PARATONNERRES
manière permanente avec la plaque Q, la goutte de suif c et le cylindre métallique Z.
La borne F reçoit le fil des appareils télégraphiques du poste, et communique d'une manière permanente avec la goutte de suif d.
La borne X communique avec la goutte de suif a, et la borne Y avec la goutte de suif ô; ces deux bornes sont reliées par le fil de fer isolé logé dans le cylindre Z.
Un arc métallique placé au-dessous du commutateur sert à déterminer la position qu'on doit donner au manche N suivant les circonstances.
Quand le temps n'est pas orageux, on pousse le manche N du commutateur sur les lettres SP {sans parafmnerré) ; alors le ressort médian appuie sur la goutte de suif rf. Dans ce cas, la communication est directement établie entre la ligne et les appareils télégi^aphiques du poste fie courant ne traverse pas le fil de fer logé dans le cylindre Z.
Lorsqu'un orage menace, on pousse le manche N du commutateur sur les lettres AP [avec paratonnerre] ; dans ce cas, le ressort médian appuie sur la goutte de suif i, et les ressorts latéraux posent, l'un sur a, l'autre sur rf, qu'ils mettent en communication. Les appareils télégraphiques du poste communiquent encore avec la ligne, et la correspondance peut continuer. En effet, le courant de la ligne arrive à la goutte de suif ô par le ressort médian du commutateur, passe à la borne Y, traverse le fil de fer, gagne la borne X, la goutte de suif a, et la goutte de suif rf, à travers les ressorts latéraux du commutateur, et de là se rend à la borne F et aux appareils télégra-
phiques du poste. Mais, avec cette disposition, les appareils sont préservés des effets désastreux des courants trop intenses que Télectricité atmosphérique peut développer sur là ligne. Si la tension électrique est très forte, une étincelle éclate entre les pointes des plaques métalliques P, Q, et rélectricitése perd dans le sol par la borne T, sans traverser les appareils télégraphiques. Si, la décharge ne s'effectuant pas entre les plaques P, Q, les courants développés sur la ligne sont trop intenses, le fil de fer tendu entre les bornes X, Y, est assez échauffé pour être fondu, ou du moins pour que son enveloppe isolante soit brûlée. Dans Tun comme dans l'autre cas, la communication est établie, parTintermédiaire du fil de fer dénudé ou fondu , entre la borne Y, le cylindre Z et la borne T, les courants se perdent directement dans le sol, et les appareils télégraphiques sont préservés ; mais la correspondance est nécessairement interrompue jusqu'à ce qu'on ait remplacé le fil de fer tendu entre les bornes Y, X.
Si l'orage est violent, toute correspondance est impossible. Alors on isole complètement la ligne des appareils télégraphiques, en poussant le manche N du commutateur sur la lettre T {terre). Le ressort médian du commutateur touche la goutte de suif c ; tous les courants de la ligne passent directement dans le sol à travers la plaque Q et la borne T : les appareils télégraphiques sont complètement isolés de la ligne et à l'abri de toute atteinte.
La figure 26 représente un troisième paratonnerre fondé sur les mêmes principes. L'appareil tout entier est