I. L'espaco nerveux et sos postulats
Je dis espace nerveux plutôt qu'espace mental.
La conscience a horreur du vide.
Le Moi fuit toute chose créée.
Il recule de négation en négation. On pourrait nommer « Univers » tout ce en quoi le Moi refuse de se reconnaître.
Le son est une propriété de l'état exceptionnel de corde tendue.
Chaque sensation est une exception ou excursion, un écart de quelque zéro
'AN ALECT A
Supposé qu'il existe un. zéro absolu de la sensation, on demande si un être qui atteindrait (par l'effet de quelque circonstance) ce point de sensation nulle, l'atteindrait vivant, c'est-à-dire s'il pourrait revenir à la vie ?.
Le vague, l'hiatus, le contradictoire, le cercle — véritables constituants de tout et de chacun, substance la plus fréquente de chaque esprit.
Mon objet principal a été de me figurer aussi simplement, aussi nettement que possible, mon propre fonctionnement d'ensemble i: je suis monde, corps, pensées.
Ce n'est pas un but philosophique.
La philosophie, dont j'ignore ce qu'elle est, — parle de tout — par ouï-dire. Je n'y vois point de permanence de point de vue, ni de pureté de moyens.
Rien ne peut être plus faux que le mélange (par exemple) d'observations internes et de raisonnements, si ce mélange est fait sans précautions et sans qu'on puisse toujours distinguer le calculé de l'observé ; ce qui est perçu et ce qui est déduit, — ce qui est langage et ce qui fut immédiat.
Mon goût du net, du pur, du complet, du suffisant, conduit à un système de substitutions — qui reprend comme en sous-œuvre, le langage, — le remplace par une sorte d'algèbre, — et aux images essaie de substituer des figures, — réduites à leurs propriétés utiles. — Par là se fait automatiquement une unification du monde physique et du psychique^
AN ALECT A