PARATONNERRES
fixé sur une planche de bois verticale. La pièce prindpale de cet appareil est une tige ii' composée de trois cylindres métalliques g, /*, e, isolés les uns des autres au moyen de deux rondelles d*i voire A, A'. Le cylindre intermédiaire fest renflé dans sa partie médiane et creusé en pas de vis par ses deux extrémités. Un fil de fer très fin et recouvert de soie est fixé à l'extrémité supérieure du cylindre e au moyen d'un bouton à vis i. Ce fil descend en s'enroulant sur le cylindre e, se loge dans les pas de vis de la partie supérieure du cylindre /", s'enroule sur sa partie renflée, s'engage dans les pas de vis de sa partie inférieure, s'enroule sur le cylindre gf et se fixe à sa partie inférieure au moyen du bouton à vis i'. Tant que l'enveloppe de soie est respectée, les deux cylindres extrêmes e, g communiquent par le fil de fer, et restent isolés du cylindre médian f. Mais, si l'enveloppe isolante est détruite, la communication est établie entre le cylindre supérieur e et le cylindre médian f.
A la partie supérieure de la planche de bois sont fixées deux plaques métalliques P, Q, très rapprochées et dentelées sur leurs bords en regard. La plaque P porte un bouton a auquel vient se fixer le fil de la ligne L, et un commutateur à ressort N. Au-dessous de ces plaques sont trois gouttes de suif 6, c, d. A la partie inférieure de la planche de bois se trouve une borne B à laquelle s'attache un fil métallique F qui se rend aux appareils télégraphiques du poste.
Enfin la planche de bois sert à fixer trois grosses viroles de cuivre X, Y, Z. La virole médiane Y est armée d'un cylindre creux de cuivre. La tige ti\ dont nous
avons donné la description, est engagée dans ces trois viroles et dans le cylindre de cuivre de la virole médiane. Trois vis servent à établir la communication des trois viroles X, Y, Z avec les trois cylindres superposés e, /, g de la tige n'.
La virole supérieure X communique avec la goutte de suif c.
La virole inférieure Z communique avec la goutte de suif b, avec la borne B, et, par Tintermédiaire de cette borne, avec les appareils télégi^aphiques du poste.
Le fil de terre T vient se fixer, derrière la planche de bois, à la virole moyenne Y qui communique en outre avec la goutte de suif d et la plaque métallique Q.
En temps ordinaire, le ressort du commutateur N est maintenu sur la goutte de suif 6. Le courant de la ligne passe directement à la borne B et aux appareils télégraphiques du poste, sans traverser le fil de fer du paratonnerre.
Quand Torage menace, le ressort du commutateur N doit être poussé sur la goutte de suif c. La ligne est alors en communication avec les appareils télégraphiques du poste par l'intermédiaire du fil de fer du paratonneiTe. D'ailleurs, tant que le fil de fer et son enveloppe sont intacts, la virole Y et le cylindre médian fde la tige ii' sont isolés du reste de Tappareil, et la correspondance peut continuer. Mais si les courants déterminés par Torage prennent trop d'intensité, le fil de fer est fondu, ou tout au moins son enveloppe isolante est brûlée ; dans ce cas, le cylindre supérieur e de la tige n' et la virole X sont mis en communication avec la virole médiane Y, les cou-
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rants transmis se perdent dans le sol par le fil T, les appareils télégraphiques sont isolés de la ligne et préservés des effets désastreux des courants. Quand la tension électrique de la ligne est considérable, une décharge a lieu entre les pointes des plaques P, Q, et Télectricité se perd dans le sol par le fil T.
Fig. 90.
Quand l'orage est violent, on doit renoncer à la correspondance et pousser le ressort métallique du commutateur sur la goutte de suif d. Dans ce cas, tous les courants transmis sur la ligne se perdent directement dans le sol. Les appareils télégraphiques n'ont plus aucune com-
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munication avec la ligne et sont à Tabri de toute atteinte.
Il faut surveiller avec beaucoup, de soin le 61 de fer enroulé autour de la tige n', et ie remplacer toutes les fois que son enveloppe isolante n'est pas parfaitement intacte.
