‹ Télégraphie électriqueChapitre 16 sur 52 · TÉLÉGRAPHES A CADRAN · texte numérisé non relu

TÉLÉGRAPHES A CADRAN

Dans tout télégraphe à cadran, une aiguille reçoit une série d'impulsions, exécute un mouvement circulaire autour de son centre de suspension, et peut s'arrêter à vo* looté sur l'un quelconque des signes tracés à l'avance sur un disque. Le signe transmis étant directement montré à

iU APPAREILS TÉLÉGHAPHIQUBS.

remployé du poste qui reçoit, la lecture de la dépêche devient très facile. Depuis le premier télégraphe à cadran inventé par M. Wheatstone, beaucoup d'appareils de ce genre ont été construits en Angleterre^ en Allemagne et en France. Plus compliqués que le système à aiguilles, ils ont tous, comme lui, le très grave inconvénient de ne conserver aucune trace des dépêches échangées entre les postes correspondants.

Télégraphe dm Mf Brégaet»

Le télégraphe à cadran de M. Bréguet est très usité en France ; les diverses administrations des chemins de fer Tout adopté pour leurs correspondances particulières.

niAnipiiiateiir. — Le manipulateur (fig. 36) se compose d'un disque ou cadran de laiton porté sur trois colonnes métalliques implantées dans une planche de bois horizontale. Le cadran est divisé en vingt-six secteurs égaux sur lesquels sont gravées les vingt-cinq lettres de Talphabet dans leur ordre naturel, les neuf chiffres significatifs, le zéro^ la série des nombres de 11 à 25, et une croix ou signe conventionnel. A chaque secteur correspond une échancrure creusée sur le pourtour du disque.

Au centre du disque, une manivelle M est articulée avec Taxe d'une roue indépendante placée sous le cadran . La face inférieure de cette roue est creusée d'une gorge sinueuse dont la figure permet de voir une partie, et dont les sinuosités régulières sont en même nombre que les secteurs du cadran. Le levier métallique G est mobile autour de la colonne métallique 0, qui supporte le cadran ;

TÉLÉGRAPHR DE M. BRÉGOET. 115

son extrémité postérieure est armée latéralement d'une dent métallique engagée dans la gorge sinueuse de la roue ; son extrémité antérieure se termine par un petit ressort placé entre deux vis métallicpies p, p\ engagées elles-mêmes dans deux pièces de cuivre implantées dans la planche de bois qui supporte l'appareil. La manivelle M, en tournant, imprime un mouvement de rotation à la roue à gorge sinueuse ; le levier G exécute alors un mouvement de va-et-vient, et le ressort de son extrànité antérieure va toucher alternativement les vis/?,/)'. Pour un tour complet de la manivelle, l'extrémité du levier G touche treize Jhis la vis p et treize fois la vis/)' ; d'ailleurs rappareH)esl; réglé de manière que le ressort du levier G appuie contre ta vis/> quand la manivelle est sur la croix ou sur un nombre pair, et contre la vis />' quand la ma nivelle estsur jun nombre impair. — La face inférieure de la manivelle est armée d'une dent qui vient se loger dans les échancrures creusées sur le bord du cadran, et s'op« pose à son déplacement accidentel. ;

Le» communications sont établies au moyen de pièces métalliques incrustées dans la planche de bois qui supporte l'appareil, de bornes métalliques distribuées sur cette planche, et de deux commutateurs à ressort N, N'.

La borne G donne attache à un fil métallique fixé au ^\e positif deh, pile; elle communique en outre avec la vis p'. Du pôle négatif de la pile part un second fil qui établit bien exactement sa communication avec la terre.

La borne R communique avec la vis />, et donne attache à un fil métallique qui conduit le courant au récepteur du poste.

La borne L communique avec le commutateur N, et reçoit le fil de la ligne qui pénètre dans le poste par le côté gauche.

La borne L' communique avec le commutateur N', et reçoit le fil de la ligne qui pénètre dans le poste par le côté droit.

Fig. 34,

La borne S peut communiquer avec le commutateur N, et reçoit un fil métallique qui conduit le courant à. la sonnerie de gauche*

La borne S' peut communiquer avec le commutateur N', et reçoit un fil métallique qui conduit lé courant à la sonnerie de droite.

Les pièces métalliques r, 9*', communiquent avec une

TiLtoRAPHB DB M. BRÉ60BT. 11?

colonne métallique placée sous la croix, el qui soutient le cadran ; elles sont, par conséquent, toutes deux en communication permanente avec le levier G à travers la masse métallique du cadran.

Suivant les besoins du service, le ressort du commu«tateur N est poussé sur S, sur r, ou sur la lame métallique marquée CD; les mêmes contacts peuvent être établis avec le ressort du commutateur N'.

En arrière dii cadran, une languette métallique marquée CD est incrustée sur la planche de bois. Quand on veut faire communiquer directement le fil télégraphique de gauche avec celui de droite, on amène le ressort du commutateur N sur l'extrémité C, et le ressort du commutateur N- sur Textrémité D de cette languette. C'est ce qu'on appelle établir la communication directe.

