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CHAPITRE II

APPAREILS ACCESSOIRES

SERiit-LAifss. — BoRNBS. — COMMUTATEURS^ coiumutateur rondy commutateur bavarois, commutateurs suimes, rotèces^ commutateurs inverseurs (type à deux manettes parallèles, type à poignée, type à cheville Bourseul, type à manette et à ressorts). — Pabâtonnbares; paratonnerre à pointes mobiles^ paratonnerre à papier, paratonnerre à pointes multiples et à lame isolante, paratonnerre Bertsch, paratonnerre à stries, paratonnerre à bobine sans pointes. — Galvanomètres; galvanomètres horizontaux, galvanomètres verticaux. — Sonneries; sonnerie à mouvement d'horlogerie, sonnerie à trembleur, sonnerie d'appartement avec paratonnerre. — Parleurs, Relais; parleur à indice, parleur à relais, rappel par inversion de courant, relais Froment, relais Willot.

Serre-lames. — Pour faciliter le moiitaKe des élénienls de piles, on fait souvent usage de p(4its instruments appelés srrvelatttf's. On en construit plusieurs niodMes. Un cylindre en laiton porte, dans le sens de sa Iong-ueur (fig. 5), une fente perniellant d'engager les lames des éléments de la pile; une vis de pression assure le contact. Les fils de communication sont engagés dans des trous, à section elliptique, pratiqués dans la masse du cylindre, au-dessus de Tentaille qui reçoit les lames des éléments de la pile; ces conducteurs sont serrés par une secondi» vis de pression taraudant dans Taxr' môme du cylindre.

Bornes. — On appelle bornes de raccord ou plus simplement homes, des plots métalliques, munis de vis de serrage, qui permettent de réunir, par pression, les fils conducteurs, soit entre eux, soit avec les appareils auxquels ils doivent aboutir.

Les modèles, variables à l'infini, peuvent être ramenés à quatre types principaux.

1° Un bloc métallique porte à sa partie inférieure une vis à bois destinée à le fixer sur une table ou sur le socle d'un appareil. C'est la borne dite à queue de cochon. Une ouverture permel^ d^engager les fils à réunir et une vis de pression assure la communication ;

Fig. 5.

Serre-lames.

2<» La borne est pourvue d'une vis à métaux qui s'engage dans un bloc en laiton et le maintient par pression sur la tablette de bois qu'elle traverse ;

Ces deux dispositions sont représentées par la figure 6;

3° Un bloc métallique est encastré dans le socle en bois de l'appareil, et une vis comprime les fils à réunir entre la tète de la vis et le bloc métallique ; c'est ce type que Ton rencontre le plus fréquemment dans les appareils télégraphiques;

4<» Sur un socle rectangulaire en ébonite, que doux vis à bois maintiennent sur la table, s'élève une tige cylindrique en laiton (flg. 7). La première moitié de cette tige, à partir du socle, est filetée de gauche à droite; la seconde moitié, plus mince, est

Fig. 6. — Bornes.

Kig. 7. — Borne à conlre-écroii.

filetée de droite à gauche. Chacune de ces deux parties reçoit un écrou ; les fils à réunir sont pinces entre l'ocrou inférieur et la base métallique de la tige. Il résulte <le la diversité des filetages que l'écrou supérieur immobilise l'écrou inférieur, ce dernier ne peut être desserré que si on a dévissé au préalable l'écrou supérieur. Cette borne se nomme bonif* à conlre-écrou su?* socle en ébonile. On en construit deux modèles qui ne diffèrent que par leurs dimensions.

Commutateurs. — Commutateur rond. — Le commutateur rond (fig. 8) se compose d'un disque en bois 1)1), au contre duquel s'élève une petite colonne servant d'axe à une lamo do laiton R, terminée par une manette en corne N.

La lame de laiton est maintenue sur son axe par une vis de pression. Dans le but de donner de l'élasticité au système, une petite rondelle d'acier, faisant ressort, est intercalée entre la lame cl son support. Une bande métallique d, incrustée dans le socle, unit la colonne qui supporte la manette à une borne située

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sur le bord du disque; c'est sous la vis de celte borne que l'on pince le fil conducteur dont le commutateur est destiné à eflPectuer la permutation. Par un mouvement de rotation de la manette, on peut placer la lame de laiton sur différents plots incrustés dans le socle et garnis de vis <le pression. Ces plots,

Fig. 8. — GonimuUteur rond.

FIg. 0. — fonimutaleur iNiTaroU à 2! directions.

dont la quantité peut être variable, sont disposés, généralement au nombre de trois, a, b, c sur la périphérie du*socle ; on y attache les fds conducteurs, et il est aisé de comprendre que, suivant que la manette est posée sur le premier, le second ou le troisième plot, le courant arrivant par la bande métallique rf à la colonne et à la lame de laiton R prend des directions différentes.

En principe^ le fil f à permuter est tottjoifrs relié à la partie centrale du commutateur rond.

Commutateurs bavarois. — Les commutateurs bavarois (fig. 9 et 10) sont formés par des séries de blocs métalliques, disposés parallèlement sur un socle en ébonite, et par conséquent isolés les uns des autres. Une cheville formée par im tube de laiton creux et fendu dans le sens de sa longueur est garnie, à sa partie supérieure, d'une petite poignée isolante. Cette cheville, placée dans les espaces circulaires ménagés entre les blocs de laiton, fait ressort et établit un bon contact.

Les différents blocs portent chacun un bouton de serrage destiné à recevoir un fil. En plaçant la cheville dans l'un quelconque

Fig. 10. — Commutateur bavarois à 4 directions.

(les trous, il est clair qu'on établit la communication entre les deux blocs correspondant à ce trou et, par suite, entre les fils attachés à ces blocs.

Les commutateurs bavarois, en raison même de leur mode de construction, se prêtent à une foule de combinaisons, dont le nombre dépend uniquement de la quantité des blocs placés sur le socle et du nombre de chevilles dont on dispose.

Les commutateurs bavarois les plus répandus dans les bureaux télégraphiques sont à deux ou à quatre directions. La figure 9 représente un commutateur à deux directions, la figure 10 un commutateur à quatre directions.

On remarquera que l'un des plots est plus grand que les autres ; c'est à ce plot que l'on attache le fil à permuter.

Comnmlateurs siâsses. — Bien que présentant une autre disposition, les commMtat^Krs skîssps sont fondés sur le môme principe que les commutateurs bavarois. C'est toujours une cheville métallique réunissant deux blocs ou deux lames également métalliques.

Plaçons sur une table une série de lames de laiton disposées parallèlement. Posons sur des bouchons une seconde rangée de lames parallèles, mais dans une direction perpendiculaire à celle des premières lames. Il est clair que ces lames ne se touchent pas; il est clair aussi qu'elles n'ont entre elles aucune communication électrique, puisque le liège et le bois sont des substances isolantes; cependant, regardées d'en haut, elles se croiseront à angle droit. A chacun de ces points de croisement, pratiquons un trou dans les deux lames, nous obtiendrons ainsi une série de trous se correspondant deux à deux. Il nous suffiira d'attacher des fils conducteurs ou des appareils télégraphiques aux extrémités de ces lames et de placer des chevilles métalliques dans les trous pour avoir construit un véritable commutateur suisse. En l>ouchant successivement tous les trous avec ime ou avec deux chevilles, il est facile de se rendre compte de toutes les permutations qu'il est possible d'opérer.

Les commutateurs suisses que Ton rencontre encore dans quelques installations télégraphiques ne sont évidemment pas disposés de la sorte, et la description précédente n'est qu'une image destinée à bien faire comprendre le mode de construction de ces instruments.

Dans la pratique, les deux séries de lames ne sont pas complètement visibles. Des bandes métalliques sont disposées sur les deux faces d'un bloc de bois, fixé lui-même sur une planchette (flg. li).

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Los lames horizontales sont au niveau de la surface du bois, les lames verticales sont cacliées et on n'aperçoit que leurs extrémités supérieures.

Chaque lame est munie d'une vis de serrage qui reçoit un iîl de communication. Les chevilles sont analogues à celles que nous venons de décrire en traitant des commutateurs bavarois.

Sî®

dybyyyb

Pig. 11. — Commutateur suisse.

Rosaces. — Les grands commutateurs suisses que Ton plaçait autrefois dans les bureaux importants sont aujourd'hui remplacés par des rosaces {i\^. 12). Ce sont de vastes commutateurs installés sur des panneaux de chêne, dont les dimensions varient suivant l'importance du bureau. Le panneau, rectangulaire ou . circulaire, porte à son centre une ouverture circulaire A par laquelle passe le faisceau F des fils recouverts de gutta-percha qui aboutissent aux appareils télégraphiques. L'extrémité de chacun de ces fils, préalablement dénudée et bien décapée, est soudée à. une agrafe en cuivre B à laquelle s'adapte une étiquette

en ivoire b portant Tindication et le numéro de l'appareil auquel aboutit le fil.

Des bornes à contre-écrou E, du modèle que nous avons déjà décrit, sont vissées sur le panneau, suivant une circonférence, ayant même centre que Touverture A par laquelle pénètrent les fils.

Ces bornes à contre-écrou reçoivent, d'une part, les agrafes <les fils venant des appareils et, de l'autre, les fils de ligne étiquetés comme les premiers. Les fils de ligne sont proloiigés

Lignes

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Appareils

Fig. 12. — Rosace.

depuis leur entrée dans le bureau jusqu'à la rosace par des fils recouverts d'une enveloppe isolante ou par des câbles C.

