ET
~J do son axe V; le cliquet tombe alors sur la denture de la roue à rochet, et l'axe P devient solidaire de l'axe du volant pendant une révolution complète.
Comme dans le Hughes, le levier de détente est ramené à sa position de ^. „,, ^ e . n^ ' repos par la came en colimaçon.*"
Fig. 244. — Perforateur Terri n i r * . t^ 7 • n
(détail des poinçons). L'axc de perforation p est garni en G
(fig. 248) d'une glissière dans laquelle
s'engage une groupille e appartenant à im levier IF mobile
autour de la vis V. Ce levier se termine par un long ressort T
cZ
et est animé d'un mouvement de va-et-vient pendant la rotation de l'axe P. C'est le ressort F qui provoque l'avancement de la bande de papier perforée.
Sur le bâti qui supporte les poinçons, et en prise avec le pignon X, est monté un secteur denté y y qui pivote autour de la vis /. A chaque révolution de Taxe P, le ressort Y est projeté dans le sens de la flèche, frappe fortement la partie j du secteur// et chasse, de droite à gauche, le secteur tout entier qui tourne autour du point / ; le pignon x est entraîné dans le sens inverse de celui des aiguilles d'une montre.
Aussitôt le coup de fouet donné, le ressort T rétrograde vers la droite, le secteur denté est ramené également vers la droite par le ressort à boudin w, le pignon x est entraîné dans le sens des aiguilles d'une montre; c'est ce dernier mouvement qui se produit après la perforation et qui détermine l'entraînement du papier; nous allons voir comment.
Le pignon x est solidaire d'im disque x' qui porte un cliquet z (fig. 246 et 247) ; l'ensemble est monté à frottement doux sur l'axe y qui porte la roue à rochet z,
en prise avec le cliquet z', et la roue d'entraînement du papier Z, formée par une série de goupilles convenablement espacées.
Lorsque, sous l'action du coup de fouet du ressort r, le secteur denté// s'est déplacé de droite à gauche, le pignon X et le disque x' ont bien été entraînés, mais le cliquet sautant pardessus les dents de la roue à rochet z, Taxe y et la roue d'entraînement Z sont restés immobiles. Lorsqu'au contraire le ressort u a provoqué un mouvement inverse de tout le système, le cliquet, en mordant sur la denture de la roue à rochet z, a rendu solidaires le pignon x et l'axe y; cet axe a donc tourné avec le pignon x dans le sens des aiguilles, d'une
Fig. 246. — Perforateur Terria (roue d'eniruloeneiil).
Fig. 247. — Perforateur Tenrio (détail de l'encliquetage).
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Terrin (rue d^ensemble).
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montre, et la roue Z, dont les goupilles s'enfoncent successivement dans les perforations de la rangée intermédiaire, a fait avancer, de droite à gauche, la bande perforée.
Il ne s'agissait plus. que de proportionner Tavancement de la bande à la longueur du signal perforé. M. Terrin y est arrivé de la manière suivante :
Le secteur denté jf (flg. 248) est prolongé en arrière par un sec^ teuruni ff appartenant à la même circonférence. Sur ce secteur est Articulé en /"un cliquet pressé par un ressort contre la goupille q. Ce cliquet est disposé de façon à rencontrer les goujons qui n'ont pas été projetés en avant pour la perforation et règle, par cela môme, la marche du secteur denté. Le cliquet rencontre, dans sa marche, le premier des goujons restés au repos et est arrêté par celui-ci; or, plus le signal perforé est long, plus le nombre des goujons projetés en avant est considérable, plus la course du secteur est longue ; le mouvement de recul étant évidemment égal au mouvement de propulsion, la bande de papier avance d'une longueur égale à celle du signal perforé.
L'expérience a conduit M. Terrin à apporter à son perforateur certaines modifications de détail, réalisées dans les appareils actuellement en cours de constructiou.