Le levier G communique par la colonne avec le cadran, et par son intermédiaire avec les pièces r, r'. Quand l'extrémité du levier G appuie contre la vis p, les pièces r, r', communiquent nécessairement avec la borne R et avec le récepteur du poste.

Cela posé, plaçons le ressort du commutateur N sur la pièce r, et faisons exécuter à la manivelle M un tour complet de rotation. Pendant tout ce temps, le levier G oseille autour de son axe 0, toucjiant la vis p quand H passe sur un nombre j>a/r, et la vis p' quand M passe sur ^ un nombre impair. Mais quand le levier G touche jo', le courant de la pile passe dans le levier, traverse le cadran, se rend à la borne L par la pièce r et le commutateur N, et s'élance sur le fil de la ligne de gauche. Quand, au contraure, le levier G touche la vis p, le circuit de la pile

118 APPAREILS TÉLÉGRAPHIQUKS.

est interrompu. Il en résulte que, pour un tour entier de la manivelle M, le courant éprouve vingt-six alternatives sur le fil (le la ligne; il est treize fois établi, dans les positions de la manivelle correspondantes aux nombres impairs; il est treize fois interrompu, dans les positions de la manivelle correspondantes aux nombres pairs ou à la croix.

Réeeptear. — Le récepteur (fig. 35) se compose d*un cadran dont les divisions sont disposées comme celles du manipulateur, et d*un mouvement d'horlo-

' Fig. 55.

gerie placé derrière le cadran et caché dans la boîte qui enveloppe Tappareil. L'échappement du mouvement d'horlogerie et Taiguille du cadran sont fixés sur le même axe; leur marche est réglée par une série de pièces métalliques mises en jeu par un électro-aimant.

TÉLÉGRAPHE DB M. BRÉGUBT. If 9

Le courant envoyé sur la ligne arrive à la borne X, traverse le fil des bobines de Télectro-aimant, se rend à la borne Y, et de là va se perdre dans le sol. Le carré du barillet du mouvement d'horlogerie fait saQlie sur la partie supérieure du cadran, à la place de la croix correspondante à la série des nombres. A l'angle supérieur droit de la botte existe un petit cadran ; le carré k, qui fait saillie en son centre, est l'extrémité d'un axe qu'on peut faire tourner à l'aide d'une petite clef suspendue à cdté. Nous verrons plus tard comment ce carré k peut servir à faire varier la tension du ressort antagoniste de la palette de l'électro-aimant, et à régler la marche de l'appareil. Audessus de la boite, à gauche, existe une petite tige métallique terminée par un bouton I ; nous expliquerons comment, en appuyant le doigt sur ce bouton, on peut manœuvrer l'appareil à la main, et ramener toujours l'aiguille du cadran sur la croix.

Les figures 36 et 37 représentent le mécanisme intérieur du récepteur.

Un mouvement d'horlogerie (fig. 36] est fixé contre la partie supérieure de la face postérieure de la plaque métallique NM du cadran. La roue dentée du barillet B engrène le pignon p'" de l'axe de la roue dentée R'", qui engrène elle-même le pignon p" de la roue dentée K". Cette roue R'' engrène le pignon p' de l'axe de la roue dentée R', qui engrène à son tour le pignon p de l'axe commun de l'échappement R et de l'aiguille An cadran.

L'échappement R se compose de deux roues dentées parallèles, solidement fixées à l'axe du pignon />: chacune de ces roues est année de treize dents équidistantes; les

120 APPAREitS TÉLÉGRAPHIQUES.

dents de Tune des roues alternent avec celles de Tautre. Sur chaque roue, deux dents successives sont donc se-

TÉLÉGRAPHE DB M. BftÉGCBT. 1*21

parées par un treizième de circonférence; roais, en raison de la disposition alterne des dents des deux roues, Fin* tervalle angulaire de deux dents successives de l'échappement R n'est que d'un vingt-sixième do circonférence.

Au-dessous de l'échappement R, est un contact métallique G fixé à un cylindre horizontal aa mobile autour de son axe. L'extrémité gauche du cylindre aa porte une four^ chette F dans laquelle s'engage une goupille horizontale^ fixée à la queue verticale 9 de la palette de fer doux P. Cette palette P petit tourner autoiu* d'un axe horizontal passant par les pointes des deux vis v,v, qui servent à la soutenir. L'étendue des mouvements de la palette P est réglée par deux vis implantées dans les branches de la fourche /*, et entre lesquelles passe la queue q. Un ressort à boudin r tient la queue g appliquée contre la vis de la branche antérieure de la fourche f. Dans cette position, la palette P est verticale, et le contacte est en prise avec une dent de la roue postérieure de l'échappement R.

A la droite du mouvement d'horlogerie, existe une tige métallique verticale qui sert à ramener l'aiguille du cadran à la croix. A la gauche, on voit un petit appareil destiné à régler la tension du ressort antagoniste r de la palette. Le jeu de ces pièces sera expliqué plus tard, quand nous nous occuperons de la question du réglage.

