TÉLÉGRAPHE A UNS AIGUILLE
gauche, une à droite et une à gauche ; tandis que pour Y, on exécute une déviation à gaudie, une à droite, une à gauche et une à droite.
tJn simple coup d'oeil jeté sur le tableau précédent montre que les signes télégraphiques correspondants aux lettres de gâuche et aux lettres de droite sont parfaite- I ment symétriques.
La croix +, indiquée par une déviation à gauche, se
I place à la fin de chaque mot. Le correspondant doit
répondre à la croix par le signe compris^ si le sens des
signaux a été bien saisi, et par le signe non compris, s*il
veut faire répéter.
Avec le télégraphe à une aiguille, on peut, sur les mêmes lignes, transmettre de douze à vingt mots par iminute.
Les signes compris, non compris, et autres signes régieaentaires sont indiqués par des signaux télégraphiques particuliers, convenus à l'avance et qui varient d'une ligne à l'autre.
Les chiffres sont gravés sur un arc de cercle placé au • dessous de l'aiguille, et sont indiqués par les mouvements de sa moitié inférieure. Ainsi, pour transmettre le chiffre 5, pn porte l'extrémité inférieure de l'aiguille une fois à proite et puis deux fois à gauche. Le passage des lettres lux chiffres et le retour des chiffres aux lettres sont indiqués par des signes convenus à l'avance.
APPAREILS TELEGRAPHIQUES.
Télégraphe à deux aiguillef*
Cet appareil (flg. 33) se compose de deux manipulateurs et de deux galvanomètres récepteurs complètement indépendants, et en tout semblables au manipulateur et au récepteur du télégraphe à une aiguille. Il en résulte
Fjg. 53.
que la correspondance entre deux postes exige remploi de deux fils, un pour chacun des systèmes de l'appareil à deux aiguilles. La poignée M correspond au manipulateur de gauche, et la poignée M' au manipulateur de droite.
Dans la position de réception, les deux poignées sont verticales, et les diverses pièces des deux manipulateurs sont disposées comme nous l'avons précédemment expliqué, pour Tappareil à une aiguille.
TÉLÉâHAPËE A DEUX ÀltiÙlLLËS. 169
L*appareil est sunnonté d'une boîte S qui contient une sonnerie dont Télectro-aimant est placé dans le circuit du galvanomètre récepteur au moyen de deux bandes métalliques ô, V . Le premier effet du courant qui arrive au poste est donc de faire dévier Taiguille du galvanomètre et de faire sonner le carillwi. L'employé, averti, répond au correspondant, par un signal convenu à l'avance, qu'il est prêt à recevoir. Mais, pour que le carillon ne continue pas à sonner pendant toute la durée delà transmission de la dé|)êche, il supprime les communications de son électro-aimant avec le galvanomètre récepteur ; pour cela il suffit de tourner le commutateur latéral C jusqu'à ce que sa poignée soit horizontale Quand la dépêche est terminée, l'employé doit replacer le carillon dans le circuit du galvanomètre récepteur, en ramenant la poignée du commutateur C à la position verticale.
Quand l'employé d*un poste veut transmettre une dépêche, il saisit la poignée M de la main gauche, la poignée M' de la main droite, et, suivant la lettre ou le chiffre à indiquer, il met en mouvement tantôt une des deux poignées, tantôt les deux à la fois.
En combinant les déviations séparées ou simultanées des deux aiguilles, il a été facile de composer un alphabet complet dans lequel l'indication d'une lettre n'exige jamais plus de trois mouvements. Nous reproduisons ici le tableau indicatif des lettres, des chiffres, et des signaux correspondants; ce tableau est gravé sur la face antérieure de chaque appareil.
1' Les lettres et les chiffres placés au dessus des axes
110 APPÂRBILS TELEGRAPHIQUES.
des aiguilles sont indiqués par les déviations de Taiguille autour de laquelle ils sont groupés.
ilinsi Taiguille gauche exécute :
Un mouyement à gauche pour la croix. -|^
Ur à droite suivi d'un k gauche pour. . C,-ou le chiffre i.
Deui à gauche pour A.
Trois à gauche pour B.
Un à droite pour E, ou le chiffre 3.
Un à gauche suivi d'un à droite pour . . D, ou le chiffre 2.
Deui à droite pour * • • F.
Trois à droite pour G.
L*aiguille droite exécute :
tin mouvement k gauche pour. ••*.... U» ou le chiffre i.
tJn à droite suivi d'un k gauche pour. . . L , ou le chiffre 5.
