MORALITÉ ET CONSCIENCE DE SOI, JAMAIS EN ÉQUILIBRE
Un homme très « conscient » de sa pensée, prend difficilement au sérieujf sa conscience morale -T- scrupules, obstacles, allers et retours, etc. Il subit l'impulsion — la jfige mauvaise, se voit pou:sc, retenu, se rit de se voir entre le mal et Iç bien, se trouve plus vaste que l'alternative, se moque de soi -^^ et d.e la mécanique de sa vertu. — Car s'il la suit, et s'il se voit la suivre, il ne peut échapper à la placer dans l'automate — où rentre tout ce qui est à la fois vu et fini.
... Moi. Moi ! est-ce possible que, Moi, j'aie fait le bien, que j'aie fait le mal ? Ce n'est pas moi qui rougis... Ce qui rougit, — ce qui se sent heureux du bien accompli — c'est comme mon corps, mon ombre, mon physique, ma surface — cela est de la nature de ces corps visibles sur un miroir — et qui se correspondent et se forment dans un 'lieii où il§ ne peuvent pas être, et vont faire partie de leur partie, comme toute la chambre va se peindre sur un petit bouton de cuivre.