RECORDER
. . . . 21 microfarads.
. . 2.5 — . . 6 à 10 éléments.
La capacité du câble était d'environ 140 microfarads.
L'installation pratique est représentée par la figure 239.
Le siphon est posé sur un plateau en bois, très solidement fixé au mur ou au plancher pour amortir les vibrations : il supporte le rouet et la selle sur laquelle passe la bande de papier, en regard du siphon.
A côté du siphon sont placés, dans une boîte, les rhéostats; les condensateurs sont renfermés dans une armoire. Deux tables, placées dans le voisinage, supportent, Tune, le mécanisme d'horlogerie servant à Tentraînement du papier et une clé permettant de transmettre à la main ; sur l'autre table se trouvent le transmetteur Wheatstone, le relais Froment et une seconde clé pour transmettre à la main en duplex. Les commutateurs permettant de passer de la transmission simple à la transmission double, ou de la transmission automatique à la transmission manuelle trouvent également place sur cette table.
Les tables de perforation et de lecture sont complètement indépendantes.
Sur le plan d'installation (fig. 239), on aperçoit :
Sur la table A :
Le siphon recorder D à double enroulement,
La résistance E placée en avant du câble F,
Les deux branches de comparaison du pont G,
La résistance H formant la troisième branche du pont,
La résistance I qui règle le condensateur N,
La résistance J qui règle le condensateur 0,
La résistance K qui règle le condensateur Q.
Le condensateur de transmission M, ainsi que les trois autres N, 0, Q, sont placés dans une armoire.
Sur la table B :
Le dérouleur S et la clé U pour la transmission simple jà la main.
Sur la table C :
Le relais Froment R,
Le transmetteur W,
La clé V pour la transmission double à la mtia.
Le commutateur de ligne X,
Le commutateur de terre Y.
Ces deux commutateurs sont des commutateurs bavarois ft 4 directions, dont le jeu est facile à comprendre; ils permettent de passer de la transmission automatique double ou simple à la transmission manuelle.
Les bornes de la pile locale sont etip, celles de la pile de ligne en P.
Relais Rouoh et Hautreui:. — Dans le système que nous venons de décrire, il n'est pas possible de mettre l'appareil sur sonnerie, et on est obligé de laisser dérouler constamment la bande. C'est un inconvénient assez grave pour attirer l'attention des chercheurs; aussi a-t-on présenté déjà plusieurs solutions de la question. MM. Rouch et Hautreux ont notamment étudié un rélais dont on fait usage sur les câbles d'Algérie, et qui permet de mettre la ligne sur sonnerie.
C'est un petit pendule très léger, suspendu entre les pointes de deux vis; sa partie inférieure, en forme de fourchette, peut embrasser le siphon; sa partie supérieure, en aluminium, est en regard d'un ressort en relation avec l'un des pôles d'une pile locale; l'autre pôle de cette pile est relié au pendule par l'intermédiaire d'une sonnerie.
Le support du pendule, commandé par une glissière, est isolé du ressort. Au moyen de cette glissière, on peut amener le pendule assez près du siphon pour que celui-ci soit placé entre les branches de la fourchette ; l'appareil est alors sur sonnerie; en effet, le moindre déplacement du siphon fait osciller le pendule, dont la partie supérieure, rencontrant le ressort, ferme le circuit local de la sonnerie.
Perforateur Terrin. — Le perforateur rapide, imaginé par M. Terrin, permet de préparer de 70 à 80 dépêches à l'heure; il est employé sur les câbles d'Algérie.
La perforation est celle du système Belz et Brahic, c'est-à-dire que le point est ligure par ime perforation située au-dessus des trous d'entraînement, le trait par une perforation placée au-dessous (fîg. t240).
L'appareil est assez compliqué ; il emprunte une partie du mécanisme du Hughes et doit sa rapidité à ce que chaque lettre est composée d'un seul coup. Les lettres de l'aP
oo Oo o.
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phabet Morse ayant, comme chacun le sait, des longuem's très différentes, il en est résulté une difficulté que Tinventeur a su
vaincre : celle de l'avancement du papier. La quantité dont doit avancer la bande de papier après chaque perforation est, en effet, subordonnée à la longueur de la lettre perforée.
Le clavier qui sert à manipuler se compose de onze touches, six blanches et cinq noires.
L'une des touches blanches est affectée aux blancs de séparation des mots; les cinq autres aux traits; les cinq touches noires correspondent aux poitils.
Les onze touches du clavier commandent six goujons , qui agissent eux-mêmes sur un jeu de poinçons.
Ces poinçons, au nombre de seize, occupent trois rangées horizontales; la rangée supérieure comprend cinq gros poinçons, la rangée du milieu six petits poinçons et la rangée inférieure cinq gros poinçons. Dans le sens vertical, on trouve mi petit poinçon en vedette :
chacun des autres est intercalé entre deux gros poinçons.