Les fils de ligne restant attachés d'une manière permanente aux bornes à contre-écrou E, il est aisé, en détachant l'agrafe du fil qui conduit à un appareil déterminé, de mettre cet appareil en communication avec un fil de ligne donné; la disposition circulaire des bornes se prête admirablement à ces permutations.

On j)lace généralement, dans les grands bureaux, une rosace pour les fils de ligne et une autre pour les fils de pile.

Commutateurs inverseurs. — Les co7nmutateurs inverseurs permettent de changer rapidement le sens d'un courant, sans qu'il soit nécessaire de modifier en rien l'installation des éléments de la pile.

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L'administration française en utilise quatre modèles.

Type à deux manettes parallèles. — Deux manettes métalliques, faisant ressort, g, h (fig. 13), sont montées parallèlement sur deux axes c, a; les extrémités a et 6 sont articulées au moyen d'une lame isolante surmontée d'un bouton m; en manœuvrant ce bouton, on déplace d'un môme coup les deux manettes à droite ou à gauche, sans que leur parallélisme soit altéré.

Sur le socle en bois de l'appareil, qui supporte les axes des manettes, sont disposées quatre bornes. Les deux bornes latérales, qui correspondent aux deux pôles de la pile, sont reliées : la borne -f- à Taxe g, la borne — à l'axe h.

Les deux bornes supérieures, qui reçoivent l'une le fil de la ligne télégraphique ou mieux un fil qui aboutit au manipulateur, l'autre un fil en communication avec la terre, sont reliées avec trois petits plots en laiton que

l'on appelle habituellement gouttes de suif, savoir : la borne T avec le plot rf, la borne L avec le plot c, réuni lui-même au plot e.

11 résulte de cette disposition que : lorsque les deux manettes reposent sur les plots c et rf, le pôle positif de la pile est en relation avec la ligne ou avec le manipulateur, le pôle négatif est à la terre; lorsque les deux manettes reposent sur les plots d et e, position figurée en pointillé, le pôle positif de la pile est à la terre et le pôle négatif en relation avec la ligne ou avec le manipulateur.

Type â poignée, — Un axe central A (fig. 14), commandé par une poignée aa', supporte deux ressorts métalliques bb\ dd, juxtaposés, isolés l'un de l'autre, et dont la forme est représentée en B. Sur le disque en bois qui supporte l'axe A, et suivant deux diamètres perpendiculaires de ce disque, sont disposées quatre bornes marquées L, T, C, Z; le fil de ligne, le fil de terre, le pôle positif et le pôle négatif de la pile sont respectivement attachés à ces quatre bornes.

Il est évident que, dans la position figurée, L communique avec Z et T avec C. En faisant tourner la poignée ad de 90*^ dans

Fig. 13. — Commutateur inverseur à deux manettes.

Fig. 14.

Commutateur inverseur à poignée.

22 TÉLEGllAPHIE PRATIQUE

un sens ou dans l'autre, L communiquera avec C, T avec Z.

Les deux plaques i, «' sont en os ; elles sont destinées à recevoir des étiquettes.

Ti/pe à cheville BourseuL — L'inverseur Bourseul est un commutateur à cheville. Quatre plots en laiton (fig. 15), de forme trapézoïdale, sont vissés sur un socle en ébonite.

Chacun do ces plots porte une borne de serrage et la disposition quils affectent sur le socle en ébonite est celle d'un carré de laiton dont on aurait enlevé les diagonales ainsi qu'un carré central ; les quatre plots sont donc bien isolés les uns des autres.

La fiche (fig. 10), qui doit être introduite dans le carré central, a une forme particuhère, que l'on

peut comparer à celle d'un carré dont on aurait abattu deux angles opposés. Les deux angles qui restent sont garnis de pièces de laiton A, B, cuirassant, en quelque sorte, ces deux angles droits. Comme dans le commutateur précédent, les vis de serrage des quatre plots sont marquées L, T, G, Z, et reçoivent les mômes fils de communication. Il est bien évident, dés lors, qu'en plaçant la cheville dans le sens d'une des diagonales du carré ou l)ien dans l'autre, on réalisera l'une des deux combinaisons suivantes : L avec C, T avec Z ou bien L avec Z, T avec C.

Type à manette et à ressorts. — Ce modèle, le dernier construit, est aussi le plus compliqué. Au centre d'un disque en bois servant de socle, une manette AB peut être déplacée entre [les butées a^ b (fig. 17) marquées Z, C en gros caractères. Quatre bornes, disposées suivant des diamètres perpendiculaires, portent les lettres L, T, Z, C, qui rappellent leur affectation (ligne, terre, zinc, cuivre).

Fig. 15. — Commutateur inverseur à cheville Bourseul.

Fig. 16. - Cheville

du commutateur

Bourseul.

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Le socle est évidé en dessous, et c'est dans cet évi<lement, par conséquent bien préservés, que se trouvent les organes du commutateur.

Les quatre vis L, T, Z, G, taraudent dans les quatre plots /, /, z, f, dont chacim porte un ressort recourbé. Les qiuitre ressorts R^, Ro, R3, R4, dont les extrémités sont prarnies de forts contacts en argent, s'appuient sur une pièce centrale» E. Cette pièce centrale est en éjjonite; elle est montée sur l'axe 0 de la manette extérieure et, par le jeu d'un ressort à boudin R, fixé en /• et en r\ elle maintient la manette AR appliquée contre lune

Fig. 17. — Commutateur inverseur à manette et h ressorts.

ou l'autre des butées a, b. La pièce E est garnie de deux pièces métalliques ff^, ee^, dont les parties saillantes, munies de contacts en platine, sont pressées par les ressorts recourbés R^, Rj, R3, R4. Ces contacts à friction sont nettoyés par la manœuvre môme du commutateur. Quand la manette AR est appuyée contre la butée é, R^ est en relation avec R^ par la pièce ff^ et R2 avec R3, par la pièce ce^, comme dans la figure; alors le pôle positif de la pile communique avec la ligne et le pôle négatif avec la terre.

Quand la manette AR est appuyée contre la butée a, R.3 est en relation avec R| par la pièce ff^ et Rj avec R4 par la pièce ee^\ alors le pôle négatif de la pile communique avec la ligne et le pôle positif avec la terre.

Paratonnerres. — Paratonnerre à pointes mobiles. — Le paratonnerre à pointes mobiles se compose de deux plaques en laiton, placées verticalement sur un socle en bois (fig. 18). Pour donner plus de solidité à Tinstrument, on réunit ordinairement

Fig. 18. — Paratonnerre à pointes mobiles.

ces deux plaques, à leur partie supérieure, par un petit cylindre en matière isolante (ivoire ou ébonite), mais cette disposition

n'est pas indispensable.

Les deux plaques doivent être complètement isolées Tune de Tautre; c'est une condition essentielle.

Chacune des plaques est traversée par trois vis mobiles, terminées par des pointes en platine très acérées. Chaque pointe est placée le plus près possible de la plaque opposée, sans toutefois la toucher. L'une des bornes supérieures reçoit le fil de ligne, la borne inférieure vissée sur la même plaque est affectée au fil qui conduit au récepteur; à l'une quelconque des bornes de la plaque opposée est attaché un fil communiquant avec la terre.

Ce paratonnerre est fondé sur le pouvoir des pointes. Le courant électrique des piles employées en télégraphie n'a pas une tension assez forte pour franchir l'espace compris entre les pointes et les plaques. Il en résulte que, en temps normal, le courant traverse la plaque à laquelle est attaché le fil de ligne et celui qui conduit au récepteur; il fait fonctionner ce dernier. Mais si, pendant les temps orageux, la ligne est surchargée d'électricité, cette électricité ne trouve plus un écoulement assez rapide à travers les appareils de transmission, s'accumule sur les pointes et une décharge a lieu entre celles-ci et les plaques opposées.

Cette décharge s'elfeclue sous forme d'étincelles et développe une chaleur considérable; c'est pour cela que les vis sont terminées par des pointes en platine, métal qui résiste le plus à la fusion. La déformation des pointes par la chaleur pourrait, en efl'et, amener un transport métallique qui aurait pour conséquence la réunion des deux plaques précédemment isolées et constituerait un dérangement 'dans le paratonnerre. Le platine, d'ailleurs, ne s'oxyde pas à l'air, de sorte que les pointes

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fabriquées avec ce métal sont toujours parfaitement conductrices.

Pour vérifier si le paratonnerre est en bon état, il faut s'assurer que les pointes ne touchent pas les plaques opposées ; il suffit pour cela de faire glisser le long de la plaque une mince feuille de papier qui doit passer librement en regard de chaque pointe. Il existe une seconde méthode de vérification basée sur les propriétés des miroirs. La surface des plaques étant polie, chaque pointe donne naissance à une image sur la plaque qui lui fait face et qui agit alors comme une glace. Pour conclure qu'il n'existe aucun point de contact entre les deux plaques, il suffit de se placer obliquement et^de constater que chaque pointe est séparée <le son image.

Les pointes de ce paratonnerre peuvent être facilement remplacées, lorsqu'elles sont en mauvais état, et tout Tappareil est généralement enfermé dans une boîte vitré<» qui le préserve de la poussière.

Paratonnerre à papier. — Les effets mécaniques (h> l'électricité statique ont donné l'idée du paratonnerre à papier, qui n'est en réalité que la reproducliim de Texpérience des cours de physique connue sous le nom i]o, percecarte et présentée» sous une autre forme.

