COMMUNICATION SIMULTANÉE DES POST£S
Puisque les deux courants dérivés t|, t,. sontégaux^ les résistances a?2, x.^ de leurs circuits doivent être égales. Déplus, chacun de ces deux courants dérivés doit être le tiers de 1". Par conséquent, chacune des résistances x^,x^, doit être égale à trois fois la résistance (r" -f- X''') qu'éprouve le courant partiel l". Ces conditions donnent
Cette équation permet de déterminer les valeurs des résistances additionnelles qu'il faut introduire dans les circuits des postes P", P'", pour que chacun d'eux reçoive un courant d'intensité — .
Les valeurs de x^^x^^ donnent
EnGn lé courant dérivé t^ est le cinquième du courant partiel V; par conséquent, la résistance x^ doit être égale à cinq fois la résistance (/ -|- ^'0 qtr'éprouve le cODfaiïi pareiel I'. Cette condition donne
Cette éqtiatkm sert à défterminer la valeur de la résistance de
la bobine additioiitielle, qu'il est nécessaire d'Introduire dans le citcuit du poste P' pour quMî reçoive un courant dont Tintensilé
soit-.
Cette valeur de x^ donne
d'où l*on tire facilement, en remplaçant X' par sa valeur dans Tcxpression de X :
6 (nR + r) + 5r' + 3r" + ocq' nE
(2)i, - ia =-i5 = »4 = »5 -= h -=
6 (nR + r) + Si-' + 3r'' -f a;.
En donnant aux intensités de ces six courants dérivés la valeur
commune — - nécessaire et suffisante pour faire marcher ré- 1 8,5
gulièrement un récepteur de télégraphe Morse, nous avons
6 (nR + r) + 5r' + 3r" + Xq "^ 18,5 *
d'où, en remplaçant R par sa valeur 4 kilomètre, nous tirons:
6r + 5r^ + Sr'f + œ, (3) n = j^^^ .
Cette dernière équation fournit le nombre n de couples qu'il faut employer pour que le poste principal P puisse simultanément envoyer à chacun des six postes du réseau un courant
d'intensité - — - capable de faire marcher régulièrement son 48,5
récepteur.
Appliquons ce système de communication au réseau télégra-
COMMUNICATION SIMULTANÉE DES POSTES. i\2\
phique du Nord. Dans ce cas, il faut supposer que, dans la figure 4 00, la station centrale est Paris. —Amiens, placé en B, représente le poste P' ; son récepteur s'embranche en dérivation sur le fil de ligne.— Arras, placé en C, représente le poste P"; de C partent deux fils de dérivation , l'un pour le récepteur d'Arras, l'autre pour Valenciennes,qui représente P'". — Lille, placé en D, représente le poste P>^ ; en D, la ligne fournit un premier fil de dérivation au récepteur de Lille, un second fil de dérivation pour Dunkerque, qui représente le poste P'^, et se continue directement jusqu'à Calais, qui représente le poste P^'. De celte manière, nous aurons :
r = distance de Paris à Amiens = 4 57 kilomètres, r' = distance d'Amiens à Arras =68 r" = distance d'Arras à Lille = 58
De plus, la distance de Lille à Calais étant de 4 03 kilomètres, et la bobine du récepteur de Calais représentant une résistance de 200 kilomètres,
a?g = 303 kilomètres.
La substitution de ces valeurs dans l'équation (3) donne, en nombres ronds :
Ainsi, avec une pile de 140 couples Daniell placée à Paris, il serait possible de correspondre simultanément et d'une manière certaine avec les six postes du réseau télégraphique du Nord.