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MÉMOIRE

Un jour, je me suis défini la mémoire de la manière suivante : A est un souvenir si à partir de l'impulsion ou excitation E, A se produit au bout d'un temps T. Ce temps spécifique définit la mémoire. Définition arbitraire, difficile à justifier. —

Mais si l'on accorde que tout souvenir a une cause — une excitation-cause^ et que nulle excitation ne peut ni agir instantanément, ni se conserver indéfiniment, on voit que cette définition est digne de considération. Elle se réduit, au fond, à accentuer le caractère réflexe du souvenir. Il s'agirait d'avoir une autre condition pour recouper celle-ci, pour séparer le souvenir des autres réflexes. Ou bien établir que précisément le temps qu'exige un souvenir est caractéristique, (lui et ses multiples), de la mémoire, et la sépare nettement d'autres réactions. Mais ce serait un cercle, puisque cette démonstration impliquerait la définition cherchée.

Dire : toute réponse qui se dessine aux temps T, 2 T... après l'excitation, est un phénomène applicable au passé, semblable (géom.) à un phénomène passé, explicable par une opération impliquant autre chose que ce qui est et qui met en série ce qui est après ce qui fut ^.

I. En iomme, mon intenHon était la suivante : arriver à établir les propositions ci-n|)rès :

a) au temps do réarlion psychologique le plus bref correspond l« fait de conscience le plus simple, qui eet pure rMlilution ou répétition, — un souvenir.

b) ce temps est un quantum caractéristique.

^AUALECZ'A

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