La nécessité de couder Taxe de perforation, pour en former la manivelle de la bielle, rendait cet organe difficile à construire. Aujourd'hui, la bielle est supprimée; on l'a remplacée par un excentrique qui agit sur un marteau frappant sur les goujons soulevés pour leur faire chasser en avant les poinçons correspondants. Cette disposition nouvelle a permis de réduire notablement les dimensions du perforateur.
Au point de vue de la transmission, il est à remarquer que la sixième touche blanche sert seulement à la séparation des mots; la séparation des lettres est assurée par rabaissement de la touche point ou traU qui forme le premier signal de la lettre ; cette touche est, en effet, disposée de façon à commander le poinçon intermédiaire placé en vedette, de sorte que toute lettre perforée est précédée par un trou d'entraînement. Quant à la séparation des mots, on l'obtient en abaissant la sixième touche blanche qui, comme nous l'avons vu sur la figure 244, met en mouvement le poinçon jOg, qui commande lui-môme le poinçon jo- ; il en résulte la perforation de deux trous d'entraînement auxquels il convient d'ajouter le trou d'entraînement qui précède la lettre suivante, ce qui nous, fait bien les trois trous nécessaires à la séparation des deux mots.
Les signes de ponctuation nécessitant plus de cinq signaux
élémentaires ont été ramenés conventionnellement à la limite de cinq signaux que ne peut pas dépasser Tinstrument.
Application de la transmission automatique Wheatstone aux communications franco -danoises. Ondiilateur Lauritzen, — Le nouveau transmetteur Wheatstone, employé en Angleterre et installé depuis quelque temps en France pour les communications avec le Danemarck, n'utilise plus les courants de compensation. On leur a substitué des courants de repos qui agissent dans l'intervalle des signaux. Les signaux sont produits par des courants d'un certain sens, toujours le môme, suivis de courants de sens inverse, qui traversent la ligne dans l'intervalle des signaux.
Fig. 249. — Transmetteur Y^heatstone (nouveau modèle).
La modification qui produit ce résultat et qui simplifie l'appareil réside dans la disposition du levier inverseur.
Le levier inverseur AB (fig. 249) se compose de deux parties isolées l'une de l'autre; la première A communique avec la ligne, la seconde B est en relation avec la terre. Ce levier peut osciller entre quatre vis de butée réglables D, E, F, G.
Les butées de droite D, E communiquent avec le pôle positif de la pile, les butées de gauche F, G avec le pôle négatif.
La roulette d, montée sur le ressort e, appuie constamment sur la pointe a du levier inverseur et, indépendamment de l'action du balancier, tend à chasser cette pointe, soit à gauche, soit à droite, de telle sorte que le levier, inverseur AB est forcé de prendre contact avec les butées D, G ou avec les butées F, E, . sans pouvoir rester dans une position intermédiaire qui laisserait
la ligne isolée. Lorsque le levier inverseur est appuyé sur les butées D, G, la ligne est parcourue par un courant positif; c'est le contraire qui se produit lorsque le levier inverseur prend contact avec les butées F, E. Ces deux positions du levier inverseur AB sont déterminées par le jeu des aiguilles.
Lorsque le mouvement d'horlogerie est en marche, le balancier oscille. Tant que la bande de papier ne présente pas de perforation, chacune des goupilles /*, g du balancier abaisse alternativement une des aiguilles M, N, mais Tautre aiguiJle, arrêtée par la bande non perforée, ne peut suivre le mouvement d'ascension de la goupille qui s'élève. Il s'ensuit que le levier inverseur AB reste orienté sur les butées F, E et qu'un courant négatif traverse la ligne.
Lorsque la perforation d'un point ( o J se présente au-dessus des
aiguilles, l'aiguille N pénètre la première dans le trou supérieur, ce qui lui permet de suivre le mouvement d'ascension de la goupille g\ le levier L, par son talon, pousse le levier inverseur et l'oriente sur les butées D, G; un courant positif est émis sur la ligne, et ce courant se prolonge jusqu'à ce que l'aiguille M, traversant le trou inférieur de la perforation, la tringle K pousse le levier AB sur les butées F, E, ce qui provoque une émission négative. Cette inversion correspond à une seule oscillation du balancier.
