‹ Techniques Opératoires et Instruments NouveauxChapitre 20 sur 24 · ANS · texte numérisé non relu

ANS

MODÈLE DÉPOSÉ

quels passent des tiges de fer, longues de 13 centimètres, qui constituent les poignées du spéculum.

Chaque branche est confectionnée à l’aide de deux lames de fer soudées. Celles-ci s’écartent l’une de l’autre depuisleur partie coudées jusqu’à leur extrémité supérieure. À Ia termipaison de ces deux bras est fixé l’axe supérieur. L’axe mobile, de même longueur, est rattaché aux bras de chaque branche par l'intermédiaire de deux biellettes qui portent deux articulations. Quand on ferme l'appareil les biellettes viennent se loger entre les bras des branches.

Deux encoches sont pratiquées dans la partie médiane de ces dernières, à la face externe des montants quise rejoignent lors de la fermeture de l'appareil. Elles permettent le passage à une glissière à crochets que l’on place près des poignées afin d'empêcher l’écartement des branches, lorsqu'on examine un cheval en position debout ou bien à l’autre extrémité des montants, si l’on opère un animal en position couchée.

Enfin deux anneaux soudés aux deux bouts de l’axe supérieur peuvent être utilisés pour maintenir le spéculum à l’aide d’une courroie que l’on passe sur la nuque.

Mode d'emploi. — On écarte les deux branches de l'instrument; l’axe mobile se rapproche du fixe. On introduit doucement ceux-ci dans la bouche du cheval et on les pose sur les barres en exécutant un quart de tour vers l'animal. On abaisse ensuite lentement et progressivement les deux branches pour les rapprocher sans brusquerie, en jouant pour ainsi dire avec la bouche du sujet. Celui-ci cède peu à peu, ses mâchoires s’écartent et l’on ferme l'appareil.

Quand les branches sont accolées, ou peut libérer la main droite cn passant la poignée dans la main gauche.

Si on doit introduire le bras pour une intervention on place la glissière, ce qui donne une sécurité plus grande.

Cet instrument, très doux pour la bouche du cheval ou

d'un autre animal, parce qu’il est très mobile, exerce une pression extraordinaire. Il est sûr, pratique pour effectuer un examen rapide, ce qui manquait dans notre arsenal. Il est, en outre, léger et pèse 250 grammes de moins que celui de Rucor. Il est facile à démonter, à nettoyer et même à - stériliser.

Nous pensons qu’il rendra des services au praticien, soit pour examiner rapidement la bouche du cheval, du bœuf, et même du mouton ou du porc en limitant l’écartement des

branches, soit pour pratiquer une opération de longue durée dans cette cavité.

Page 1