X.IGNË6 AiSRIfiNNES
Fi g. 260. — Console droite.
Dans «hacun de ces modèles, Textrémité de la tige qui pénètre à rintérieur de Tisolateur est filetée; la forme de Taiitre extrémité varie suivant le modèle.
Dans la coasole droite (fig. 260), destinée à être placée sur une traverse en bois ou en fer, Textréraité inférieure est filetée flflB:
«t gaimie d'un écrou queroBicniiève pour poser la console et
qui, remis en place après la pose, assujettit la console sur la travexse.
Les consoles en S, courtes ou longues (fig. 261 et 262)^ ainsi que les consoles doubles, ont leur extrémité inférieure aplatie et percée de deux trous. Ces parties planes s'appliquent sur le poteau et y sont fixées par deux vis à tête carrée.
Les tiges à scellement (fig. 263) se terminent par une griffe et sont destinées à être scellées dans les murailles.
Les consoles doivent être établies avec du fer nerveux, d'une qualité telle qu'elles puissent satisfaire aux conditions suivantes :
« Après avoir été fixées par des vis contre ime pièce de bois, les consoles pour isolateurs à double cloche devront supporter sans fléchir une tension de 375 kg; les consoles pour isolateurs à simple cloche et les consoles longues, une tension de 250 kg, dirigée en sens contraire des vis et appliquée à l'extrémité de la partie taraudée.
« Les consoles en S pour fil de petit diamètre devront supporter, sans fléchir, une tension deV)l k:?.
« Après avoir été scellées, les tiges devront supporter, sans fléchir, une tension de 300 kg, dirigées en sens contraire des pattes de scellement, et appliquées à l'extrémité de la partie .tarauudée.
« Les consoles et les tiges devroat pouvoir être pliées à froid, sans se rompre^ de telle sorte que la partie supàneiure des coafioles forme im augibe de soixante degrés uv^c la , partie 4ftppliqiiée contre la pièce de bois, et 91e la partie verticale des
F\g. 261. — Console i courte.
iS,
tiges puisse être amenée dans le prolongement de la partie
horizontale.
« Pour les vis, on devra pouvoir replier à angle droit au
marteau, la partie taraudée sur la partie cylindrique, sans rupture des fibres.
« Le zinc employé à la galvanisation devra être pur. La couche en sera assez épaisse pour que l'objet galvanisé supporte, sans que le fer soit mis à nu, quatre immersions successives, d'une minute chacune, dans une dissolution de sulfate de cuivre faite dans cinq fois son poids d'eau.
Cette couche devra être assez adhérente pour ne pas s'écailler sous le choc et pour que le fer ne soit pas mis à nu
par le pliage.
« Les pièces tachées de rouille et mal galvanisées doivent
ôlre rejetées. »
Scellement, — Les isolateurs sont assujettis sur les consoles au moyen d'un :^^ scellement au plâtre "^ ou à la toile. Lorsqu'on applique la première méthode,
le plâtre est gâché avec de Teau additionnée de colle forte
liquide (environ un verre à liqueur de colle par litre d'eau).
Dans la seconde méthode, on entoure le pas de vis de la console
avec une bande de grosse toile, enduite de goudron sur ses
Fig. 262. — Console en S, longue.
Fig. 263. — Tige à scellemenU
deux faces, et, par-dessus, on visse à force l'isolateur. Le goudron a pour objet d'empêcher la toile de se putréfier. Le poids des isolateurs scellés est de : Simple cloche sur console courte en S : 1,140 kg.
— longue en S : 2,290 kg.
Double cloche sur console courte en S : 2 kg.
— longue en S : 2,750 kg.
Le poids des tiges à scellement est de 1,545 kg pour celles de 50 cm, et 2,330 kg pour celles de 80 cm.
Mode d'arrêt des conducteurs sur les Isolateurs. — Les conducteurs sont assujettis sur les isolateurs par de petits câbles, formés par plusieurs brins de fil à ligatures tordus ensemble.
En principe, les fils sont arrêtés à fond sur les isolateurs à tous les 500 m. Sur les isolateurs intermédiaires, le fil est seulement maintenu par un collier qui l'empêche de sortir de la gorge, mais permet, dans une certaine mesure, un glissement longitudinal.
Les conducteurs doivent également êtr« arrêtés à fond aux traversées des voies et des gares, aux points de croisement des fils formant circuit téléphonique, ainsi que sur les poteaux qui encadrent les passages à niveau et les ponts.
L'arrêtage se fait avec des câbles formés de brins de fil à ligatures de 1 millimètre de diamètre, de même métal que le conducteur à arrêter, savoir :
2 brins pour les fils de 2 et 2,5. <
3 — — 3, 3,5 et 4.
4 — — 4,5 et 5.
Le câble, contournant la poupée de l'isolateur, est tordu avec force sur le fil de ligne, de part et d'autre de celui-ci.
Les colliers sont en fil de 3 millimètres pour les conducteurs en fer, et en fil de 2 millimètres pour les conducteurs en cuivre.
