CHAPITRE PREMIER
Avant d'aborder l'iiistoire des systèmes de télégraphie électrique, nous devons nous occuper de l*étude du circuit électro-dynamique qui relie les postes d'une même ligne. — Les fils conducteurs du courant sont tantôt tendus en plein air sur des poteaux de bois plantés le long des routes ordinaires ou des voies ferrées, tantôt recouverts d'une enveloppe isolante qui permet de les placer dans des conduits souterrains, et même de les immerger dans les eaux des grands fleuves, des lacs et des mers
&ignef aérienne!.
Les communications des premiers télégraphes électriques furent établies avec des fils de cuivre de deux millimètres de diamètre. Malgré la grande conductibilité de ce métal, on fut bientôt obligé de renoncer à son emploi. L'expérience a montré que les fils de cuivre ne conservent pas longtemps leur élasticité, ne peuvent pas supporter de fortes charges, deviennent cassants sous l'influence des variations brusques de température. IjQ cuivre a généralement été remplacé par le fer. En France, les postes télé-
graphiques sont reliés par des lils de fer recuits de quatre millimètres de diamètre.
Pour préserver les fils de fer contre Faction de Tair, on les recouvre, avant de les poser, d'une couche très mince de zinc. Une pellicule d'oxyde de zinc se produit très rapidement à la surface de ces fils galvanises, forme un vernis imperméable et protège les parties profondes. — Dans le but de rendre Tisolement des fils aériens plus complet, on avait proposé de les enduire d'une ou plusieurs couches de peinture. On a renoncé à cette pratique, parce qu'aux points de suspension des conducteurs, les frottements occasionnés par les agitations continuelles des fils détruisent promptement tous les enduits. A ce sujet, nous ferons observer que si les couches de peinture ne peuvent empêcher les pertes de courant qui se produisent aux points d'appui, elles n'en resteraient pas moins efficaces contre les dérangements connus sous le nom de mélange des fils et contre les déperditions considérables d'électricité occasionnées par le contact de la surface des conducteurs et d'une atmosphère humide.
Le long des routes et des voies ferrées, les fils sont soutenus par des poteaux de bois dont la longueur varie, suivant les exigences des localités et le nombre des fils de la ligne, entre 6 et 10 mètres. Ces poteaux sont ordinairement des brins de pin ou de sapin enfoncés dans le sol à une profondeur qui varie entre 1™,50 et 2 mètres. Afin qu'ils puissent résister à l'action des vents et à toutes les causes accidentelles qui mettent leur solidité à l'épreuve, leur diamètre au sommet doit être de 8 centimètres pour les supports de 6 mètres, et de 10 centimètres pour ceux