‹ Teintes du NordChapitre 3 sur 3 · IE · texte numérisé non relu

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jCollipotes au lait 1 Blancheur sucree siir dcj la rhubarbe v6rt pSle. Fraicheur d'onibre Ires claire, le calrne froid de rombrc avec une clarle candide et malindle. Graces danoises. Airs malicieux de renards blancs.

II y a la aussi de la grandc sculpture...

Mais ce n'est pas fait pour voir; C'esl fait pour reflechir.

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jardins du Danemark... Pares au bord de la mer. Bois dciises, aux tres vieux arbres lourds et graves au bout de larges i)rairies grasses. Bandes de certs rodant autour de I'Ermitage.

Et c'est I'eau claire du Sund, le blanc bleute frais, visqueux ; des ligncs de vert au loin, — la couleur imbibee dont ils savenl

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revetir aussi le kaolin.

le pays genlil ; aux graces d'elageres, les tres doucos collines,

et les marais pcsauls...

Les bois touffus !...

Le soir s'abaisse... Oli ! Une etbilc ?

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C'est vrai... la nuit. Voici que les arbres sont immenses. Ceci, un chene, est beau comme une monlagne. Ceci, un freiie, est vaslc ; ceci, un Iietre, est vivant !

L'ombre qui s'epaissit, le ciel qui s'agrandit... je vois loin, loin, je vois, derriere le ciel — des etoiles ! — Le retour, deja...

Chez soi, dans l'ombre, la nuit, la seule immcnsite.

Juin-Aoill 1902.

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