Appuis. — Les isolateurs ou supports sont fixés à des appuis destinés à maintenir les conducteurs à une certaine hauteur au-dessus du sol.
Les appuis sont des poteaux en bois ou en métal, les appuis métalliques formant l'exception.
Poteaux en bois. — Les poteaux en bois employés en France sont classés en plusieurs catégories, suivant leur longueur; ce sont des brins de pin ou de sapin, soigneusement triés, aussi droits que possible et exempts de tares.
En principe, les bois employés ne doivent pas avoir été
gemmée om^ en d'autres termes, ne dorvent pas avoir servie étant sur pied, à recueillir de la résine. Pour se pTOcarer ce produit, on pratique sur Tartre des entailles carrées au-dessous desquelles on place des godets dans lesquels s'amasse la résine coulant par la plaie. Ces entailles se nomment qiiarres de gemmage.
Les arbres ciuîisis et répondant aux conditions de longueur et de diamètre, imposées par les cahiers des charges, sont soumis à un traitement antiseptique destiné à prolonger la durée de leur service, en les protégeant contre les altérations de tontes sortes auxquelles ils sont exposés. Plantés dans le sol à une certaine profondeur, exposés à la pluie et à toutes les intempéries, dans le sens de leurs fibres, ils tomberaient bientôt en décomposition sî on ne les protégeait. Après avoir essayé de les carboniser superficiellement, après avoir expérimenté le goudron, la créosote, le sulfate de zinc, comme antiseptiques, on s'est arrêté aux procédés d'injection par le sulfate de cuivre, dont le docteur Boucherie a établi les bases de 1838 à 1841.
Injection. — Ce procédé consiste à agir sur des bois en pleine sève, à chasser celle-ci et à la remplacer par un liquide inaltérable. Ce liquide est une dissolution de sulfate de cuivre titrée à 1 0/0, soit 1 kilogramme de sulfate de cuivre pour 100 kilogrammes d'eau.
Voici comment on procède :
Les arbres abattus, ébranchés, mais encore revêtus de leur «écorce, sont rassemblés dans un chantier situé soit dans la foret, soit à proximité, de façon que l'opération de l'injection suive de très près celle de l'abatage.
Le sulfate de cuivre utilisé doit être très pur et notamment ne pas contenir plus de 0,^) 0/0 de sulfate de fer.
La qualité de Feau dans laquelle on le fait dissoudre est non moins importante. Ce doit être une eau courante, aussi pure que possible, ne contenant pas de matières organiques en décomposition. Les eaux ferrugineuses, et généralement celles qui sont chargées de sel, ne conviennent pas. La dissolution faite, comme nous l'avons dit, au titre de 1/100 marque 1° à l'aréomètre Baume.
La dissolution est préparée dans des tonneaux T, T' (fig. 2641 enfoncés en terre jusqu'au ras du sol et ouverts à leur partie supérieure. Sur un échafaudage, constitué par des madriers convenablement assemblés, sont disposées des cuves C, C, C". A cùlé de ces cuves sont placées des pompes P, P', dont les tubes d'aspiration jo,jo' plongent dans les tonneaux T, T', sans toute-
LIGTIBSI AÉRIENKES
fois descendre jusqu'au fond, de façon à ne pas entï*alïier les impuretés qui s'y déposent.
Les cuves, dont chacune est garnie d'un robinet, sont réunies par im tube horizontal sur lequel se ^-** P ^* branche le tuyau vertical b qui descend jusqu'au niveau du sol; là, il se racconie avec im tuyau de distribution d (fig. 265) posé dans une rigole et garni, d'espace en espace, d'ajutages destinés à distribuer aux poteaux le liquide antiseptique.
Perpendiculairement au tuyau de distribution d, les poteaux à injecter sont rangés parallèlement entre eux, le gros bout tourné du coté de la rigole qui
contient le tuyau d. Le chantier sur lequel ils reposent est disposé de façon à leur donner une inclinaison égale à 1/15 de leur longueur; à cet effet, le gros bout est soutenu par un tasseau f; le petit repose sur le bord de la rigole d'évacuation R.
Le chantier ainsi
Kip. "îni - Chanlier d'injection.
Fig. 265. — Position des poteaux.
agencé , on rafraîchit les extrémités des arbres en enlevant, d'un trait de scie, une rondelle
de bois de quelques millimètres d'épaisseur. La base de chaque poteau est ensuite coiffée d'un chapeau composé comme suit :
P (fig. 266) est un plateau en cœur de chêne, soli<lemeut assujetti par les crampons f, f"; une corde de chanvre c forme un anneau de l'épaisseur de l'écorce entre le plateau P et la base de l'arbre; le plateau P est ensuite fortement serré au moyen des écrous A, b'\ mais, par suite de l'interposition de l'anneau de
6— /• Fig. 266. — Chapeau.
Fig. 267. — Robignole.
corde c, il existe entre le plateau P et l'arbre une chambre étanche. Au centre du plateau P s'adapte l'ajutage A communiquant avec le tuyau de distribution.