Deux k gauche pour <.«...; é . • h
trois à gauche pour < ^ • « . • K.
tin à droite pour; • • . . ; N, ou le chiffre 7.
tin à gauchfe suivi d'un à droite pour. . . M, ou le chiffre 6.
Dèbx à droite pour . • ; i ; 0.
trois à droite pouf • • ; • P.
TÉLÉGBAPHB À DSUX AIGUILLES. ill
2'' Les lettres et les chiflres placés au-dessous des axes des aiguilles sont indiqués par des mouvements parallèles et simultanés des deux aiguilles.
Ainsi les^ deux aiguilles exécutent ensemble :
Un mouvement à gauche pouf B, ou le chilTre 8.
' Ud à droite suivi d*un à gauche pour. . . U, ou le chifTre 9.
Oeui à gauche pour S.
Trois à gauche pour T.
Un à droite pour W .
Un à gauche suivi d'un h droite pour. . . V, ou séro.
Deux à droite pour X.
Trois à droite pour Y.
S"* 11 reste deux lettres, Q, Z, placées dans Taxe du tableau.
Les deux pointes supérieures des aiguilles inclinées Tune vers Tautre indiquent Q.
Les deux pointes inférieures des aiguilles inclinées Tune vers l'autre indiquent Z.
Il résulte de cette explication du tableau que, pour les lettres et cbifiEres situés au-dessous des axes, la moitié inférieure des aiguilles joue le même rôle que leur partie supérieure pour les lettres et chiifres situés au-dessus des axes.
Des signaux télégraphiques particuliers, convenus à l'avance et variables d'une ligne à Taut^e, servent à indiquer le passage des lettres aux chiffres et le retour aux lettres, ainsi que les divers signes r^lementaires échangés entre employés.
Les appareils à aiguilles opposent au courant une résistance asses faible pour que, sur une même ligne télé-
1 1 i Ât^PARfelLS TèLBGR4l»fllOC£6.
graphique, les fils de transmission puissent ne communiquer avec la terre qu'aux deux extrémités, et comprendre toutes les stations intermédiaires dans un même circuit. Il en résulte qu'une dépêche transmise est répétée en même temps dans tous les postes de la ligna
Sur la tace antérieure du télégraphe à deux aiguilles, un peu au-dessous des poignées, existe un cadran à aiguille H, appelé appareil silencieux; a'e&i un véritable commutateur, qui sert à modifier la distribution du courant sur la ligné. —-.Dans certains cas, il est utile que la dépêche ne soit pas reproduite par un poste déterminé et arrive aux postes suivants. Alors l'employé de ce poste donne à l'aiguille une certaine position sur le cadran H ; la continuité de la ligne est maintenue, mais le galvano ~ mètre récepteur du poste n'est plus dans le circuit et se trouve soustrait à l'action du courant. — Lorsque-dans un poste intermédiaire on donne à Faiguille une position déterminée sur le cadran H, la ligne télégraphique générale est coupée en deux lignes partielles indépendantes. Les deux fils de la ligne de gauche ainsi que ceux de la ligné de droite communiquent dans ce poste avec le sol. Les deux lignes partielles, celle de gauche et celle de droite, peuvent fonctionner simultanément, sans se nuire; leurs signaux arrivent au poste dans lequel a été opérée la solution de continuité de la ligne générale, et ne peuvent pas la franchir.
Les lignes télégraphiques sont souvent traversées par des courants accidentels assez intenses pour faire dévier les aiguilles des galvanomètres récepteurs, et les tenir appliquées contre l'une des colonnettes d'ivoire placées à
TÉLÉGRAPHBS ▲ CADRAN. IIS
droite et à gauche de la partie supérieure de ces aiguilles et destinées à limiter Tamplitude de leurs oscillations ; dans ces conditions, la transmission devient impossible. Pour remédier à cet inconvénient, on creuse sur la face antérieure de l'appareil une gorge circulaire dont Vaxe de suspension de l'aiguille est le centre. Les colonnettes d'ivoire sont implantées sur un disque circulaire, mobile, placé dans cette gorge. Le bouton i, placé entre les deux poignées M, M^ porte une poulie sur laquelle s'engage une corde qui passe aussi sur les disques circulaires mobiles. En tournant le bouton &, on peut donc déplacer à volonté les colonnettes d'ivoire d'un côté ou de l'autre, de manière que, dans la position de déviation permanente que lui imprime le courant accidentel, l'aiguille occupe le milieu de l'espace qui les sépare. Alors la transmission se fait comme si la cause perturbatrice n'existait pas. Ce moyen très simple de correction conserve évidemment toute son efficacité tant que le courant accidentel n'a pas assez d'intensité pour imprimer aux aiguilles une déviation permanente de 90 degrés.
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