Lorsque la perforation d'un trait se présente (ooj, l'aiguille N
pénètre dans le trou supérieur de la perforation et produit, comme précédemment, une émission positive sur la ligne, mais, l'aiguille M, rencontrant une portion de bande non perforée, ne peut plus suivre le mouvement ascensionnel de la goupille /", de sorte que l'orientation du levier AB n'est pas modifiée; il en est de même pour l'aiguille N à Toscillation suivante du balancier, et c'est seulement lorsque l'aiguille M peut pénétrer dans le trou . inférieur de la perforation que la position du levier AB est modifiée et qu'une émission négative est lancée sur la ligne. On voit ainsi que l'émission positive qui a produit un trait a eu une durée triple de celle qui correspondait à un point.
Sur le câble de Calais à Frédericia, on fait usage d'un récepteur particulier connu sous le nom d'ondulateur Lauritzen (fig. 250) ; c'est une adaptation du siphon au récepteur Whealstone. Le mécanisme d'horlogerie est sensiblement le même, mais l'organe électro-magnétique a été reporté sur la droite du récepteur. Il se compose de deux petits aimants assemblés en forme de X et
pivotant entre les pôles de quatre électro-aimants montés deux à deux sur un châssis. Des ressorts à boudin maintiennent les aimants dans leur position d'équilibre et les y ramènent lorsqu'il» ont été déviés parles courants traversant les bobines des électro- . aimants. Pour un courant d'un certain sens, la déviation a lieu à droite; elle se produit à gauche pour un courant de sens contraire. Sur Taxe des aimants est monté un siphon en argent alimenté par un réservoir rempli d'encre très fluide ; la pointe de ce siphon est très rapprochée de la bande de papier, sur laquelle
Kig. 2'>0. — Ondulateur Ixiurilzen.
il enregistre les déviations des aimants, produites par le passage des courants, et représentées par une ligne ondulée semblable à celle que trace le siphon recorder.
Les courants qui traversent les bobines proviennent quelquefois directement de la ligne, mais le plus souvent ce sont des courants locaux distribués par un relais polarisé. Ce relais, que l'on nomme souvent translateur rapide, est une modification de l'organe électro-magnétique du récepteur Wheatstone, rendu très sensible par suite de la légèreté de ses armatures et du jeu très limité qui leur est donné.
Il se compose d'un aimant en fer à cheval, recourbé dans le sens de sa longueur, pour permettre de le loger dans un espace restreint. En regard des pôles de cet aimant, et aimantées par
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induction, deux armatures sont montées sur un axe vertical qui porte également une pièce de contact en forme de T, dont la barre peut se déplacer entre deux vis de contact; la course de la pièce en T entre les deux vis est aussi limitée que possible ; cette pièce est platinée, ainsi, d'ailleurs, que les pointes des deux vis.
Les armatures sont situées entre les pièces polaires de deux bobines à double enroulement. Les deux circuits de ces bobines peuvent être accouplés en série ou en quantité au moyen d'agrafes intercalées entre les bornes.
L'aimant, ainsi que les vis de butée, sont réglables; ces dernières sont, en effet, montées sur «ne pièce mobile que Ton déplace au moyen d'une vis à bouton moleté.
Les sept bornes disposées sur le socle correspondent à la ligne, à la terre, au massif, aux deux pôles de la pile ; les deux dernières permettent Taccouplement des deux circuits des bobines dont la disposition relative dépend de l'interposition d'une agrafe métallique entre le» deux bornes ou de sa suppression.
Les armatures, maintenues par un ressort dans une position neutre entre les pièces polaires des bobines, sont orientées à droite ou à gauche suivant le sens du courant, et, par suite, la pièce de contact en forme de T s'appuie sur la butée de droite ou sur celle de gauche, distribuant sur la section de ligne reliée au massif un courant positif ou un courant négatif. En raison de la légèreté de cette pièce et du peu d'écartement de ses vis de butée, elle obéit fidèlement à toutes les impulsions provoquées par les courants venant du transmetteur, quelle que soit la vitesse de déroulement de celui-ci.