NOUVEAU TORD-NEZ
L’instrument de contention appelé tord-nez, dont se servent presque tous les vétérinaires, constitué par une anse de corde passant dans un trou pratiqué à l'extrémité d’un bâton donne-t-il entière satisfaction ? Il présente des inconvénients. Le praticien peut difficilement l’appliquer seul. S'il saisit le nez du cheval pour glisser ensuite la corde, c’est une lutte parfois dangereuse qui s'engage entre lui et J’animal. S'il laisse échapper le tord-nez, le cheval se sentant libre, se débarrasse de l'instrument en secouant la tête et ce dernier peut frapper à la figure celui qui se trouve dans le voisinage.
Celui que nous avons construit est très simple, léger, d’une application sûre, facile et surtout rapide. Il présente le gros avantage de saisir le nez de l'animal par surprise. Au lieu d'empoigner brusquement le bout du nez et de le maintenir serré pendant qu'on glisse la corde, nous recommandons le procédé suivant qui nous donne satisfaction depuis plusieurs années. :
Nous introduisons la main dans la boucle formée par la corde, puis nous glissons le pouce sous la lèvre supérieure | près de la commissure des lèvres. Nous maintenons celle-là | avec les autres doigts libres et nous conduisons la main vers le bout du nez que nous prenons ainsi avec facilité parce qu'ilforme un petit bourrelet. Nous glissons ensuite la corde du tord-nez et nous le tournons rapidement. L'animal est alors surpris, mais en même temps saisi, et réagit peu.
Description. — Au lieu d'un bâton, nous utilisons une
AT
tige de fer cannelée en spirale (fer de drille). À une extrémité se trouve une petite pièce percée de deux trous diamétralement opposés dans lesquels on passe une corde à tord- ‘nez que l’on arrête par deux nœuds à la longueur nécessaire.
L'autre extrémité se termine par une poignée qui en facilite beaucoup le maintien. Le long de la tige, glisse en tournant, une pièce mobile munie de deux petits bras et percée en son centre d’un orifice qui épouse la forme de la tige. Elle sert