Deux plaques de laiton, maintenues serrées par une planchette de bois et par deux vis de pression (flg. 19), sont séparées seulement par une feuille de papier. La plaque supérieure reçoit le fil de ligne et celui qui conduit aux appareils, la plaque inférieure est en communication avec la terre.

Dans les conditions normales, le courant traverse la plaque supérieure et se rend au récepteur; la

décharge électrique, au contraire, perce la feuille de papier et l'électricité s'écoule dans le sol. De môme que dans le paratonnerre à pointes mobiles, un transport métallique, occasionné par l'étincelle électrique, établit parfois une communication entre les deux plaques; c'est une des causes de dérangement les plus fréquentes. On ne saurait donc trop recommander de vérifier avec soin, après les orages, les paratonnerres de cette

Fi g. 19. — Parai onnerre à papier.

Lifte

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natute. Cependant, de ce que la feuille de papier a été percée, même en plusieurs endroits, il ne faudrait pas conclure que le paratonnerre est forcément inefficace. Pour que cet instrument soit momentanément hors de service, il faut non seulement que la feuille de papier ait été perforée, mais encore que les deux plaques métalliques communiquent entre elles. Dans ce cas, il suffit de remplacer la feuille de papier pour remettre le paratonnerre en bon état.

On vérifie un paratonnerre à papien en mettant les deux pôles d'une pile en relation avec les deux plaques métalliques du paratonnerre ; le circuit de la pile doit rester ouvert ; on constate ce fait en intercalant un galvanomètre entre la pile et le paratonnerre; Taiguille du galvanomètre ne doit pas dévier si le paratonnerre est bon.

Paratonnerre à pointes multiples et à fexdlle isolante. — Cet instrument résulte de la combinaison des deux précédents. Une

plaque de laiton BB' (fig. âO) reçoit en B un fll communiquant avec la terre. Cette plaque est réunie par deux boulons, à une seconde plaque en laiton C, garnie de ^«c'^^^C * "XI' pointes en fer (la plaque C porte

Q(o) C Ç 288 pointes).

5^~|^2 â«j Une troisième plaque de laiton

AA' est interposée entre les deux autres, et en est isolée d'un côté par des rondelles d'cbonite, de l'autre par une lame très mince de gutta-percha ou de mica. La distance qui sépare de la plaque AA' les pointes de la plaque C est de 1/2 millimètre.

Les bornes A, A' reçoivent respectivement le fil de ligne et celui qui va aux appareils.

Le courant de la pile n'est pas assez énergique pour franchir la distance qui existe entre les pointes et la plaque AA', ni pour se frayer un passage à travers la lame de gutta-percha ; la foudre surmonte aisément ces obstacles, et déverse dans le sol le flux d'électricité accumulé sur la ligne.

Pour que le paratonnerre soit en bon état, il faut que la plaque AA' soit complètement isolée de la plaque C et de la plaque BB';

terre

oflpartil H0fA

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FIg. 20. — Paratonnerre à pointes multiples et à feuille isolante.

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on s'en assure, comme pour le paratomierre à papier, à Taide d'une pile et d'un galvanomètre mis en relation avec les plaques BB , AA'.

Paratonnerre Bertsch, . — Le paratonnerre Bertsch (flg. 21) est un paratonnerre à pointes multiples, employé surtout aux points de raccordement des lignes aériennes avec les lignes souterraines.

Deux plaques métalliques, dont chacune est garnie d'un grand nombre de pointes, sont placées en regard Tune de l'autre et isolées par de petites colonnes en ébonite. Cet assemblage peut

Fig. 21. — Paratonnerre Bertsih.

être comparé à deux peigjies à carder, séparés par un court espace. L'écartement maximum entre les pointes des deux plaques opposées est fixé à 1 millimétré.

Ce paratonnerre est renfermé dans une boîte en fonte, garnie d'œillets qui permettent de la visser sur une boiserie.

La plaque supérieure du paratonnerre n'a aucun contact avec la boîte en fonte ; elle est munie de deux bornes isolées par <les rondelles en ébonite ; ces bornes reçoivent les fils de ligne ; elles sont souvent recouvertes par des bouchons en ébonite qui se vissent au dessus.

La plaque inférieure est en relation avec la boîte en fonte qui, elle-même, est mise en communication avec la terre.

Le fonctionnement de ce paratonnerre est analogue à celui du paratonnerre à pointes mobiles ; des glaces latérales permettent

Fig. 22. — DispositioD des plaques du paratonnerre à stries.

de s'assurer que les pointes des deux plaques ne se touchent pas.

Paratonnerre à stries. — L'intersection de deux lignes droites étant un point, on a été conduit à admettre que les arêtes vives de deux surfaces métalliques jouiraient, en se croisant,

des mômes propriétés électriques que les pointes, c'est-à-dire laisseraient écouler l'électricité à haute tension dont elles seraient chargées. L'expérience a démontré qu'il en était ainsi.

Le paratonnerre à stries, établi d'après ce principe, est formé par deux plateaux en laiton A, B (fig. 22j rayés, l'un longitudinalement, l'autre transversalement et distants de 1/2 millimètre. Les stries, profondes de 2 millimètres environ, sont à arêtes vives. Le nombre des points de croisement est évidemment égal au nombre des arêtes longitudinales multiplié par celui des arêtes transversales. Si, comme nous l'avons dit, chaque point de croisement a les mêmes propriétés qu'une pointe, nous nous trouvons en présence d'un paratonnerre à pointes multiples.

La forme générale de ce paratonnerre (fig. 23) rappelle beaucoup celle du paratonnerre Bertsch; son emploi est le même. ' La plaque inférieure, striée longitudinalement, fait corps avec un patin métallique, garni de deux oreilles qui permettent de le fixer. Ce patin est en relation avec la terre. 11 porte deux glissières en ébonite entre lesquelles est engagée la plaque, supérieure, striée transversalement. Cette dernière est surmontée par une ou deux bornes à contre-écrou qui reçoivent les fils de ligne. Le tout est protégé par un couvercle en ébonite.

On construit un autre modèle de paratonnerre à stries, spécialement affecté aux appareils Morse de télégraphie militaire.

Paratonnerre à bobine sans pointes. — Les paratonnerres à pointes n'étant pas toujours suffisants pour protéger d'une manière efficace les télégraphistes et les appareils, on a dû introduire un second instrument préservateur sur le parcours du fil conducteur. Cet appareil, dont tous les bureaux français sont pourvus, a reçu les formes les plus variées, et comme il

Fig. 23. — Paratonnerre k stries.

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est toujours accompagné d'un commutateur, on l'appelle quelquefois commutateur à fil prései^vateur.

Le paratonnerre, en lui-même, se compose d'un petit cylindre formé de trois parties métalliques, séparées par deux rondelles isolantes (fig. 24.)

Les pièces extrêmes sont munies ^*«- ^*- - ^^'"« ^* paratonnerre, de vis de pression. Une rainure en

hélice contourne la surface du cylindre. Dans ces conditions, la pièce métallique centrale est complètement isolée des pièces extrêmes qui, à plus forte raison, ne communiquent pas entre elles; mais si, dans la rainure hélicoïdale, on place un fil de fer très mhice (1/10 de millimètre de diamètre environ) recouvert de soie; si on dénude les extrémités de ce fil et qu'on les assujettisse sous les vis de pression, les parties extrêmes du cylindre communiqueront métalliquemeftt entre elles, sans que pour cela la pièce centrale cesse d'être isolée. Si donc, nous mettons la pièce de gauche en relation avec une ligne télégraphique, la pièce de droite avec un récepteur, la pièce centrale avec la terre, un courant arrivant par la gauche suivra le fil de fer recouvert de soie, et, ressortant par la droite, fera fonctionner le récepteur.

Si, au lieu du courant de la pile, c'est une décharge d'électricité atmosphérique qui traverse le fil de fer placé dans la rainure hélicoïdale, ce conducteur, en raison de son faihle diamètre, opposera une résistance considérahle au flux électrique, s'échauffera et rougira même; la soie qui l'enveloppe sera bnllée et le conducteur, mis à nu, déversera dans le sol, par l'intermédiaire de la pièce jcentrale, l'électricité dont il est chargé. Ces faits étant prouvés par l'expérience, il s'agissait d'installer l'instrument d'une manière commode dans l'intérieur des postes.

Une planchette en bois (fig. 2o) porter trois bornes creuses, isolées les unes des autres et destinées à recevoir le cylindre dont nous avons parlé; trois vis de pression maintiennent ce cylindre dans une position fixe. Il est clair que, lorsque le cylindre est mis en place, les bornes extrêmes communiquent par l'intermédiaire du fil de fer ténu, et qu'au contraire la borne centrale reste isolée.

Vers le milieu de la planchette se trouvent l'axe et la manette d'un commutateur analogue au commutateur rond, précédemment décrit. Cette manette peut être placée sur les pièces de contact A ou T. La pièce de contact A est reliée à la borne creuse

la plus éloignée; la pièce T est réunie à la borne creuse du milieu". En arrière de la manette, on aperçoit trois autres bornes qui reçoivent les fils de communication. Celle qui, sur la figure, se trouve au premier plan, communique directement avec la borne creuse située aussi au premier plan; elle reçoit le fil qui va au récepteur; la borne du milieu est réunie à l'axe de la manette; elle reçoit le fil de ligne; la troisième borne enfin est en relation avec la pièce T, elle reçoit le fil de terre. Lorsque la manette est placée sur le contact A, le courant

Fig. 25. — Paratonnerre à bobine sans pointes ou commutateur à Gl préservateur.

venant de la ligne se rend au récepteur en traversant le fil de fer dont est garnie la rainure hélicoïdale du paratonnerre.

