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PROFONDEUR

Profondes, insignifiantes, et d'autant plus insignifiantes que plus profondes, ces recherches qui ne cherchent que leurs limites.

AN ALECT'A

Il n'y a que les choses superficielles qui puissent ne pas être insignifiantes. Ce qui est profond n'a point de sens ni de conséquence.

La vie n'exige aucune profondeur. Au contraire 1

Profond est (par définition) ce qui est éloigné de la connaissance.

Superficiel, ce qui est conforme à la connais sancc aisée et rapide.

— L'obscurité est profonde, dit l'Œil.

— Profond est le silence, dit l'Oreille.

Ce qui n'est pas — est le profond de ce qui est- Mais, (puisque nous jouons sur ce mot, divisons-le...) distinguons deux profondeurs.

L'une, pour y placer les objets que nous croyons que notre esprit saisirait par un simple accroissement de ses puissances connues, — durée d'attention, — persistance des impressions, — nombre des actes indépendants ou opérations, ou des données simultanées, etc.

L'autre, pour domaine et dimension des choses que nous croyons exister, mais ne pouvoir être perçues que par une cormaissancc douce de pro-

priétés non semblables, non homogènes à celles de la nôtre. Cette profondeur est le lieu d'objets in connus d'une connaissance inconnue...

Je ne déteste pas ces questions dont l'intérêt est aussi grand, l'importance aussi faible qu'on le voudra.

Il y a de ces jeux de l'esprit qui l'approfondissent, l'amenuisent, l'apprivoisent à la complication et aux prolongements des conceptions ; et qui s'emparent profondément de lui, le tourmentent, l'enchaînent ; mais n'ayant aucune conséquence extérieure, aucune importance directe, il s'y peut livrer librement et en développer les difficultés symétriquement, et par ordre S

I. Le réel n'a d'importance pour moi que dans la mesure où il supporte, alimenle, préserve, excite, sécrète le sensible el l'intelligible, et donc — le non-réel.

ANALECTd

La métaphysique consiste à faire semblant de penser A tandis que l'on pense B, et que l'on opère sur B.

Avec les philosophes il ne faut jamais craindre de ne pas comprendre. Il faut craindre énormément de comprendre.

Mais il faut chercher à les comprendre, eux.

Quand un philosophe pense à VEtre, il prend une certaine configuration à demi visible, à demi cachée. Cette configuration; ne doit point paraître dans sa pensée.

Croire à X, c'est faire que X ne dépende que de moi.

Ne pas croire à X, c'est voir que X dépend de conditions non données ou non réalisées, et auxquelles je ne puis ou ne sais suppléer.

XEL QUEL

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