Entraînons la palette R en avant. Sa queue g, poussée en arrière, butte contre la vis de la branche postérieure de la fourche f; mais alors la goupille g entraîne la fourchette F en arrière, fait tourner le cylindre aa, et pousse en avant le contact G. L'échappement R est ainsi dégagé, et le mouvement d'horlogerie marche jusqu'à ce que la

122 AfPARKILS TSLiGRAPHIOnBS.

dent suivante de la roue antérieure de Féehappement R heurte le contact 6. L'édiappement R tourne donc d'un vingt-sixième de circonférence, et Taiguille du cadran avance d'une lettre.

Laissons maintenant l'a palette P reprendre sa position normale sous l'influence du ressort antagoniste r; la queue 9 de la palette, la goupille ^ et la fourchette F sont entraînées en avant; le cylindre aa tourne sur son axe, et le contact G est poussé en arrière. L'échappement R est de nouveau dégagé, et le mouvement d'horlogerie n^arche jusqu'à ce que la dent suivante de la roue postérieure de l'échappement hernie le contact G. Datis ce cas encore, l'échappement R tourne d'un vingt-sixième de circonférence, et l'aiguille du cadran avance d'une lettre.

Ainsi donc, pour chaque déplacement en avant de la palette P et pour chaque retour de cette palette à sa position noqpale, l'échappement R décrit tin vingt-sixième de circonférence et l'aiguille du cadran avance d'une lettre. II nous reste à montrer maintenant comment le courant de la ligne, par l'intermédiaire d'un électroaimant, imprime à la palette P un mouvement de vaet- vient qui maintient la marche de l'aiguille du cadran du récepteur en accord parfait avec les déplacements de la manivelle du manipulateur. La figure 37 indique la po* sitiôn de l'électro-aimant par rapport à la palette, et va nous sarvir à compléter la description du mécanisme du récepteur.

L'électro-aimant en fer à cheval présente ses surfaces polaires à la palette de fer doux P ; une grosse vis, placée à l'arrière, permet de l'approcher et de l'éloigner à vo-

TÉLÉGRAPHE DE M. BRÉGUBT. 129

lonté. Une extrémité du tildes bobines s'attache à la borne intérieure X', qui communique elle-même à la borne extérieure X par laquelle arrive le courant. L'autre exlré- , mité du fil des bobines s'attache à la borne intérieure Y', qui communique elle-même à la borne extérieure Y destinée à donner attache au fil de terre.

Fif. 87.

A rétat de repos, lorsque là manivelle du manipulateur est sur la croix^ Taiguille du cadran du récepteur est aussi sur la croix, et la palette P de Téleclro-aimant est verticale. Au moment où un premier courant arrive au récepteur, la palette P, attirée, exécute une première oscillation, Taiguille du cadran passe sur la première division du cadran correspondant à un nombre impair; mais, pour envoyer ce premier courant, la manivelle du manipulateur qui expédie adû aussi passer sur la première

i2& APPAREILS TÉLÉGRAPHIQUES.

division de son cadran. Au moment où le courant cesse, la palette P, ramenée par le ressort antagoniste r, exécute une seconde oscillation, et Taiguille paàse sur la se* conde division du cadran correspondant à un nombre pair /mais, pour interrompre le courant, la manivelle du manipulateur du poste qui envoie a dû aussi passer sur la seconde division de son cadran. 11 est facile de voir que, pendant toute la durée de la transmission, la manivelle du manipulateur du poste qui expédie, et Taiguille du cadran du récepteur du poste qui reçoit, ont une marche concordante, passent et s'arrêtent en même temps sur les divisions correspondantes des cadrans. Les signes indiqués par le manipulateur du poste qui expédie sont donc instantanément et exactement reproduits par Taiguille du récepteur du poste qui reçoit la dépêche.

Réglage dé l'appareil. — Nous avons VU que ies mouvements de l'aiguille du cadran du récepteur sont réglés par les oscillations du contact G (fig. 36 et 38), qui dégage alternativement les dents des deux roues de Téchappement R. 11 est facile de comprendre que si ces oscillations étaient trop étendues, le contact G sortirait du plan de la roue qu'il doit arrêter; dans ce cas, le mouvement d'horlogerie, n'étant plus retenu, tournerait avec une grande vitesse jusqu'à^ l'entier épuisement du ressort du barillet B, entraînant l'aiguille du cadran. Si, au contraire, les oscillations du contact G n'avaient pas assez d'amplitude, les dents de l'échappement ne seraient pas dégagées; dans ce cas, l'échappement, le mouvement d'horlogerie et l'aiguille du cadran resteraient immobiles. Pour avoir une bonne transmission, il est donc nécessaire de restreindre

TÉLÉGRAPHB DE M. BRÉGDKT. 125

autant que possible les oscillations du contact G, et de leur laisser néanmoins assez d'amplitude pour que, à chaque oscillation, une dent de réchappemaot soit dégagée. Mais Tamplitude des oscillations du contact G dépend de rétendue des déplacements de la queue q de la palette qui se meut entre les pointes des deux vis implantées dans les branches de la fourche f; en agissant sur les vis delà fourche/*, on peut donc toujours régler Tamplitude des oscillations de la palette P, de la queue 9 et du contact G, de manière à assurer le jeu de l'échappement et à rendre la marche de Taiguille du cadran régulière.