Le mécanisme moteur est celui de Tappareil Hughes jusques et y compris la détente. Là, un axe particulier que nous appelle-
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rons axe de perforation a été substitué à Taxe d'impression.
L'embrayage de cet axe avec Taxe du volant est produit par le soulèvement des goujons, provoqué lui-même par l'abaissement des touches. L'embrayage une fois produit, les deux axes exécutent de concert une révolution complète.
Chacune des cinq touches noires forme, en quelque sorte, paire avec la touche blanche voisine; ces deux touches commandent un levier commun. Les deux touches M (trait) M' (point) (fîg. 241) sont montées sur Taxe X et ramenées à leur position de repos par le ressort N. Au-dessous des touches et commandé par elles, le levier LF pivote autour de l'axe 0 ; il est sollicité de bas en haut par le ressort N'. Sa partie postérieure F s'engage dans une entaille pratiquée à la base du goujon k; il en résulte que le goujon k est soulevé et abaissé suivant que la partie antérieure du levier LF est elle-même abaissée ou reste relevée dans sa position de repos.
Il convient de remarquer, dès à présent, que les butées m, m limitent le mouvement de haut en bas des touches et du levier LF ; pour la touche M qui rencontre la butée m, le mouvement d'abaissement est de peu d'étendue et, par conséquent, le goujon k est peu soulevé; pour la touche M', le mouvement se prolonge jusqu'à ce que la pointe L du levier rencontre la butée m; le mouvement du levier est plus considérable, le goujon a été soulevé davantage.
La dernière touche blanche de gauche possède un levier pour elle seule.
Les goujons gk dont la figure 242 montre le profil, sont représentés de face sur la figure 243.
C'est par leur renflement h que les goujons agissent sur les poinçons. En examinant, en efl*et, la figure 242, on voit que si ce renflement est amené à la hauteur des poinçons p, p\ il suffit qu'un organe mécanique projette le goujon en avant pour que les poinçons p, p' soient eux-mêmes chassés en avant ; de même, si le renflement h est amené à la hauteur des poinçons p', p" , ces deux poinçons seront poussés en avant si le goujon reçoit une impulsion semblable.
Les poinçons p, p' déterminent la perforation d'un point; les poinçons p\ p" correspondent à la perforation d'un trait. En effet, rabaissement de la louche M' amène le renflement A à la hauteur des poinçons p^p \ l'abaissement de la touche M n'élève le renflement h que jusqu'à la hauteur des poinçons jp', p" ,
La bande de papier à perforer passe entre les plaques a, a\ dans une rainure ménagée à cet effet; on voit aisément que
feô
SIPHON RECORDEai.
le mouvement en avant des poinçons produit la perforation ; le mouvement de recul des poinçons est ensuite obtenu par le jeu
Fîg. 243. — Perforateur Terri n (goujons et détente vus de face).
des ressorts rf, d\ comme dans les perforateurs ordinaires.
Dans leurs mouvements verticaux, provoqués par le jeu des
touchaSi les poinçons sont guidés par la glissière E; on voit
également sur la figure 243 que le ^^ goujon est plus grand que les autres.
Dans les poinçons, il y a lieu de considérer trois parties : la tige r, le bloc b, la tête p (fig. 244). Les tiges traversent la pièce Cy analogue à la pièce ovale du perforateur Wheatstone. Les têtes traversent également une pièce parallèle à la pièce c.
Les blocs, rectangulaires, sont semblables entre eux et simplement juxtaposés; seuls, les blocs des deux derniers poinçons de la rangée intermédiaire font exception à cette règle. Les blocs b^ et ôg (fig. 244) chevauchent, en effet, Tun sur l'autre, mais le bloc Ô5 est percé et peut glisser sur la tige r^ du poinçon p^. Il résulte de cette disposition que le poinçon p^ peut être manœuvré isolément, tandis que la marche en avant du poinçon Pg entraîne fatalement celle du poinçon JO5.
L'axe de perforation qui, comme nous Tavons dit, remplace Taxe d'impression de l'appareil Hughes, est coudé en P (fig. 245) et porte, en ce point, une bielle QR articulée d'autre part en R avec un étrier dépendant de la pièce S. Cette pièce S que Ion voit en entier sur la figure d'ensemble (fig, 248) est montée à glissière sur deux tringles fixes; c'est elle qui, en s'avançant le long des tringles, vient frapper les goujons soulevés et les force, comme par un coup de marteau, à projeter en avant les poinçons situés en regard de leur renflement h.
L'embrayage de Taxe de perforation P avec l'axe du volant du mécanisme Hughes est produit par un choc analogue à celui de
l'armature du Hughes sur la vis du levier de détente. Ce résultat est obtenu par la position relative du levier de détente et
j > ■- r ■ du sixième goujon, plus long que les
1 j autres. Lorsque ce goujon est soulevé,
il rencontre l'appendice U (fig. 243 et 243) et fait basculer le levier de détente autour