Lorsque la manette est placée sur le contact T, le courant venant de la ligne se rend directement à la terre.

On voit aisément que, lorsque l'enveloppe de soie du fil de fer est brûlée, Télectricité se répand dans le sol par la borne creuse du milieu, le plot T et la borne à laquelle est attaché le fil de terre; mais il peut arriver que le fil, échauffé à l'excès par la décharge fonde et se brise. Pour parer à cette éventualité, la borne creuse centrale est garnie d*im tube qui dépasse des deux côtés, de sorte que le fil fondu vient, en se déroulant, toucheï» la paroi de ce tube et communique encore avec la terre. La vérification de ce paratonnerre se fait avec la plus graaée

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facilité, dans les postes installés avec le système Morse, au moyen du manipulateur; nous reviendrons à l'occasion sur ce procédé. La vérification peut aussi se faire à Taide d'une pile et dun galvanomètre; on touche les deux parties extrêmes du cylindre avec les deux pôles de la pile, le gaflvanomètre doit dévier; on touche ensuite chacune des parties extrêmes en même temps que la partie centrale; l'aiguille du galvanomètre doit rester immohile.

Dans un autre paratonnerre à bobine, on a adopté la disposition des commutateurs bavarois. Les trois bornes creus<»s (fig. 26) maintiennent sous leurs vis de pression la bobine du paratonnerre. Le fil de ligne est attaché à la borne ligne, le fil allant aux appareils à la borne appareil, le fil rie terre à la borne ferre, A ces différentes bornes sont réunies des lames métalliques, incrustées dans le socle de Tinstrument, et ces lames sont séparées par des intervalles vides, arrondis pour recevoir une cheville métallique semblable à celle des commutateurs bavarois.

Pour manœuvrer ce paratoimerre, il faut deux fiches semblables dont Tune, dans certains cas, peut rester dans un trou D, 011 elle est isolée, et qui constitue un trou de repos.

En plaçant une cheville dans le trou A, la ligne est en relation avec les appareils, sans que le paratonnerre soit dans le circuit, la seconde fiche peut être indifféremment dans les trous B ou I).

En plaçant Tune des chevilles dans le trou C, et l'autre dans le trou B, la ligne est encore en relation avec les appareils, mais par l'intermédiaire du paratonnerre.

En plaçant Tune des fiches dans le trou T, la ligne est directelement à la terre.

Un paratonnerre analogue est plus spécialement affecté aux installations de l'appareil Hughes et de l'appareil Baudot.

Le fll de ligne est atta<;hé à la borne L (fig. 27), le fil de terre à la borne T. La borne G est reliée par Tintcrmédiaire d'un galva-

Flg. 26. — Paratoonerre k bobine sans pointes arec commutateur à chevilles.

nomèlre à la borne L'. Un appareil Morse communique avec la horne M, une sonnerie avec la borne S, enfin l'appareil Hughes

ou Tappareil Bau-

dot sont rattachés à la borne H. La bobine du paratonnerre est intercalée entre les bornes L et G.

Si on place la cheville métallique dans le trou 4, la ligne est directement à la teiTe par L, T.

Si on place la cheville dans le trou 1, la ligne est en relation avec Tappareil Morse par L, paratonnerre, G, galvanomètre, L', M.

Si on place la cheville dans le trou 2, la ligne est sur sonnerie par L, paratonnerre, G, galvanomètre, 1/, S.

Kig. 27. — Paratonnerre Delatre.

-^tt^W ^

Trm

Fig. 28. — Paratonnerre à fil préservateur et à peignes.

Enfin, en plaçant la cheville dans le trou 3, la ligne communique avec l'appareil Hughes ou avec l'appareil Baudot par L, paratonnerre, G, galvanomère, L', H.

On appelle ce paratonnerre paratonnerre Delatre, du nom de son inventeur

APPAREILS ACCESSOIRES

U existe beaucoup d'autres modèles de paratonnerres à fil préservateur; les uns se placent horizontalement sur les tables, les autres verticalement.

La fif^rc 28 représente un des types que Ton rencontre le plus communément dans les gares. Le fil préservateur est renfermé dans un tube en verre, assujetti entre deux bornes L et A recevant le fil de ligne et celui qui va aux appareils. La manette permet de mettre directement la ligne sur appareil ou à la terre; il suffit de la placer sur l'un ou l'autre des plots marqués A et T. Enfin, deux plaques métalliques, en forme de peigne, remplissent l'office de paratonnerre à pointes; Tune est constamment en relation avec la ligne, l'autre avec la terre.

Galvanomètres. — Sans tenir com[)ie des galvanomètres de précision utilisés, à titr» exceptionnel, dans la télégraphie pra-

Fig. 29. -^ Galvanomètre horizontal.

Fig. 30. — Galvanomètre faorizontal.

licpie, nous diviserons ceux qui sont employés pour le service courant en (/alcanomèfres horizontaux et (jalvanomètrps verticaux,

(ra/ranomi'tres horizontaux, — Un fil de cuivre recouvert de s(>ie est enroulé régulièrement autour d'un cadre allongé, en iiois. ce (fig. 29j garni de <leux joues. Les extrémités du fil, préalablement dénudé(»s, aboutissent à deux bornes PP, vissées, comme le cadre, sur un socle en bois SS'.

Au centre du cadre se trouve un pivot qui supporte une aiguille aimantée AA, garnie d'une cliape en agate. Une seconde aiguille BB, en laiton, fixée à angle droit sur l'aiguilb» aimantée, reproduit toutes les oscillations de cette dernière. Le courant est évidemment sans action sur celte aiguille de laiton, et elle se déplace uniquement parce qu'elle fait corps avec l'aiguille aimantée. Un cadran métallique gradué est disposé au-dessous de l'une des pointes de l'aiguille en laiton; le zéro est situé au

milieu du cadran et la graduation est indiquée, de chaque cdté, jusqu'à 60 degrés.

Les galvanomMres horizontaux, placés sur le trajet des fils conducteurs, doivent être orientés, c'est-à-dire disposés de telle sorte que, sous Taction directrice de la terre, l'aiguille aimantée soit dans Taxe du cadre en hois; l'aiguille en laiton est alors sur le zéro du cadran gradué. Si un courant électrique traverse le fil de cuivre recouvert de soie du galvanomètre, l'aiguille aimantée est dévice, exécute une série d'oscillations et finalement s'arrête après s'être déplacée d'un angle de io", par exemple; l'aiguille de laiton reproduit, dans une direction perpendiculaire, les mêmes oscillations et s'arrête sur la divisi<m 15 du cadran gradué. Un courant plus énergique donnerait une déviation plus grande; en comparant les déviations obtenues à l'aide de diiréreiils courants, on a donc le moyen d'apprécier le degré d'intousité de chacun d'eux.

Les galvanomètres employés dans les bureaux télégraphiques sont appropriés aux courants qui doivent les traverser; ainsi, un courant très faible ne produirait dans ces galvanomètres qu'une déviation nulle ou insignifiante; un courant très fort fournirait au contraire une déviation assez grande pour que l'aiguille vienne battre contre les bords du cadre ; dans ce dernier cas, on dit que le galvanomètre ou la boussole renverse.

Le modèle de galvanomètre horizontal le plus ordinairement employé dans les bureaux d'une certaine importance est représenté par la figure 30; il est protégé par une boîte cylindrique en laiton, recouverte d'une glace qui permet d'observer les déviations de l'aiguille. Deux pattes, adaptées au socle, servent à le \'isser sur la table.

Le diamètre du fil conducteur, en faisant abstraction de son enveloppe de soie, est de 44/100 de millimètre; le nombre des spires autour du cadre en bois est de 48, formant quatre couches superposées; la résistance électrique est d'environ 80/100 d'ohm.

Pour les commodités «hi service, ce galvanomètre a quelquefois besoin d'être exhaussé; ou adapte alors sous le socle une home à écrou que l'on s(»rre sur une équerre en laiton, vissée d'autre part sur une cloison verticale.

Galvanomètres verticaux. — Ce que nous venons de dire des galvanomètres horizontaux peut s'appliquer aux galvanomètres verticaux; toutefois, ceux-ci n'ont pas besoin d'être orientés.

Le modèle de galvanomètre vertical renfermé dans une boîte en bois tend à disparaître ; on le transforme au fur et à mesure que les instruments ont besoin de réparations.

APPAREILS ACCESSOIRES

Dans ce moclèle, deux cadres verticaux sont juxtaposés; ils sont garnis de 2800 spires de fil de cuivre recouvert de soie. Le diamètre du fil nu est de 21/100 de millimètre et la résistance des 2800 spires atteint 250 ohms. Entre les deux bobines, un axe )iorizontal, librement suspendu, porte deux aiguilles parallèles ; Tune, aimantée, est placée entre les deux cadres, de façon à pouvoir pénétrer, en s'inclinanl, à Tintérieur de ces cadres; lautre, servant d'indicateur, est disposée en avant des cadres et se meut sur un cadran vertical gradué. Le fil recouvert aboutit à deux bornes, au moyen desquelles on peut introduirez l'instrument dans le circuit du fil de ligne.

Un bouton, situé à la partie supérieure de la boîte, sert à manœuvrer un petit barreau aimanté que l'on désigne sous \o nom iX aimant

directeur et qui permet de ramener au zéro Taiguille indicatrice lorsqu'elle s'en est écartée, soit par suite de l'inclinaison de l'instrument, soit pour toute autre cause; il suffit pour cela de tourner le bouton dans le

sens convenable jusqu'à ce que le barreau,

agissant sur l'aiguille aimantée, la maintienne sur le zéro de la graduation.