Les oscillations de la palette P, qui déterminent la marche du récepteur, s'exécutent sous la double influence de Télectro-aimant et du ressort antagoniste r. Ce ressort doit permettre à la palette de céder à l'attraction de l'électro-aimant, mais il doit avoir assez de force pour la ramener à sa position normale quand l'aimantation a cessé, et pour l'y maintenir. Le jeu régulier de l'appareil exige donc qu'on puisse tendre ou détendre le ressort r, de manière qu'il y ait toujours uh juste rapport entre la tensiqn de ce ressort retlaforcedel'^leclro-aimant ou l'intensité du courant transmis. A cet effet, une extrémité de ce ressort r*6st fixée au levier coudé ^ fixé lui-même, à une pièce horizontale ss mobile autour d'un axe vertical h . Cette pièce ss porte à gauche une tige verticale t\ constamment appuyée contre la face postérieure d'un disque métallique U que Ton peut faire tourner à volonté à droite ou à gauche, au moyen de Taxe horizontal k, dont l'extrémité libre forme le carré du petit cadran placé à l'angle supérieur droit de la botte du récepteur {fig. 85). En jetant les yeux sur le disque U,

126 APPAREILS TÉLÉtiRAPHIQaES.

il est facile de voir que l'épaisseur de sa tranche varie d'une manière régulière ; par conséquent, suivant que le

TÈLÉGRAPUB DB M. BRÉGUET. 127

disque U tourne dans un sens ou dans un autre, la tige tf est repoussée vers la plaque NM du cadran ou ramenée en sens contraire. Or, la tige ^ ' et le levier coudé t étant fixés aux extrémités de la pièce ss mobile autour de l'axe vertical A, leurs mouvements sont nécessairement solidaires et de sens contraires. Il en résulte que quand, par le mouvement de rotation du disque U, la tige /' egt repoussée vers la plaque MN, la tension du ressort r est augmentée; dans le cas contraire, le ressort r est détendu. La petite clef suspendue à la boîte du récepteur (fig. 35) permet de faire tourner le carré k du petit cadran placé à Tangle supérieur droit, de faire varier la position du disque U, et de donner au ressort antagoniste r la tension convenable pour que la palette P marche régulièrement^

L'employé doit toujours avoir la possibilitéde manœuvrer le récepteur à la main, et de ramener son aiguille sur la croix. Le contact G et son axe aa sont supportés par un levier horizontal CD, mobile autour de son extrémité C et retenu dans sa position normale par un ressort à boudin r'; l'étendue des mouvements de ce levier est très faible, et limitée par une vis d engagée dans un trou elliptique. Sur l'extrémité libre D de ce levier repose une tige verticale terminée par un bouton \ sur lequel appuie une autre petite tigeierminée par un bouton I qui fait saillie à la partie supérieure de la botte du récepteur (fig. 35). 11 suffit de poser le doigt sur le bouton extérieur I pour peser sur le bouton r et sur l'extrémité D du levier par l'intermédiaire de la tige verticale. A ce levier CD est fixé un an»ét E qui, dans sa position normale, laisse passer librement la goupille o de rcchappenient R. Abaissons rcxlrémilé D du levier en

128 APPAREILS TÉliGRAPHiQUBS.

pesant sur le bouton extérieur I ; le contact G s'abaisse et réchappement est dégagé ; en même temps l'extrémité supérieure de Tarrêt E s'incline vers le centre de l'échappement, de manière à barrer le passage à la goupille o. Le mouvement d'horlogerie, l'échapp^nent R et l'aiguille du cadran, marchent donc jusqu'à ce que la goupille o heurte l'extrémité de l'arrêt E. Dans cette position, l'aiguille du cadran est sur la lettre Z, et le contact G se trouve audessous et en face du milieu de l'intervalle de deux dents de la roue postérieure de l'échappement. Cessons alors de peser sur le bouton extérieur I; le levier CD est ramené à sa position normale par le ressort antagoniste r', et l'arrêt E est relevé en même temps que le contact G qui vient se placer entre deux dents de la roue postérieure, La goupille o se trouve dégagée, et l'échappement R tourne jusqu'à ce que la dent de la roue postérieure heurte le contact G, c'est-à-dire d'wn vingt-sixième de circonférence ; par conséquent, l'aiguille du cadran avance elle-même d'une division et s'arrête sur la croix. Quelle que soit la position de l'aiguille sur le cadran, il est donc toujours possible de la ramener instantanément sur la croix par une seule pesée sur le' bouton extérieur I de la botte du récepteur.