Cet ajutage, que l'on désigne sous le nom de robignole (fig. 267), est en bois dur et enfoncé à force dans l'ouverture centrale du plateau P. La partie F est on cuivre et reçoit un tube en caoutchouc c, en relation avec le tuyau de distribution. Dès que les robinets des cuves sont ouverts, la dissolution de
sulfate de cuivre arrive à la base de tous les poteaux, sous une pression égale à la hauteur de l'échafaudage; elle pénètre dans les vaisseaux et en chasse la sève qui s'écoule par le sommet et se déverse dans la rigole d'évacuation. Peu à peu, le liquide qui sort par le sommet du poteau prend la coloration bleue de la dissolution de sulfate de cuivre, et on reconnaît que l'injection est suffisante lorsque le liquide évacué marque 0°,r)6 à l'aréomètre Baume. Elle dure habituellement trois jours pour un poteau de 8 mètres, après quoi on arrête l'opération en fermant les robinets des cuves ou en étranglant les tubes de caoutchouc.
On reconnaît qu'un poteau est bien injecté lorsque le bois, soumis à l'action d'une dissolution de ferro-cyanure de potassium, prend une coloration rouge-brun.
Conditions d'acceptation. — Dans ses marchés, l'administration française impose aux fournisseurs les conditions suivantes : Les fournitures comprennent des poteaux de 6,50, 8, 10, M et 15 mètres.
Les poteaux seront en bois de pin ou de sapin; les pins Laricio et lord Weymouth sont cependant exclus. Dans tous ces poteaux, le diamètre du cœur au petit bout ne devra pas excéder les deux tiers du diamètre total de l'arbre. Les brins livrés seront sains et aussi droits que possible. Dans l'appréciation des conditions de rectitude générale, il ne sera pas admis plus de deux déviations, à savoir : une au pied de l'arbre, dans la partie qui doit être enfoncée dans le sol, l'autre dans la partie qui doit s'élever au-dessus du sol après la plantation.
LIGNES AERIENNES 497
La déviation au pied ne devra pas s'étendre sur une longueur supérieure à :
1,25 mètre pour les poteaux de 6,50 mètres, 1,40 — 8 —
2 ' '—12 et 15 —
Latéralement, cette déviation devra rester dans des limites telles que le pied de l'arbre de chaque catégorie, sur les longueurs susindiquées, puisse pénétrer dans des cylindres dont les parois seraient parallèles à la ligne droite qui joint les centres des sections du sommet et de l'encastrement de l'appui dans le sol, et dont les diamètres seraient de :
0,30 mètre pour les poteaux de 6,50 et de 8 mètres, 0,35 — 10 —
0,40 — 12 et 15 —
Dans Ta partie du poteau située au-dessus du sol, la déviation ne sera tolérée que si la ligne droite qui joint les centres des sections du sommet et de l'encastrement dans le sol ne sort pas de l'intérieur de F arbre.
De plus, pour les brins de 8 mètres et de dimensions supérieures, aucune courbe ni aucune déviation ne seront admises sur une longueur de 0,85 mètre à partir du sommet.
Les arbres gemmés seront acceptés si la longueur restante des quarres ne dépasse pas 0,60 mètre.
Les poteaux seront injectés au sulfate de cuivre par les procédés dits Aepressioriy du docteur Boucherie.
La hauteur de la cuve ou la pression du liquide variera avec la dimension des bois à préparer. Cette hauteur sera de 6 mètres à 6,50 m pour les poteaux de 6,50 m de longueur, de 8 mètres à 8,50 m pour ceux de 8 mètres, de 10 mètres à 10,50 m pour ceux de 10 et ceux de 12 mètres, et de 12 mètres à 12,50 m pour ceux de 15 mètres.
La hauteur sera mesurée à partir du niveau de la dissolution dans la cuve.
La dissolution employée contiendra 1 kilogramme de sulfate de cuivre pour 100 litres d'eau.
Ce sulfate devra être cristallisé et ne pas contenir plus de 1 0/0 de matières étrangères ; sa teneur en cuivre ne devra pas être inférieure à 24,5 0/0.
L'eau de mer, les eaux chargées de sels ou de matières en décomposition, ainsi que tous les autres liquides impropres à Tinjection, ne pourront ôtrè employés.
498 TÉLÉGiRAPHIE PRATIQUE
Il est rigoureuseêaeiiit interdit de remployer le liquide des rigoles qui peuvent être établies au petit bout.
Il est absolument interdit d'injecter les arbres par le pietit bout.
Les arbres seront^ aussitôt après abatage, transportés au chantier et mis en injection sans délai.
Les arbres seront dépouillés de leur écorcé, unis à la plane et taillés en pointe au sommet. L'enlèvement de l'écorce n'aura JUeu que trente jours ai)rès l'injection.
Les poteaux fraîchenkent pelés ne devront pas être exposés ,W soleil.
Les pote?,ux devront avoir au moins les dimensions suivantes :