Deux pièces métalliques, incrustées dans le socle du galvanomètre, permettent d'annuler la résistance du fil des cadres en établissant im court-circuit entre les bornes. Si on réunit pai* une cheville métallique ces deux plaques, qui communiquent aux bornes de serrage, le courant passe directement de l'une à Vautre, sans traverser le fil enroulé autour des cadres qui lui offre ime résistance bien plus considérable.

L'équipage électro-magnétique du galvanomètre vertical est quelquefois renfermé dans une boîte en cuivre, garnie d'une glace sur le devant. On emploie ce modèle, soit conmie galva-

Fig. 31. — Galvanomètre verlicai.

Fig. 32. — Galvanomèlre vertical.

nomètre vertical, soit comme galvanomètre horizontal, monte sur une équerre. Le bouton que Ton aperçoit à la partie supérieure delà figure 31 commande les mouvements de r aimant directeur; c'est un petit verrou que l'on déplace à droite ou à gauche et qui entraîne l'aimant avec lui. Souvent les bornes dessinées sur la figure i-" sont reportées sur le socle auquel le galvanomètre est fixé.

Souvent aussi, comme dans la figure 31, une fuurclieiie métalb'que permet d'immol)iliser l'aiguille pendant les transports; cette Iburchelle agit par pression sur l'axe de suspension de Faiguille lorsqu'on manœuvre le bouton situé à l'extérieur.

Dans ce type de galvanomèlre, le nombre des spires est de iOO, Je diamètre du fil nu de 21/100 de millimètre, la résistance électrique de 16 ohms.

Enfin, dans beaucoup de postes municipaux, on trouve encore un galvanomèlre vertical [l'eprésenté par la figure 32. Dans ce modèle, le barreau aimanté, ainsi que le cadre recouvert de fil, sont horizontaux; l'aiguille indicatrice est verticale.

Sonneries. — Sonnerie à niouvement (Tliorlogerle. — Les sonneries à mouvement d'horlogerie ne sont plus employées, en France, que dans certaines gares de chemins de fer.

L'organe électrique est un électro-aimant avec son armaturr, et le rôle de [l'électricité consiste uniquement à produire le déclenchement d'un mouvement d'horlogerie; dès que celui-ci est en marche, le fonctionnemc^nt de l'appareil devient purement mécanique. Le tintement de la sonnerie est d'autant plus précipité que la rotation du mécanisme d'horlogerie est ellemême plus rapide. Au moment du déclenchement, un échappement laisse sortir hors de la l)OÎte un index sur lequel est inscrit le mot répondez. De cette façon, si le télégraphiste est absent el que le mouvement d'horlogerie soit arrêté lors de sa rentrée, il

APPAREILS ACCESSOIRES

voit immédiateiïjent que son correspondant Ta appelé. L'index reste d'ailleurs en dehors de la boîte tant que l'employé ne l'a pas replacé à son cran d'arrêt.

L'armature A (ftg. 33) oscillant autour de l'axe V, en regard des pôles de l'électro-aimant, porte à sa partie supérieure une tige t et un ressort t\ commandé par la vis h qui pousse la pointer de la tige t sous un levier dont on voit l'extrémité émerger en

Fig. 33. — Sonnerie à mouvement d'horlogerie.

dehors de la platine de la sonnerie. Si l'armature est attirée, ce levier bascule et le mécanisme d'horlogerie se met en marche. La roue D porte une goupille G qui s'engage dans une fourchette faisant partie de la tige d'un marteau m, mobile autour d'un axe. La roue D et sa goupille G jouent, par rapport au marteau, le même rôle qu'un excentrique, et cet organe, par sa rotation, communique au marteau un mouvement de va-et-vient qui l'amène à frapper, à droite et à gauche, sur un timbre T situé au-dessus de la boîte de la sonnerie. C'est au moment où se produit le premier coup de timbre que l'index portant le mot

répondez apparaît dans un évidement de la boîte disposé à cet effet.

Sonnerie à trembleur. — Le bruit produit par la sonnerie à trembleur est le résultat d'émissions et d'interruptions successives de conraniit produites automatiquement dans l'intérieur de l'instrument. Ainsi, si on envoie un courant permanent dans une sonnerie à trembleur, ce courant est successivement interrompu et rétabli par le fonctionnement môme de la sonnerie.

Un électro-aimant E E (fig. 34) est fixé horizontalement le long des parois verticales d'une boîte en bois. L'armature A, munie

d'un marteau ^P^ m à sa partie

'*^ ^ supérieure,

m est montée sur

un ressort assujetti à une pièce métallique M. Un second n^ssort R vient s ' a p -

Fig. 31. — Sonnerie à trembleur.

pu ver sur l'armature.

La face» supérieure de la boîte porte un timbre. Les bornes Z, C sont vissées sur le socle.

Le fil des bobines de l'électro-aimant communique d'une part à la borne C, de l'autre à la pièce métallique M; le ressort R est relié à la borne Z. Dans ces condilions, un courant entrant par la ])orne Z suit le trajet Z J R A M E E I) C.

Supposons qu'un courant continu traverse ce circuit (»t examinons ce qui se passe i

Au moment où ce courant traverse les bobines de l'éh^ctroaimant, les noyaux s'aimantent, l'armature est attirée et le marteau m frappe sur le timbre. Mais, en exécutant son mouvement dans la direction des noyaux, l'armature a abandonné le ressort R, et le circuit est interrompu à cet endroit; l'électroaimant perdant ses propriétés magnétiques, l'armature cesse d'être attirée, est ramenée en arriére par le ressort sur lequel elle est montée, s'appuie sur le ressort R, et le circuit est de

AI^AREILS ACCESSOIRES

Fig. 35. — Sonnerie à trembleur.

nouveau fermé; de là, nouvelle attraction de Tarmature, nouveau coup de timbre, nouvelle interruption de courant, et ainsi de suite. Ces interruptions répétées du circuit produisent un mouvement de va-et-vient très rapide, une sorte de tremilement de Tarmature, ce qui a fait donner à Tinstrument le nom do sonnerie â trembleur ou de Iremblense.

Le timbre est mobile dans une glissière, et sa position peut être refilée à l'aide d'un écrou.

La figure 35 représente un second modèle de sonnerie à trembleur dont le mécanisme diffère peu du précédent. Le ressort destiné à ouvrir et à fermer le circuit est vissé sur l'armature et entraîné dans le mouvement de celle-ci. Un simple coup d'œil jeté sur la figure suffit pour en faire comprenrlre le mécanisme.

Dans ces sonneries à tremblours, dites à moyenne résistance, chaque bobine est garnie de 7000 spires de fil de cuivre recouvert de soie (diamètre du fil nu : 41/100 de millimMre) et dont la résistance électrique ne doit pas dépasser 450 ohms.

Sonneries d'appartement avec paratonnerre. — Dans la plupart des localités de peu d'importance, le domicile du facteur est relié au bureau par une ligne télégraphique aérienne; une sonnerie est disposée chez le factgur, ce qui permet de l'appeler à toute heure du jour et de la nuit. Mais cette sonnerie n'est plus, comme celles du bureau, protégée par les paratonnerres, et cependant il y a lieu de prévoir les décharges atmosphériques qui peuvent provenir de la ligne quelque courte qu'elle soit.

Au lieu de faire une installation compliquée au domicile du facteur, on a créé un modèle spécial de sonnerie qui porte avec elle son paratonnerre.

Dans ce modèle, représenté par les figures 36 et 37, chaque bobine se compose de 2000 spires de fil de cuivre recouvert de soie (diamètre du fil nu : 17/100 de millimètre) dont la résistance ne doit pas dépasser 50 oluns.

Le paratonnerre, placé sur le même socle que la sonnerie, est im paratonnerre à stries.

L'écartement maximum des plaques de ce paratonnerre, au point de croisement des stries, doit être de 1/2 millimètre.

Le fil de ligne s'attache à la borne L, le fil de terre à la

borne T, et il est aisé de suivre, sur la figure 37, la marche du courant à travers cet appareil.

Les courants télégraphiques venant de la ligne suivent le trajet L, 0, b, b, a, r, T; les décharges atmosphériques passent directement de L en T à travers les plaques o, P du paratonnerre.

Parleurs, Relais. — Parleurs.

— Le parleur est un instrument très simple. C'est, comme nous le verrons plus loin, la réduction d'un récepteur Morse dans lequel on a supprimé le mouvement d'horlogerie et la bande de papier; les signaux se lisent à l'oreille.

Les Américains se servent du parleur pour recevoir des télégrammes; mais, en France, son emploi est plus restreint; car, bien qu'on en fasse usage en télégraphie militaire pour lire les dépêches au son, il nest généralement utilisé dans les bu- , - icaux que comme relais de sonnerie.

T p"" ^^ Lorsque plusieurs lignes de peu d'impor-

ï- — il""""4i tance, dont le travail n'est pas continu,

aboutissent à une station télégraphique, on afTecte souvent une sonnerie unique au service d'un certain nombre de ces lignes convenablement groupées, mais si l'on n'avait pris soin d'user d'un artifice, il n'aurait pas été possible de distinguer T appel de chacune des lignes en particulier. On a tourné la difficulté en plaçant un parleur sur chacun des fils de ligne et en réunissant tous les parleurs à la sonnerie unique. L'armature de chaque parleur répMe Y indicatif du poste qui appelle, et le bruit rythmé produit par les mouvements de cette armature permet aisément de distinguer à l'oreille d'où provient l'appel.