ConposiUoB d'an jposte. — Un poste mtermédiaire W (fig. 39 ), con-espondant avec un poste à gauche par le fil V, et avec un poste à droite par le fil V, se compose essentiellement d'un manipulateur, et d'un récepteur placé sur une planchette en face et au-dessus du manipulateur; deux sonneries^ deux boussoles et deux paratonnerres P, P' sont symétriquement diafribués à gauche et à droite du ré-

TÉLiGRAPËfi Dft M. BâfiODfiT. iii

cepteur. Le manipulateur placé sur une table horizontale fonctionne par les deux côtés. Le fil de ligne V du poste correspondant de gauche traverse le paratonnerre et la boussole de gauche, et vient se fixer à la borne L du manipulateur ; le fil de ligne V du poste correspondant de

Fig. 39.

droite traverse le paratonnerre et la boussole de droite, et vient se Mec à la borne L' du manipulateur. De la borne R du manipulateur pnrt uu fil qui se rend à une des bornes extérieures du récepteur. La borne G du manipulateur communique avec le pôle positif de la pile du poste par l'intermédiaire du commutateur K. La borne-S du manipulateur est reliée par un fil à une des bornes exté-

130 APPAREILS TÉLÉGRAPHiQUES.

rieures de la sonnerie de gauche. La borne S' du manipulateur communique par un fil avec une des bornes extérieures de la sonnerie de droite. Enfin des deuxièmes bornes du récepteur et des deux sonneries partent des fils qui aboutissent à une bande métallique TT; cette bande TTœmmun^ueelle^^ avec le pôlen^atif de . la pile du poste et avec uw largue |^que métallique protpndéaient enfouie ,dans le soL Les communications du côté gauche du manipulateur, la boussole, la sonnerie, le paratonnerre degauch^<> et le récepteur, servent à corjnespondre par le fil Y avec le poste de gauche. Leis communications du côté droit du manipulateur, la boussole, la sonnerie., le palratonnerre de droite, et le récepteur, servent à, correspondre par le fil V avec le poste de droite.

Dans un poste tête de ligne, le manipulateur ne fonctionne évidemment que par un côté. Dans ce cas, on n'a besoin, que d'un manipulateur, d'un récepteur, d'une boussole, d'une sonnme et d'un paratonnerre.

Dans ^intérieur des postes» on doit Veiller avec beaucoup de^soin à maintenir Tisolément des fils de communication. Dan&cebut-et pour cet usage^ on emploie toujours des fils métalliques recouverts d'une enveloppe épaisse de gutta-percha.

Corresp^adance.-»- Soit W (fig. /iO) un poste eu communication avec deux postes Voisins, Tun à gauche V^ l'autre à droite V.

A l'état de repos, dans la position d'attente^ la manivelle du manipulateur et l'aiguille du récepteur de chaque poste sont sur la croix; les deux commutateurs N, N', sont

TBLÉGaAPilK DK M. BHÉGUBT. 131

en oommunication avec les sonneries correspondantes par les bornes S, S'.

Supposons que le poste de gauche V veuille correspondre avec le poste W. L'employé de ce poste V met le commutateur de son manipulateur en communication avec la pile de ligne, fait décrire à la manivelle un tour entier, et envoie ainsi sur la ligne un courant qui pénètre dans le poste W, dévie l'aiguille de la boussole de gauche, gagne la borne L du manipulateur, le commutateur N, et se rend à la sonnerie de gauche qu'il met en mouvement. L'employé du poste W, averti par le tintement de la sonnerie, met son commutateur N sur le contact r qui sert à établir la communication delà ligneVaveclapiledelignedu poste W; puis il fait décrire un tour entier à la manivelle de son manipulateur, et l'arrête sur la croix. Le courant de la pile du poste W, lancé sur la ligne, agit sur l'aiguille du récepteur du poste V et lui fait décrire un tour entier. L'employé du poste V est ainsi prévenu que le poste W est prêt à recevoir. Si cependant l'employé du poste W est occupé avec le poste V au moment où il est attaqué par le poste V, il se borne à passer au poste V les deux lettres A,Z (attendez), et quand il est devenu libre de recevoir, il prévient en faisant décrire un tour entier à la manivelle de son manipulateur.

Du moment que le poste West libre, Temployédu poste V transmet sa dépêche lettre par lettre, en ayant soin de s'arrêter sur chaque lettre qu'il Veut indiquer; ces lettres sont exactement reproduites par l'aiguille du récepteur du poste W. A la fin de chaque mot, l'employé qui expédie ramène la manivelle de son manipulateur à la

croix. Quand la dépêche est terminée, l'employé qui expédie fait un tour de manivelle en s'arrêtant sur la lettre Z, et revient à la croix: cela s'appelle le final. Le correspondant qui le l'eçoit envoie alors les deux lettres C, 0, pour indiquer qu'il a compris. Puis les employés des deux postes V, W, remettent les commutateurs de leurs manipulateurs en communication avec les sonneries. Quand la dépêche contient des chiffres, l'employé qui expédie prévient son correspondant que les signaux suivants indiquent des chiffres, en faisant passer deux fois de suite la lettre C. On prévient que la série des chiffies est terminée et qu'on revient aux lettres, en arrêtant deux fois la manivelle du manipulateur sur la croix (1).

Pendant la transmission, l'employé qui envoie doit toujours tourner la manivelle dans le même sens, c'est le seul moyen de conserver une concordance complète entre les indications du manipulateur et celles du récepteur du poste qui reçoit.

V Avec un appareil bien réglé, un employé peut facilement transmettre de soixante à quatre-vingt-dix lettres par minute ; mais ce nombre est bien éloigné de la limite d'action de l'appareil. Les récepteurs de M. Bréguet peuvent faire jusqu'à quatre mille signaux par minute; cela permet à l'employé d'imprimer une très grande vitesse à la manivelle de son manipulateur, quand il passe d'une lettre de la dépêche à la suivante.