La figure 27 représente un paratonnerre très simple et très ingénieux, employé sur les lignes télégraphiques belges. Nous indiquerons ici la disposition adoptée pour un bureau intermédiaire communiquant avec deux postes correspondants, l'un à droite, l'autre à gauche. Sur un socle de bois sont fixées trois plaques métalliques Q, U, V. A la plaque Q aboutissent en L le fil de ligne de l'un des postes correspondants, et en F le fil de communication avec l'un des appareils télégraphiques du bureau. Â la plaque V aboutissent en L' le fil de ligne de l'autre poste correspondant, et en F' le fil de communication avec l'autre appareil télégraphique du bureau. Le fil de terre vient se fixer en T à la plaque U. Une quatrième plaque métallique PP recouvre les appendices des plaques Q, V, et en est isolée par une feuille de papier très mince. Cette plaque PP est fixée par un bouton métallique B qui communique avec la plaque U, et, par son intermédiaire, avec le fil de terre,
La planche de bois est percée de quatre trous circulaires 1, 2, 3, Ix, bordés par les plaques Q, U, V. C est une cheville de cuivre mobile, qu'on peut à volonté placer dans un de ces quatre trous.
Quand la cheville C occupe la position indiquée sur la figure, les fils de ligne L, L^ communiquent directement avec les appareils télégraphiques du bureau, et la correspondance peut être entretenue. Si un orage éclate tout à
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coup sur Tune des lignes, la tension électrique devient considérable, une étincelle éclate à travers le papier placé sous la plaque P, tous les courants transmis sur cette ligne se perdent directement dans le sol par la plaque U et le fil de terre, les appareils du bureau sont garantis.
Fig. «7.
Si un fort orage menace sur la ligne L, on place la cheville C dans le trou 1 ; alors la plaque Q communique avec la plaque U, les courants de la ligne L se rendent tous directement dans le sol, les appareils télégraphiques correspondants sont garantis, et la correspondance peut continuer avec la ligne L'.
Dans le cas où Torage menace sur la ligne L', on place la cheville C dans le trou 2. La plaque V communique avec la plaque U, tous les courants de la ligne U se rendent directement au sol, les appareils télégraphiques
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correspondants sont garantis, et la correspondance peut continuer avec la ligne L.
Quand l'orage menace à la fois les deux lignes L, L', on place la cheville C dans le trou U. Alors les deux plaques Q, V, communiquent avec U, les courants transmis sur les deux lignes se rendent directement au sol, les appareils sont garantis, mais la correspondance est supprimée sur les deux lignes.
Pour établir la communication directe entre la ligne L et la ligne L', on place la cheville C dans le trou 3. Il est évident que, dans ce cas, tous les courants transmis sur la ligne L passent directement sur la ligne L', sans traverser les appareils du bureau, et réciproquement.
La figure 28 représente un paratonnerre très simple proposé par M. Bianchi. Une grosse sphère métallique S eet intercalée dans le circuit de la ligne L, L', au moyen de deux prolongements métalliques et de deux pinces B, B^ Celte sphère S est enveloppée de deux hémisphères de verre mastiquées dans une bande métallique circulaire D, armée elle-même d'une grosse tige métallique que Ton visse à une épaisse plaque métallique A fixée contre un mur. Cette tige métallique est creuse et fermée par un robinet; elle communique avec l'intérieur de la sphère enveloppante de verre, et permet de faire le vide dans l'appareil. Une bande métallique R établit la communication de la plaque A avec ie sol. A sa face interne, la bande métallique D est armée d'un grand nombre de pointes métalliques toutes dirigées vers le centre de la ?phère S et très rapprochées de sa surface par leurs extrémités libres. Avant de fixer l'appareil sur la plaque
Paratonnerres.
A, il est bon de faire le vide dans la sphère enveloppante de verre ; mais cette précaution n'est pas indispensable.
Fig. 28.
Lorsque la ligne est fortement influencée par des nuages orageux, des aigrettes lumineuses se montrent aux extrémités des pointes dont la bande D est armée; la terre fournit à travers le conducteur R, la plaque A, la bande D et ses pointes, un flux continuel d'électricité qui neutralise la charge de nom contraire de la ligne Quand la ligne est trop fortement électrisée, des étincelles éclatent entre la sphère S et les pointes de la bande D, et la charge accumulée par influence sur le fil LL' s'écoule dans le sol. Dans l'un et l'autre cas, les courants déterminés par l'influence des nuages orageux ne peuvent pas pénétrer dans le poste, et les appareils télégraphiques sont maintenus à l'abri de tout accident.