Kig. 36. — Sonnerie d'appartement.

Kig. 37. — Commuoications intérieures d'une sonnerie d'appartement.

APPAREILS ACCESSOIRES

Dans certains cas, la sonnerie n'existe pas, et un parleur en remplit Tofflce.

Souvent enfin, dans le cas des l)ureaux municipaux notamment, les postes sont groupés deux à deux sur le même parleur. L'un appelle avec un courant positif, l'autre avec un courant

,';flîiif|i!i.|

FIg. 38. — Parleur k indicé Sambourg.

négatif; le parleur est alors pourvu d'un voyant sur lequel sont gravés les signes -^ et — ; ces deux signes restent masqués tant que le parleur est au repos, le signe -f- ou le signe — apparaît suivant le poste qui appelle.

Trois modèles de parleurs sont encore en service dans les bureaux français; mais, lorsque les anciens parleurs ont besoin de grosses réparations, on en profite pour les transformer et les ramener au type le plus récent, le parleur à indice Sambourg

TBLÉaRAPHIE PRATIQUE

(flg. 3» et 39), dans lequel Tindice est absolument indépendant du parleur lui-même.

Parleur à indice. — L'organe électrique du parleur est un électro-aimant à une seule bobine que Ton appelle habituellement électro-aimant boiteux. La bobine U (fig. 39), dont la carcasse et les joues sont en laiton, est garnie de 7000 spires de fil de cuivre

recouvert de soie (diamètre du m nu: 13/100 de millimètre).

La résistance de cette bobine est de 500 ohms.

Pour empêcher toute fausse communication entre les spires et la carcasse métallique, cette dernière ostgarnie, avant Tenroulcment, d'une couche de papier enduit de bitume de Judée.

Le noyau IJ^, dépourvu "de bobine, porte un manchon en ébonite E, sur lequel est fixée la chape S' qui supporte l'armature (m fer doux A; celle-ci est, en eïl'et, vissée en t\ v^ à une pièce de laiton B (jui est suspendue entre les pointes des vis-pivots V de la chape S'. A la pièce B, est vissé un ressort antagoniste R, garni d'un contact platiné, en regard duquel se trouve la vis de réglage K, montée sur une équerre en laiton, et dont la pointe est également platinée.

La culasse de rélectro-aimant ainsi que l'équerre qui supporte la vis K sont montés sur une double planchette qui forme le socle de l'instrument. Sur la planchette supérieure est vissé un pont situé en regard de la bobine et de l'extrémité de farmature. Ce pont livre passage à la vis de réglage I, contre laquelle vient buter l'armature A sous la pression du ressort antagoniste R, et qui limite ainsi l'écartement entre l'armature et les noyaux de rélectro-aimant.

La planchette supérieure est évasée en dessous, ce qui con-

Fig. 39. — Parleur à indice Sambourg (coupe).

APPAREILS ACCESSOIRES

tribue à donner de la sonorité à Tappareil; la planchette inférieure constitue le socle proprement dit et porte quatre bornes marquées L, T, P, S.

Aux bornes L, T aboutissent les deux extrémités du fil de la bobine (fig. 40); ces fils, terminés par des boudins, traversent <les gaines protectrices en ébonite, et sont assujettis par de petites vis aux fils conducteurs reliés aux bornes L et T.

La bonie S est réunie à la culasse de Télectro-aimant par la longue vis qui maintient cette culasse sur le socle. La borne P est unie de la môme manière à Téquerre de la vis K.

Il est à remarquer que lorsqu'elle est au repos, c'est-à-dire quand elle s'appuie sur la vis I, quand elle s'abaisse ou quand elle se relève, Tarmature A est isolée de la culasse et des noyaux de l'électro-aimant par la rondelle d'ébonitc E.

Mais , lorsque Tarmature A est complètement abaissée et qu'elle rencontre le noyau

garni de la bobine U, elle met eu relation la borne P avec la borne S.

En somme, dans le parleur, tout courant entrant par la borne L ressort par la borne T, après avoir traversé les 7()00 spires de la bobine de Télectro-aimant . Réciproquement, tout courant entrant par la borne T ressortirait par- la borne L, après avoir traversé le fil de la bobine. Lorsque Tarmature est au repos, la borne P est isolée de la borne S; lorsque l'armature bute contre le noyau, la borne P communique avec la borne S.

Donc, si une pile est reliée à la borne P et si une sonnerie est également reliée à la borne S, la sonnerie fonctionnera toutes les fois que l'armature sera attirée.

Tel que nous venons de le décrire, le parleur est recouvert d'une boîte sonore. C'est à cette boîte qu'est adaptée la disposition imaginée par M. Sambourg.

C'est un cadre vitré qui est vissé sur la boîte et qui remplace ■en quelque sorte sa face antérieure. Vers la partie inférieure, le

Fig. 10. — Parleur à indice Sambourg (communications).

verre a été rendu opaque par une couche de vernis noir, ainsi que le montre la figure 38. Dans l'intérieur du cadre, un petit barreau aimanté est librement suspendu sur une chape et se maintient horizontal. Sur la face antérieure de cet aimant est vissée une petite plaque d'ivoire sur les extrémités de laquelle sont gravés les signes -j- ^t — . Par la forme môme donnée à la couche de peinture, les signes + et — sont masqués lorsque le barreau aimanté est horizontal, mais lorsqu'il est placé verticalement, l'extrémité la plus élevée de la plaque est apparente, tandis que la plus basse reste encore masquée.

L'aimant, dans sa position de repos, est horizontal et par conséquent parallMe aux spires de la bobine de Téleclro-aimant. Lorsque ces spires sont traversées par un courant, le barreau aimanté tend à se mettre en croix avec elles et prend la position verticale. Suivant le sens du courant, c'est le signe -j- ^^i ^^ signe — qui devient visible.

Après chaque appel, il faut ramener le barreau aimanté à la position horizontale; pour cela on abaisse le piston p (fig.39) dont la pointe agit sur le barreau aimanté ; ce piston se relève de lui-mOme sous l'action d'un ressort à boudin.

Parleur à relais. — Les organes du parleur à relais, encore en usage dans beaucoup de bureaux, sont exactement les

mêmes que ceux du parleur à indice, à cette seule différence près que la carcasse de la bobine est en bois et que le fil qui la recouvre n'a que 250 ohms d(»

résistance. Les communications électriques diffèrent. Le socle est garni de cinq bornes {?i^. M), Les bornes L et T sont reliées aux extrémités du fil qui recouvre la bobine de l'électroaimant. La borne I est réunie au pont qui supporte la vis supérieure de réglage L La borne P communique en U avec la culasse de l'électro-aimant. La borne M est en relation avec la vis de réglage K qui, avec le ressort antagoniste et l'armature, isolée des noyaux, constitue le massif de l'appareil.

Fig. dl. — Parleur k relais (communications).

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Fig 12. — Parleur, ancien modèle.

Tout courant entrant par la borne L, ressort par la borne T et réciproquement.

Si l'armature n'est pas attirée, tout courant entrant par la borne I ressort par la borne M et réciproquement.

Si Tarmature est attirée, tout courant entrant par la borne P ressort par la borne M et réciproquement.

Le troisième mo- (IMe (le parleur est le plus ancien. Il n(^ diffère du précédent que par le mode d(* suspension et le réglage delarnialure.

L'armature B (fig. 42j est reliée h sa chape C par un ressort d'acier V; la vis de réglage H traverse la chape C et agit obliquement sur h» ressort V.

Rappel par hiversion dr courant, — l^e rappel par inversion de courant est un relais de sonn(»rie qui permet d'appeler à volonté l'un ou l'autre de deux bureaux desservis par une même ligne télégraphique. C'est lo cas d'un grand nombre de bureaux municipaux.

Un électro-aimant E (i\y^, i'Ji est placé horizontalement sur une» planchette en bois. Des appendicesdeferdoux ou pièces, polaires garnissent les noyaux, dans le but de rapprocher de laligne médiane les pôles de l'électro-aimant et de donner ainsi plus de sensibilité à l'appareil.

Entre ces deux pièces polaires se trouve une armature /ï, arliculée sur un aimant permanent A. L'armature p n'est donc que

wmw^

Kig. i:^ — nappcl par inver^ioll de couranl.

le prolongement de l'aimant A et jouit des mômes propriétés. Cette armature étant polarisée et se trouvant en présence de la masse de fer doux de Télectro-aimant, attire le noyau le plus voisin; mais ce noyau étant fixe et rarmature mobile, c'est elle qui se déplace et se rapproche du noyau qu'une vis V Tcmpéche de toucher. Pour le cas où elle ne prendrait pas d'elle-môme cette position, un ressort ;•, commandé par une vis de réglage, Ty contraindrait. Donc, dans la position de repos, l'armature p reste appuyée sur la vis V. Une seconde vis V limite, d'autre part, ses déplacements et l'empêche de toucher l'autre noyau de l'électro-aimant. De la sorte, l'armature j!> peut se déplacer entre les vis V, V, contre lesquelles elle vient buter, sans jamais rencontrer les noyaux de l'électro-aimant.

Quatre bornes L, T, P, S, sont vissées sur le socle de l'instrument. P communique avec une pile locale (!) reliée d'autre part H la terre; S est mis en relation avec une sonnerie communiquant également avec la terre; on peut aussi supprimer la comuumication avec la terre et relier, comme dans la figure 43, la seconde borne de la sonnerie à la pile; L reçoit le fil de ligne, T le fil de terre.