' (1) Les sigûaui qui servent à iDdiquer le passage des lettres aui chiffres et le retour aui lettres , ainsi qne les divers signaui réglementaires, varient dans les diverses administrations de chemins de fer.

TÉLÉGRAPHE DE M. ftEÉGUÈt. 133

Si, dans le cours d'une transmission, les signaux deviennent inintelligibles, on arrête le coiTespondant par un tour de la manivelle du manipulateur ; cela s'appelle

Fiç. 40.

couper la dépêche ; 0T\ ratnène l'aiguille du récepteur à la croix à Taide du bouton I placé à la partie supérieure de la boite (fig. 35), et Ton attend un certain temps pour permettre au correspondant d'exécuter la môme opération. Puis on lui passe les deux lettres R, R {répétez)^ suivies du dernier mot compris et du final. Le correspondant, connaissant la partie de la dépêche qu'il doit répéter, recommence la transmission.

V6U APPAREILS TÉLÉGRAPHIQOES.

Sur les lignes des chemins de fer, on abrège quelquelbis la transmission en employant des signes conventionnels. A Taide d'un signal déterminé d'avance, remployé du poste qui envoie prévient l'employé du poste qui reçoit qiiielacorreepQuda»ce va s'établir en signes conventionnels.

Oii^nd le poste ,V veut correspondre directement avec un i>osite plus éloigné que le poste W avec lequel il est en communication permanente, l'employé demande la communication directe par un tour de manivelle de son manipulateur qu'il fait suivre du nom du poste avec lequel il veut se mettre en rclaticML; il a soin d'indiquer en même temps le nombre de minutes que peut exiger la transmis- . sion de sa dépêche. Immédiatement l'employé du poste W répond C,0, transmet la même demande au poste suivant V, et met ses deux commutateurs N, N', sur la plaque de communication directe marquée CD. La demande est ainsi transmise de proche en proche au poste demandé, qui se trouve bientôt en communication directe avec le poste Vç et peut recevoir la dépêche sans que tes postes ihterniédiairesen aient connaissance. Seulement, dans chacun des postes intermédiaires, les boussoles sont agitées tant que dure la correspondance. Le retour des boussoles à l'état de repos avertit que la transmission est achevée ; les employés des postes intermédiaires peuvent profiter de ce signal pour reprendre la position d'attente, en remettant les commutateurs des manipulateurs en (iommunioation avec les sonneries.

La communication directe petit aussi être établie par l'intermédiaire des deux paratonnerres P, P'. Pour cela il

TÉLÉGRAPHB ▲ RBNVgRSEMENT DU COURANT. 135

suffit de pousser le commutateur de chacun de ces paratonnerres sur la goutte de suif CD (tig. 2k); dans ce cas, les deux lignes communiquent par le fil qui relie les boutons E des deux paratonnerres, et le circuit ne passe pas dans les boussoles du poste.

Vélégraphe à wmawmmmmkï du eourant, de M. BrégiMt,

Le télégraphe à renversement de H. Br^uetest un appareil à cadran en tout semblable au précédent ; seulement, au lieu d'émettre sur la ligne une série de courants interrompus, cette nouvelle disposition permet de la faire traverser par des courants alternativement de sens contraires. Le manipulateuret le mécanisme deFéchappemenf du récepteur sont construits d'après les principes exposés dans le paragraphe précédent, la correspondance se fait delà même manière; nous n'avons donc à insister que sur les dispositions particulières qui permettent de renverser le courant dans le manipulateur et d'utiliser les courants alternatifs dans le récepteur.

Manipoiateiir. — Le levier (fig. H) qui tourne autour de la colonne sous la double influence de la manivelle H et de la roue à gorge, se compose de deux pièces mé^talHques G, G', isolées Tune de l'autre au moyen d'une plaque d'ivoire et oscillant nécessairement en sens contraires. La partie G' est ainsi isolée de la colonne et ne communique jamais avec le cadran. L'extrémité libre de la partie G porte une lame métallique horizontale qui presse, à l'état de repos, sur une petite pièce métallique a, et qui quitte cette pièce dans ses mouvements d'excursion à droite et à

gauche. Au-dessous de cette lame horizontale, rextrémilé du levier est armée d'une seconde lame verticale indiquée en lignes ponctuées, trop courte pour toucher la pièce a, et qui vient butter alternativement contre les petites vis métalliques p, p'. L*extrémité libre de la partie G' est aussi

Fîg. 41.

armée de deux lames métalliques, Tune horizontale et supérieure, l'autre verticale et indiquée en lignes ponctuées. La lame horizontale re^ie comtamment appuyée sur la pièce métallique 6, et la lame verticale vient butter alternativement contre les deux vis métalliques v, v'.

La borne T communique avec la terre, la borne G avec le pôle positif, et la borne Z avec le pôle négatif de la pile.

La borne G communique en outre d'une manière per-

TÉLB6RÂPHB ▲ RENYBRSBMBNT DU GOURANT. 1S7

manente avec les vis p' et v', et la borne Z avec les vis /?eti?.

