‹ Télégraphie électriqueChapitre 23 sur 52 · APPAREIL DE M. HUGHES · texte numérisé non relu

APPAREIL DE M. HUGHES

La roue des types est verticale; sa tranche porte les lettres de Talphabet^ et frotte continuellement contre un tampon imbibé d'encre. Un système de rouages, mis en jeu par un poids et dont la marche est régularisée par une lame vibrante, met la roue des types en mouvement ; il entraîne, en outre, un organe destiné à établir les contacts électriques, qui tourne avec une grande vitesse audessus d'un disque métallique fixe, sam le toucher. Un clavier de piano porte, comme la roue des types, toutes les lettres de Talphabet, un point et un blanc. — Un peu au-dessous de la roue des types, se trouve une bande de papier immobile, sur laquelle se fera l'impression des dépêches.

Sur le socle de l'appareil est fixé un eAmant permanent en fer à cheval. Ses branches sont entourées de bobines; une armature de fer doux, sollicitée par un fort ressort antagoniste, est appliquée sur ses surfaces polaires. Lorsque le courant passe dans le fil des bobines, l'intensité magnétique de l'aimant s'affaiblit; l'armature mobile, sollicitée par le ressort, se détache des surfaces polaires, et agit sur un excentrique qui soulève la bande de papier, 'la fait butter contre la tranche de la roue des types, et la fait avancer d'un intervalle déterminé.

Lorsqu'on appuie le doigt sur une touche du clavier, une languette métallique fait saillie au-dessus du disque Gxe, au point correspondant à la lettre gravée sur la touche abaissée ; l'organe des contacts, en passant, ferme le civcuit sans s'arrêter^ et le courant s'élance sur la ligne.

Supposons deux postes munis chacun d'un appareil et réums jmr m fll 4e ligne, Les appareils marchent syn^

2ia APPAREILS TÉLÉGRAPHIQOES.

clironiquemenf ; tout est réglé de manière que, pendant toute la durée de la rotation des deux roues des types, la même lettre passe toujours de part et d'autre dans la verticale au^essus de la bande de papi^. La solution du synchronisme obtenue par des lames vibrantes parait bonne, et rendue suffisamment pratique au moyen d'une correction qui s*opère toutes les fois qu'une lettre s'imprime.

L'employé qui expédie abaisse une touche du clavier; au moment où le circuit est fermé par l'organe des contacts, la lettre gravée sur la touche abaissée passe par le diamètre vertical de la roue des types dans les deux postes correspondants. Au même moment, le courant affaiblit l'intensité magnétique de l'aimant permanent du poste qui reçoit ; l'armature de fer doux est détachée par le circuit antagoniste; la bande de papier est soulevée, pressée contre la roue des types; et, puisque le synchronisme est maintenu, c'est la lettre gravée sur la touche abaissée dans le poste de départ qui est imprimée sur la bande de papier du poste d'arrivée.

L'électricité a peu à faire; le rôle du courant se borne à affaiblir assez l'aimant permanent pour ]|5ermettre à l'armature de céder à la traction du ressort antagoniste. Aussi cet appareil: peut-il marcher sous l'influence de courants d'intensité relativement faible et même peu constante, pourvu que les variations ne dépassent pas certaines limites assez éloignées. Enfin, et c'est le point le plus remarquable, il ne faut qu'wne émission de courant pour faire une lettre, tandis que le système Morse en exige trois en moyenne. Dans l'article 3 du cha-

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