconvénients se présentent : la torsion des deux branches l’une sur l’autre; la fatigue des doigts, parfois une crampe de la main lorsque le chirurgien s’en sert pendant un temps assez long.

C’est pour remédier à ces deux défauts importants que nous avons apporté une modification qui supprime à la fois l’un et l’autre.

Elle consiste en l'adaptation d’un levier fixé par une articulation à l’une des branches et passant dans une échancrure pratiquée dans l’autre en deux parties : l’une pour guider le corps du levier, l’autre plus large pour laisser pénétrer son articulation quand il est à la fin de sa course.

L’extrémité libre du levier présente un renflement en dos de cuiller, garni de stries, sur lequel s'appuie le pouce.

On comprend de suite avec quelle puissance très grande on peut rapprocher les deux branches. Plus on appuie sur le levier, plus l’effort de pression diminue. La fatigue du pouce est ainsi supprimée. De plus la branche supérieure de la pince guidée jusqu'à la fin de sa course par ce levier se trouve fortement maintenue en position; elle ne peut plus dévier et se croiser avec l’autre branche comme cela arrive trop fréquemment avec les pinces actuelles. L'application de ce simple levier rend la pince très douce, puissante, sûre et pratique. Elle peut être tenue selon les règles de l’art chirurgical ou mieux encore à pleine main.

(Cette pince a été présentée à la Société Centrale aujourd'hui Académie Vétérinaire, par M. le Vétérinaire Inspecteur Barnier. Recueil d’Alfort, février 1914).

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