La pièce métallique 6, et par suite la partie G' du le* vier, communique constamment avec la borne T, et, par son intermédiaire, avec la terre.

La petite pièce métallique a est en communication per* manente avec la borne R, qui elle-même communique avec le récepteur du poste.

Les autres communications sont les mêmes que celles du manipulateur du tél^aphe à cadran précédemment décrit, page 11 a, figure 36.

A l'état de repos, lorsque la manivelle est sur la croix ^ le levier G, G' a la position indiquée sur la figure. Les lames horizontales de ses extrémités reposent sur h et a, les lames verticales sont comprises entre les vis latérales sans les toucher : c'est la position de réception. Si, en effet, un des commutateurs N ou N' est placé sur un des contacts r ou r', le courant transmis passe dans ce commutateur, gagne par ce contact le cadran de Fappareil, le levier G, la petite pièce a, et de là se rend au récepteur du poste par la borne R.

Faisons tourner la manivelle du manipulateur, et arré- * tons-la sur le secteui* impair marqué 1. La dent du levier G est engagée dans la rainure sinueuse de la roue, de manière que, quand la manivelle est au milieu de sa course sur la ligne de séparation du secteur de la croix et du secteur 1 , la lame horizontale de son extrémité libre quitte la pièce a, et la lame verticale heurte la vis p qui communique avec le pôle négatif de la pile; en même temps la lame verticale de la partie 6' touche la vis t/,

et met le pôle positif de la pile en communication avec le sol par Tintermédiaire de la pièce h que la lame horizontale n*a pas quittée. Quand donc la manivelle est arrivée à moitié de sa course, un courant négatif est émis sur la ligne. Pendant que la manivelle parcourt l'autre moitié de sa course pour s'arrêter sur le secteur impair 1 , le levier est ramené à sa position de repos, les deux lames verticales quittent les vis ;>, v\ et la lame horizontale de l'extrémité G se replace sur la pièce a : le coxx- T^ntnégatifesi interrompu.— Faisons maintenant passer la manivelle M du secteur impair 1 au secteur pair marqué 2. Le levier G, G', est de nouveau entraîné, mais il exécute un mouvement inverse du précédent. Quand la manivelle est au milieu de sa course sur la ligne de séparation du secteur 1 et du secteur 2, la lame verticale de G touche la vis p', et la lame verticale de G' touche la vis t? : le pôle positif de la pile est en communication avec la ligne et son pôle négatif avec la terre; un cx)urant positif ^i émis sur la ligne. Pendant que la manivelle parcourt l'autre moitié de sa course pour s'arrêter sur le secteur joa/r 2, le levier est ramené à la position de repos, les deux lames verticales quittent les deux vis/)', t?, et la lame horizontale de l'extrémité G se replace sur]^la pièce a : le courant positif est interrompu.

Il est facile de voir, en continuant à suivre les mouvements du levier G, G', que, pendant une rotation entière de la manivelle M , la ligne est traversée par treize courants négatifs et par treize courants positifs, qui alternent. Le courant est négatif quand la manivelle passe d'un secteur pair à un secteur impair, et positif

TiLÉGRAPBE A RENVERSEMENT DO CODRANT. 139

quand il passe d'un secteur impair à un secteur pair. Réeei^iir. — Le récepteur de cet appareil est fondé sur les mêmes principes que celui du télégraphe à cadran ordinaire; mais la palette qui règle les mouvements de l'échappement et de l'aiguille a dû être modifiée de manière à obéir aux renversements du courant, cl à rester insensible à ses interruptions. La figure 62 représente les dispositions qui satisfont à ces conditions et assurent la régularité des oscillations de la palette.

Fig. 4Î.

La palette est un électro-aimant horizontal E dont le noyau métallique est armé de deux ailettes verticales de ïev doux 0,0. L*électro-aîmant peut tourner autour d'un axe horizontal passant par les extrémités des deux vis latérales V,V'. Une .extrémité du fil de la bobine vient se fixer à la borne intérieure X', qui communique avec la

mO APPAREILS TÉLÉGRAPHIQUES.

borne extérieure X par laquelle arrive le courant. L*autre extrtmité du fil s'attache à la borne intérieure Y', qui communique avec la borne extérieure Y à laquelle aboutit le fil de terre. L'électro-aimant est en outre armé d'une queue métallique q qui règle le jeu de l'échappement du mouvement d'horlogerie, comme dans le récepteur de l'appareil à cadran (fig. 36, page 120).

Les deux ailettes de fer douxo, o, viennent se placer entre les surfaces polaires de deux aimants en fer à cheval a, a\ Ces deux aimants sont fixés sur un plan horizontal; leurs pôles de noms contraires sont en présence et séparés par un intervalle qui permet aux ailettes 0,0, d'osciller de l'un à l'autre. A l'état de repos, quand l'aiguille indicatrice du cadran est sur la croix, les ailettes de fer doux 0, 0, appuient contre les surfaces polaires de l'aimant a'. Le premier courant transmis sur la ligne donne au noyau de l'électre-aimant E, et, par suite, aux ailettes de fer doux 0, 0, qui représentent ses surfaces terminales, une polarité identique avec celle de l'aimant a'. Les ailettes sont repoussées par a\ font tourner l'électroaimant E sur son axe horizontal, viennent se coller contre les surfaces polaires de l'aimant a, et conservent la même position quand le courant de la ligne est interrompu. Le second courant émis sur la Ugne, ayant un sens contraire à celui du premier, change la polarité des ailettes 0,0, qui sont alors repoussées par l'aimant a, entraînent l'éleotro-aimant E, et viennent se coller contre les surfaces polaires de l'aimant a'.