A l'intérieur de l'instrument, P est relié à la vis V, S à l'aimant A, h à l'entrée du fil des bobines, T à sa sortie. Pour assurer une liaison plus intime entre l'armature p et l'aimant A, la vis de réglage du ressort r est réunie, en B, à cet aimant.

Un courant entrant par la borne L ressort par la borne T. Les noyaux de fer doux sont alors aimantés et des pôles magnétiques se forment dans la partie de ces noyaux placée en regard de l'armature jo. L'armature p représente elle-même l'un des pôles de l'aimant A, le pôle nord, par exemple. Supposons que le passage du courant détermine, dans la pièce polaire située en regard de la vis V, un pôle sud, un pôle nord se formera dans la jjièce polaire située en face de la vis V. Le pôle nord de l'armature p sera attiré par le pôle sud voisin de la vis V et repoussé par le pôle nord voisin de lavis V; l'adhérence entre l'armature /> et la vis V sera donc augmentée et cette armature restera dans sa position de repos. Mais si le courant traversant les bobines de l'électro-aimant avait déterminé, dans la pièce polaire voisine de la vis V, un pôle nord et dans la pièce polaire voisine de V un pôle sud, l'armature aurait été re poussée par le

(1) On entend par •pile- locale une pile placée dans un bureau et dont l'action ne s'étend pas au-delà de ce bureau ; le circuit de ces piles est fermé dans Tintérieur même du bureau, par l'intermédiaire d'un relais, tel que le rappel par inversion de courant, et leur courant traverse les appareils qu'elles doivent actionner.

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noyau voisin de V et attirée par le noyau voisin de V ; sous cette doulde impulsion, l'armature p aurait abandonné la vis V pour venir prendre contact avec la vis V. A ce moment, le circuit de la pile locale aurait été fermé à travers la sonnerie par P, V, p, B, S. Dans le premier cas, la sonnerie serait restée silencieuse; dans le second, elle aurait fonctionné.

Or, si un courant d'un sens déterminé produit dans le voisinag-e de V un pôle nord et da.ns le voisinage de V un pôle su(U

Fig. 44. — Rappel par inversion de courant (vue d'ensemble).

un courant de sens inverse produira dans le voisinage de ^V un pôle sud et dans le voisinage de V un pôle nord; il suffira donc de changer le sens du courant qui traverse les bobines de Télectro-aimant, pour mettre en jeu la sonnerie ou la laisser inerte. Par une manœuvre rapide, les commutateurs inverseurs nous permettent d'atteindre ce résultat.

Les condiUons de fabrication des i:appels par inversion de courant sont les suivantes : sur chaque bobine, 5800 spires de fil de cuivre recouvert de soie (diamètre du fil nu, 17/lOO^de millimètre); résistance maxima, 250 ohms. L'aimant aura] au contact tme force portante de 250 grammes.

La figure ii montre la disposition générale d'un rappel par inversion de courant.

Relais Fro?nent. — Les relais dont nous avons déjà parlé ne s'appliquent qu'aune seule direction; ce sont des relais locaux, habituellement destinés à actionner des sonneries; mais si nous nous reportons à ce que nous avons dit au commencement de cet ouvrage (p. 9], nous verrons qu'il est souvent nécessaire d'intercaler des relais sur le parcoure des grandes lignes télégraphiques, et qu'alors, il est indispensable que le relais soit à double action.

Fig. 15. — Relais Froment (élévation).

En d'autres termes, s'il s'agit de la ligne Paris-Marseille avec relais à Lyon, il faut :

1" Que le courant de Paris se perde à la terre à Lyon, et que d(» cette station parte un nouveau courant qui, traversant la section de ligne Lyon-Marseille, fasse fonctionner le récepteur de Marseille;

±' Que le courant de Marseille se perde à la terre à Lyon, et que de celle station parte un nouveau courant qui, traversant la section de ligne Lvon-Paris, fasse fonctionner le récepteur de Paris.

Le relais Froment donne une solution de la question. Ses organes sont très simples, mais ses communications intérieures sont assez compliquées. .11 se compose de deux relais simples juxtaposés sur une même planclielte (fig. 4j et 40).

Le coté a comprend un levier // mobile autour d'un axe o et supportant une armature en fer doux //, placée en regard des noyaux d'un électro-aimant à deux bobines E. Le levier //' est

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commandé par un ressort antagoniste R, et son extrémité V peut se mouvoir entre deux butées î et />, portées par une colonne métallique K. Dans la position de repos, la traction du ressort R oblige rextrémité /' à s'appuyer contre la vis ï. Le côté h a exactement la même composition.

La colonne K, appelée habituellement colonne de translation^ est formée par deux parties métalliques, concentriques et isolées Tune de l'autre. La partie inférieure, qui porte la butée/?, est un tube de laiton sur lequel repose un chapeau en ivoire /. A travers ce chapeau passe une tige de laiton qui supporte la partie supé-

I i/ynr L

Fig. 46. — Relais Froment (plan).

rieure de la colonne et la vis i. Au-dessous du socle de l'appareil, un écrou h assemble et immobilise les deux parties qui n'ont entre elles aucune communication électrique,

A chacun des deux relais simples, montés sur la même planchette, correspondent trois bornes marquées L, T, P. Dans beaucoup de relais cependant, il n'existe qu'une borne T, commune aux deux relais simples; cette disposition n'a qu'une importance secondaire et ne modifie en rien les communications.

Soient L,T,P, les bornes de la section a du relais; L', T', P', celles de é, les communications intérieures sont les suivantes :

L avec m (massif et armature s'appuvant au repos contre la vis i) ;

^ ^TÉLÉGRAPHIE PRATIQPB

T ayec la sortie .v du fil de rélectro-aimant E ; . P avec la butée p (partie inférieure de la colonne de translation du côté a)\

. P' avec la butée jo' (partie inférieure de la colonne de translation du côté é);

T' avec U sortie s' du fil de Félectro-aimant E';

L' avec m' (massif etarmature s'appuyant au repos contre la vis i j . r En outre, e (entrée» du fil des bobines de E) est relié ai' du eôté^, et f' (entrée du fil des bobines de E) à i du côté a.

Les communications extérieures sont les suivantes :

Côté a fonctionnant sous faction du courant venant de la ligne L' et envoxjant son propre courant sur la ligne L : borne L avec ligne L, borne P avec pile P^ du bureau, borne T à la terre.

Côté b fonctionnant sous Faction du courant venant de la ligne L et envoijant son propre courant sur In ligne L : borne L' avec ligne L', borne P' avec pile V\ du bureau, Imrne T à la terre.

Dans ces conditions, un courant venant de la ligne L arrive en m, traverse le massif du côté «, le levier //, la vis /, entre dans l'électro-aimant E' (côté b) par e\ on ressort par ,s' et se perd à la terre. L'armature n de l'éloctro-aimant E' est attirée, et le levier l\ l^ abandonne la vis i' pour s'appuyer sur la butée />'. Or, celle butée p' est en [communication avec la pile P', ; le courant de la pile P'^ passera donc de p en l^l^, puis, par la colonne H', m et L', s'écoulera sur la ligne L'.

Réciproquement, un courant venant de la ligne L' arrive en m\ traverse le massif du côté é, le levier l^l\^ la vis /', entre dans Télectro-aimant E (côté a) par ^, en ressort par s et se perd à la terre. L'armature n de rélectro-aîmant E est attirée, et le levier 1 1 abandonne la vis i pour s'appuyer sur la butée p. Or, cette butée p est en communication avec la pile P4 ; le courant de la pile P^ passera donc de jo en /'/, puis, par la colonne H, m et L, s'écoulera sur la ligne L.

On comprend facilement que Tarmature du relais répétant {«msJes. mouvements du manipulateur du poste qui transmet, quel que soit ce manipulateur, devient eu quelque sorte un second manipulateur automatique qui envoie sur la ligne des courants égaux en durée, à ceux émis par ce poste ; le Jéjcepteur du poste d'arrivée répétera 'donc aussi tous les mouvem^lats du manipulatéinr du poste ule départ. . . •. : ,,

Relais Willoti — Le. relais de M. Willot, inspecteur deis JROiSiea êt'desTélégrâphes, esb un translateur très sensible* étudiéIp<ÎMr te service des longues lignés aériennes et souterraines. auacqmeUes il est particuliècement affecté. M. Willot a également iaitcons-

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Iniire un autre modèle de relais pour les liftes sous-marines; ee modèle est actuellement à Fessai sur les èàWes d^Algérie.

L'organe éleetromagnétîque est un^ectro-aîmant du modèle créé par d'Arlincourt et dont la figure 47 représente le schéma. Sur la oulassee^^fer doux S, 0, N sont calés deux noyiaux, égalemejit-en fer doux^ portant des appendices dd même métal en S surlé'Boyau'dégattche, enN sur le noyau de droite. Ces noyaux sont- en outre gjamis de pièces polaires, N sur le noyau de gauche, S-sur te noyau de droite. Les bohines sont logées entre

lûçme

neutre.

Pig. 17. - Elecft^fmant du relais Willol »*'»• ^^' ~ E»ectro^iraanl du relais Willot

, (sclièma). <P">fi»)-

tes appendices S, N et les pièces polaires N, 8. Deux armatures enfer doux-N^'S, figures 48 et 49, solidement montées s\\x un axe vertical -en? laiton, sont placées, l'une entre les appehdices S, N, Vautre entre les pièces polaires N, S. Ces armatures sont polarisées par le voisinage d'un aimant en fer à cheval Vertical E. L'armature supérieure a une polarité Nord, Tarmature inférieure, une polarité Sud. L'axe en laiton qui supporte les deux ariniitUres^ pivote- librement entre les pièces du bôti qui soutient»^ électro-aimant. Un ressort à boudin R (ftg. 48V, commandé par vtn chiipiot qui se déplace le long d'une vis horizontale à bouton -HiMeté, sert à régler la position des armaturesr A -sa partie supérieure, l'axe qui soutient les armatures porté une^ tige de contact en laiton L (fig. 49) dont les mouvements sont $(Aï-

Fig. 49. — Electro-aimant du relais Willot ^élévatioD).

daires de ceux des armatures, et dont les déplacements sont limités par les vis de réglage V, V qui forment en même temps le contact de travail et le contact de repos du relais.

