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la surikoe de zinc attaquée diminaerait dans le rapport de 0,25 à i.
Cette substitution réduirait donc sensiblement les frais de premier établissement de la pile de ligne, puisque les surfaces de zinc attaquées dans la nouvelle pile et dans la pile ordinaire seraient dans le rapport 8,32 à 60, ou de 1 à ft,8.
Mais hàtons*nous d'ajouter que cette économie serait plus apparente que réelle. En effet, lorsque deux piles composées de couples de même nature et ne différant que par rétendue des plaques métalliques fournissent des courants de même intensité, la consommation du zinc dans diacun des couples des deux électromoteurs est évidemment la même. Dans Texemple précédemment choisi, pour une même durée de transmission, la quantité de zinc dépensée par la pile à couples réduits serait donc sensiblement double de celle qu'exige la pile ordinaire. Mais, en outre, les liquides actifs s'épuisent d'autant plus vite et doivent être d'autant plus fréquemment renouvelés, que les dimensions des éléments voltalques sont plus faibles. On voit donc qu'en définitive, l'adoption des couples réduits aurait pour résultat incontestable de rendre l'entretien de l'électromoteur plus difficile et la correspondance télégraphique plus coûteuse.
Sur les longues lignes, une même pile sert souvent h correspondre simultanément sur deux ou plusieurs fils. Pour qu'un semblable mode de communication puisse être adopté avec avantage, il est nécessaire (page 242) que la résistance de l'électromoteur soit très faible par rapport à celle de la ligne. Les piles généralement em-
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ployées permettent de recourir à ce genre de correspondance ; en raison des grandes dimensions de leurs couples, elles constituent de véritables réservoirs d'électricité qui se prêtent à tous les besoins du service. Avec les couples réduits, la résistance de Télectromoteur serait évidemment trop considérable pour que, dans aucun cas, ce genre de communication simultanée pût être établi.
Nous devons enfin signaler un inconvénient grave qui résulterait de l'emploi de couples très petits sur les longues lignes. En eifet, les expériences de M. Guillemin montrent (page 295) qu'à partir des dimensions ordinaires des couples généralement adoptés, la durée de l'état variable du courant s'allonge, et, par suite, la transmission devient moins rapide à mesure que l'étendue superficielle des éléments voltaïques diminue.
Il résulte évidemment de cet examen que, sur les lon^ gués lignes, il y a avantage à employer des piles de très faible résistance, et h conserver aux éléments voltaïques les dimensions consacrées par un long usage.
Quand les postes correspondants sont séparés par de faibles distances, la durée de l'état variable est toujours chose négligeable et la communication simultanée n'est jamais établie ; on comprend donc que sur les très courtes lignes, on puisse sans inconvénient substituer des couples réduits aux couples ordinaires.
Pour l'établissement des appareils télégraphiques mobiles, cette substitution a des avantages incontestables. Dans les postes temporaires, en efiet, la pile ne fonctionne jamais que sur de très courts circuits : on peut donc, sans porter atteinte à la rapidité de la transmis-