En résumé, à chaque changement de sens du courant de la ligne, la polarité des ailettes 0, 0, est renversée; ces

TÉLÉGRAPHE A CADHAN DK M. FBOMBNT. 1/»1

ailettes oscillent en avant ou enainère, et Mectroaimant exécute sur son axe un mouvement de rotation correspondant : il en résulte que les ailettes o, o, et la queue 9 invariablement fixée à Télectro-aimant E, exécutent une série d'oscillations de sens contraires. Ces oscillations de la queue; agissent sur Téchappement du mouvement d'horlogerie comme dans l'appareil de la figure 36, et en règlent le Jeu de manière que l'aiguille indicatrice du cadran avance d'une lettre h chaque renversement du courant de la ligne.

Télégrapiie à eadran de K. Fromeat.

Le télégraphe à cadran de M. Froment est remarquable par le mécanisme du manipulateur. L'ensemble de l'appareil est représenté dans la figure 43 ; ce modèle, construit par M. Bréguet, ne diffère du modèle de M. Froment que par la disposition adoptée pour produire les intermittences du courant. Le récepteur de ce télégraphe est un récepteur à cadran tel que celui de la figure 35^ (page 118); le manipulateur seul doit nous occuper.

Ce manipulateur est un clavier de piano; les touches, au nombre de vingt-six, sont disposées sur deux rangées. Sur les touches de la rangée supérieure et postérieure sont gravées la croix ou signe final, et les douze premières lettres de l'alphabet; les touches de la rangée inférieure et antérieure sont consacrées aux treize dernières lettres de l'alphabet. Au-dessous du clavier est placé un mouvement d'horlogerie dont la roue d'échappement est une roue à gorge sinueuse A, en tout semblable à celle du ma-

iU'2

nipulateur du télégraphe à cadran de M. Bréguet (fig. 3ft, page 116). Dans la gorge de cette roue A s'engage Textré-

Fig. 43

mité d'un levier B; Tautre extrémité du levier est munie d'une lame métallique élastique qui, quand la roue A est en mouvement, oscille entre les vis Vy v\ et règle les intermittences du courant.

ta roue d'échappement A porte (fig. hh) une dent d qui entre en prise avec un cliquet c maintenu dans sa position par un ressort r. Tant que la dent d est en prise, le mouvement d'horlogerie M et la roue A restent immobiles ; mais quand le cliquet c est relevé, la dent d est dégagée, le mouvement d'horlogerie entre en jeu, la roue A tourne, et l'extrémité libre du levier B oscille entre les vis

TÉLÉGRAPHE A CADRAN DB U. FROMENT. l&S

V, v'. Cette figure indique encore comment chaque touche du clavier, en s'abaissant, bascule sur le couteau F, et

Fig. 44.

comment elle est relevée par le ressort à boudin accroché a son extrémité postérieure, quand elle est abandonnée à elle-même.

Immédiatement au-dessous des touches et tout le long du clavier, règne (fig. 45) une barre de bois TT destinée à agir à volonté sur le cliquet c de la roue d'échappement

A. Cette barre TT est fixée, par deux tringles métalliques

B, H', à un cylindre métallique Y placé au-dessous du couteau FF, sur lequel basculent les touches. Ce cylindre Y, qui peut tourner sur son axe, est muni d'un fort res=sort à boudin Z destiné à le ramener à sa position primitive, et à relever la bai're TT quand elle a été abaissée.

Supposons que le doigt appuie sur une touche, la barre TT abaissée frappe l'extrémité libre du cliquet c (fig. UU), et dégage la dent d : le mouvement d'horlogerie et la roue A

l4/i Ât»PARElLS TÉLÊGRAl»BIOtifiS.

tournent, l'extréÉQité du levier B (fig. 43) oscille entre les vis V, t;', et le courant est alternativement établi et interrompu. Quand la toudie est abandonnée à elle-même, elle se relève en même temps que la barre TT; le cliquet c, pressé par le ressort r, s'abaisse : le mouvement d*horlogerie, la roue A et le levier B s'arrêtent simultanément au moment où la dent d vient heurter contre l'extrémité du cliquet.

Le nombre des alternatives du courant dépend du nombre des oscillations du levier B, et, par suite, de rétendue du mouvement angulaire de la roue A. Pour que cet appareil devienne apte à la correspondance télé-

Fig. 45.

graphique, il suffît donc d'ajouter un organe qui fasse dépendre l'étendue du mouvement angulaire de la roue A du rang de la touche abaissée, c'est-à-dire de la lettre ou du signe que l'on veut expédier. Ce problème a été résolu par H. Froment d'une manière à la fois très simple, très ingénieuse et très sûra Au centre de la roue A est implanté solidement un

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