D'autre part, les appendices G, D (fig.

49) sont traversés par les longues vis en fer doux U, U' qui limitent la course des armatures.

La résistance des bobines est de 450 ohms, soit 225 ohms pas bobine.

A chacune d es deux sections de la ligne est affecté un relais et chaque relais est complété par un parleur, d'un modMe particulier, qui a pour fonctions de fournir le contrôle de la transmission et de mettre la ligne directement à la terre après chaque émission de courant.

Dans ce parleur, dont chacune des deux bobines a 200 ohms de résistance, la masse de fer doux qui constitue la culasse et les noyaux est plus considérable que dans les autres modèles de parleurs. L'armature (fig. 50) est montée sur un long bras de levier en laiton L qui pivote entre les pointes de deux vis à conlre-écrou. En V, il porte une vis qui, à chaque attraction de Tarmature, vient frapper sur le

Fig. 50. — Parleur du relais Willot.

APPAREILS ACCESSOIRES 53

bâti métallique E et produit un bruit sec très intense. Le bâti E porte également la vis de repos V. Les vis V et V sont à contre-écrou et servent à régler les déplacements de Tarmature. A son extrémité le levier L est échancré, et dans cette échancrure est logé le ressort flexible r. Lorsque l'armature est attirée, le ressort r rencontre la vis B, en relation avec la terre. Le massif du relais est ainsi mis à la terre après chaque émission de courant et permet à la ligne de se décharger par cette voie. La sensibilité de Farmature est réglée par un ressort à boudin, accroché au levier L, et terminé par un fil de soie que Ton tend ou que l'on détend au moyen d'un petit treuil, manœuvré par une tête de vis moletée.

Les deux relais et les deux parleurs sont montés sur une planchette commune, qui supporte aussi deux petits manipulateurs et un commutateur bavarois à huit plots, dont les chevilles sont à vis.

La planchette porte six bornes marquées P, P, L, L, T, TS.

Les communications électriques sont les suivantes :

Les bornes P, P sont reliées aux bornes d'entrée des bobines des parleurs de contrôle (fig. 31). Sur ces conducteurs sont installées des dérivations qui vont rejoindre les bornes de sortie des bobines; chacune de ces dérivations a une résistance de 1000 ohms, réalisée au moyen d'une bobine placée sous le socle de l'appareil. La sortie des bobines des parleurs est également reliée aux plots de travail des manipulateurs et aux plots de travail des relais. Les bornes L, L sont reliées aux massifs des manipulateurs, tandis que les plots de repos de ces derniers conmiuniquent avec les massifs, c'est-à-dire avec les armatures des relais. Sur notre dessin, les bornes T et TS sont confondues en une seule. Pour compléter cette figure, numérotons de 1 à 8, en allant de gauche à droite et de haut en bas, les plots du commutateur. Dans ces conditions, la borne T est reliée aux plots 6 et 7 et aux massifs E, E des parleurs de contrôle. Le plot i du communateur est réuni à la borne B du parleur de droite, le plot 4 à la borne B du parleur de gauche. La vis B de gauche est également unie au plot de repos du relais de gauche, la vis B de droite au plot de repos du relais de droite; ces plots de repos sont les vis V dont les têtes sont tournées vers l'intérieur du relais.

Le plot 2 du commutateur est en relation avec l'entrée des bobines du relais de gauche, le plot 5 avec la sortie. Le plot 3 est en relation avec l'entrée des bobines du relais de droite, le plot 8 avec la sortie^

Lorsque le correspondant ^travaille en cowaat positif, les 4}uatre chevilles du commutaieur ^ont vissées dans les quatre ta)«s marqués +, Lorsque le correspondant travaille en courant négatif, les .((uatrc chevilles du commutateur sont vissées dans les quatre trous marqués — ,

' ^ Fig. 51. — Relais- \\'illot (commuDications).

Si un courant positif venanfl'<le la. ligne pénètre par la J^orne L de gauche, il passe par le levier du manipulateur, son conta^it de repos, le massif du relais de gauche,, son birtoir de repos, la vis B du parleur de gauche, les plots 4 et 8 du commutateur, les bobines du relais de droit-e, les plol« 3 et 7, la borne T et la terre. Sous Tadion de ce courant, les armatures du relais de droite «'orientent -sur leur butoir de travail, qui est la vis V, dont la tête est tournée vers l'extérieur du relais ; cette vis est on rela-

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tion avec la borne P de droite, tanctts que le massif et les armatures du relais sont en relation avec la borne L de droite. Le courant de la .pile reliée à la borne P de droite ira donc sur là section de ligne reliée à la borne L de droite. Mais, avant d'arriver au butoir de travail du relais, le courant de la pile a traversé les bobines du parleur dont l'armature a été attirée; le ressort flexible du levier L a pris contact avec la vis B, tandis que la vis V a frappé sur Tenclume E. En suivant les communications, on verra qu'à ce moment le butoir de repos du relais est en communication directe avec la terre par la vis B, le levier du parleur et Tenclume E. Dès que le courant venant de la ligne cesse, les armatures du relais sont instantanément ramenées sur le butoir de repos et, comme ces armatures communiquent avec la ligne, cette ligne sera mise à la terre, à la condition toutefois que l'armature du parleur reste abaissée pendant un instant encore.

C'est, en effet, ce qui arrive. En raison du magnétisme rémanent, en raison aussi de la recomposition de Textra-courant direct à travers la bobine de dérivation interposée entre les l)omes des bobines du parleur, Tarmature de o^lui-ci est maintenue au contact un instant après que Tarmature du relais a repris son point d'appui sur son butoir de repos. Il en résulte que le courant de retour provenant de la ligne, sur laquelle une émission a été envoyée, s'écoule à la terre par la borne L, le manipulateur, les armatures du relais, leur butoir de repos, la vis B, te levier du parleur, l'enclume E et la borne t.

Si un courant négatif venant de la ligne pénètre par la borne L de gauche, il passe par le levier du manipulateur, son contact de repos, le massif du relais de gauche, son butoir de repos, la vis B du parleur de gauche, les plots 4 et 3 du commutateur, les bobines du relais de droite, les plots 8 et 7, la borne T et la terre. Sous l'action de ce courant, les armatures du relais de droite s'orientent sur leur butoir de travail et les choses se passent comme dans le cas précédent.

On suivrait de la même manière la marche des courants lorsque les courants de ligne pénètrent dans le relais par la borne L de droite.

M. Willot recommande, pour le réglage de son relais, la méthode suivante (i) :

Pour les relais proprement dits :

1" Ramener le ressort à boudin dans la ligne médiane ;

(1) Annales télégraphiques 1891.

2* Nettoyer au papier émeri les contacts des vis de butée et de la pièce qui, fixée sur Taxe des armatures, vient s'appuyer contre ces vis; enlever avec soin les poussières qu'a pu laisser le papier émeri ;

3° Vérifier si Taxe des armatures oscille librement sur ses pivots;

4** Placer l'aimant à 1,5 millimètre environ des armatures et éviter surtout qu'il ne les touche ;

5° La position des vis de réglage supérieures, V, V, est celle qui correspond au placement des armatures dans la lignes médiane de séparation des appendices de fer doux de l'électroaimant de translation.

Le ressort à boudin doit être tendu jusqu'à ce que les armatures reviennent franchement sur le butoir de repos; le courant du correspondant indique ensuite s'il faut tendre encore ou détendre.

Les vis en fer qui traversent les appendices de fer doux sont réglées une fois pour toutes; elles doivent dépasser l'appendice d'environ 1/2 millimètre.

Dans le parleur de contrôle, l'axe du levier qui porte l'armature doit tourner librement, mais sans jeu, sur ses pivots. L'armature abaissée doit être aussi rapprochée que possible des noyaux de l'électro-aimant, sans cependant les toucher.

L'armature étant abaissée à la main, on serre la vis V (fig. 50) dont le contre-écrou a été préalablement desserré, d'abord jusqu'à ce qu'elle s'appuie sur l'enclume E, puis jusqu'à ce que l'armature soit éloignée des noyaux de 1 millimètre.

Auprès avoir desserré le contre-écrou de la vis V, on manœuvre celle-ci de façon à laisser à l'armature 5 à 6 millimètres de course, puis on tend le ressort antagoniste jusqu'à ce que le levier qui supporte l'armature vienne franchement s'appuyer contre la vis V. On serre ensuite à refus les contre-écrous des vis V et V.

Lorsque l'armature est au repos, la pointe de la vis B doit être éloignée du ressort r de 1/2 millimètre.

Si la bobine de dérivation de 1000 ohms est en bon état, il ne doit pas se produire d'étincelle au moment de la rupture du circuit entre le levier de contact du translateur et la vis de prise de pile.

Relais divers. — Il existe beaucoup d'autres sortes de relais. Ces instruments répondent généralement à des besoins spéciaux ; nous n'en parlerons qu'en décrivant les installations complexes auxquelles ils sont afi'ectés.

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