MONITEURS ÉLECTRIQUES
une pile dont le pôle négatif communique avec le sol par les roues et par les rails, et dont le pôle positif communique constamment, au moyen de frotteurs, avec les deux fils parallèles aux rails; une sonnerie, placée sur chaque locomotive, reste constamment intercalée dans le circuit. Dans l'état normal, les fils étant isolés du sol, les courants des piles ne peuvent pas circuler.
Si un accident de quelque gravité arrive sur la voie, le cantonnier met un des fils en communication avec le sol. Au moment où les frotteurs de la pile du convoi en marche atteignent l'extrémité de la section de ce fil, le circuit est fermé; la sonnerie d'alarme entre en jeu, et prévient le mécanicien qu'il doit arrêter.
Supposons deux trains engagés sur la même voie et allant à la rencontre l'un de l'autre. Au moment où les frotteurs de leurs piles touchent la même section de l'un des deux fils, c'est-à-dire à au moins 800 kilomètres de distance, les deux circuits sont fermés. Les deux piles sont en opposition, et, par suite, rien ne devrait passer; mais chacune d'elles est armée d'un commutateur qui marche sous l'influence d'un mouvement d'horlogerie, et renverse continuellement les communications des pôles de ces piles avec les conducteurs. De cette manière, le circuit de chacune des deux piles se complète par la sonnerie de l'autre ; les deux mécaniciens reçoivent en même temps le signal, ont le temps de serrer les freins et d'éviter une collision.
Quelquefois la locomotive porte une pile qui, par ses deux pôles, communique avec deux longs fils placés le
long des ^aggons, et réunis à l'arrière du train. Une sonnerie intercalée dans le circuit enlre en jeu au moment où le courant est «nterrompu, et reste au repos tant que le courant passe. Si, pendant la marche, le train se divise, les fils sont brisés, le circuit électro-dynamique est rompu, et le sonnerie donne le signal d*alarme. Quand le chef de tram veut donner au mécanicien le signal d'arrêt, il lui suflfit d'interrompre le courant, en rompant le circuit.