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RE LAS

antérieurement par les vésicants et par des feux successifs sans résultat positif.

Elle consiste à appliquer la cautérisation inhérente profonde.

Technique. — On provoque l’assoupissement du sujet par une dose de chloral ou de sulfonal. On le couche et on pratique la désinfection de la région selon les règles habituelles.

A la face postérieure de la tumeur, on délimite une surface cutanée en côte de melon de 6 centimètres de long sur 5

de large environ et on enlève le lambeau. On utilise ensuite un cautère droit, terminé par une masse sphérique, partie cautérisante, de 25 millimètres de diamètre. Au dessus de celle-ci et faisant corps avec elle, se trouve une masselotte de 20 millimètres de diamètre dont le rôle est de maintenir les calories de la première.

‘On chauffe le cautère au rouge blanc et on brûle complètement toute la néoformation fibreuse en respectant le bord circulaire de cette sorte de cuvette que l’on forme au fur et à mesure de la cautérisation. Pour éviter cet accident on interpose un morceau d’amiante que l’on déplace. On promène lentement le cautère à l’intérieur de la tumeur et on ne le laisse pas trop longtemps à la même place. Comme limite de cautérisation nous réservons un centimètre d’épaisseur

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äux tissus du fond et un centimètre et demi à ceux des parois. Nous recommandons de soutenir la tumeur pendant que l’on carbonise les tissus et d'insister davantage dans les bas-fonds circulaires de la cuvette. 11 faut éviter de mettre à nu l'olécrane.

L'animal est relevé et placé dans un appareil de soutien. Cinq ou six jours après l'opération, un sillon disjoncteur apparaît et l’eschare produite se détache. On la retire facilement avec des pinces ct une sonde. Elle a la forme d’un nid d'oiseau dont les parois ont une épaisseur de 6 à 7 millimètres. Une réaction inflammatoire se produit autour de la tumeur; elle ne doit pas impressionner l'opérateur. La région s’aplatit peu à peu et il ne reste qu’une plaie ordinaire à traiter, pour laquelle nous recommandons les scarifications. Si les bas-fonds de la cuvette, à la périphérie, ont une tendance à bourgeonner d’une façon exagérée, on pourra appliquer quelques pointes de feu pénétrantes soit en dehors de la tumeur, soit en dedans, ce que nous préférons.

La guérison complète est obtenue au bout de trois mois et demi. Ajoutons de suite qu'après un mois le cheval peut travailler et que cet exercice est favorable à la résolution de la tumeur.

Nous donnons la photographie du premier sujet traité après guérison. N’attendant pas un résultat positif, nous ne l'avions pas photographié avant l'opération. Nous indiquons par un pointillé les dimensions de la tumeur dont la face postérieure était ulcérée depuis six mois, sans guérison possible. Cette épreuve représente le membre antérieur droit du cheval Fleyer, le célèbre sauteur, propriété du Lieutenant Clavé. Cette éponge indurée avait été traitée deux fois. par des feux en pointes fines pénétrantes et très rapprochées. La dernière application datait de huit mois, sans résultat. Après guérison complète, il ne restait qu'une petite cicatrice des dimensions d’une pièce de deux francs. Malgré l’in-

duration de la peau à la suite des feux, il ne persistait pas. de-trace de tissus fibreux.

Le second cheval, Océan, 15 ans, avait été traité en 1924 par un feu en pointes, en 1925 par un autre, en 1926 par un vésicatoire à base de briodure de mercure. En 1927 nous l'avons opéré par ce procédé. Il a parfaitement guéri dans

le même laps de temps, et ne portait qu’une cicatrice peu

importante.

L'avantage de cette méthode réside dans le fait qu’elle supprime toute hémorragie toujours gênante dans ces sortes d'opérations. La cautérisation provoque une inflammation

SR Lri ere

réactionnelle intense, salutaire dans une région peu vaseularisée, favorise l’élimination des tissus malades et la réparation plus active de la plaie opératoire. Nous envisageons son efficacité dans le traitement des abcès froids, de

tumeurs où les moyens thérapeutiques habituels auront échoué.

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