‹ Télégraphie pratiqueChapitre 30 sur 46 · ÊTRE · texte numérisé non relu

ÊTRE

 1 mètre de la base.

Au sommet.

15 mètres.

mètre.

0,11 mètre.

Tous ces diamètres seront mesurés après Tenlèveraent de l'écorce; ils pourront, sans inconvénient, être dépassés, de même que les longueurs.

Les adjudicataires seront responsables de la parfaite conservation des bois pendant cinq ans, à dater du l*''' janvier de l'année qui suit celle où la livraison a été terminée.

Les poteaux reçus dans les chantiers reçoivent à chaud la marque LT, les deux derniers cliilïres du millésime de Tannée de livraison et la marque spéciale des fournisseurs.

Pour assurer la conservation des poteaux, ils sont tous recouverts de deux couches de peinture à l'ocre jaune à leur partie supérieure, jusqu'à 10 centimètres au-dessous de la base du cône.

La composition de la couleur est la suivante :

Céruse 0,300 k j , , , .

Ocre jaune fm ^^^^ j^ a broyer ensemble pour

Huile de lin 0,200 k) fermer une pâte.

Huile de lin 0,100 k

Huile grasse siccative. . . . 0,050 k Essence de térébenthine. . . ^ 0,050 k

Total. . . . 1,000 k

LIONË6 AÉRIENNES 499

.4â99vils mâtalIlQiies. — De nombreux systèmes d'appuis métalliques ont été mis à Fessai «a France. En 1875, dms lès AtuMUes télégraphiques y M. Morris a p«iMié une étude très complète de la question. Les premiers essais remontent à I8fô, sur la ligne de Paris à Saint-Germain-en-Laye. Depuis, M. de la Taille, vers 1873, a dierché à généraliser remploi des fçrs à T e4 à double T pour les appuis télégraphiques d'usage courant. Entre temps, oij a essayé un grand nombre de modèles destinés à supporter de nombreux conducteurs; tels sont les poteaux Oppermann, Lemasson, etc. Parmi ces types mis à l'essai, il en est quelques-uns dont l'emploi, sans se généraliser, a été maintenu, en raison de la commodité qu'ils offrent pour la liaison des lignes aériennes avec les lignes souterraines; nous voulons parler des poteaux en fer creux; les uns, en tôle, sont dus à M. Desgotfe (1872); les autres sont en fers zorés, dont les principaux modèles ont été étudiés par M. Loir et par M. Clérac. Ces poteaux sont constitués par deux tôles cintrée^ ou par deux fers zorès réunis par une fourrure en fers plats et associés par des boulons. Comme dans tous les poteaux métalliques, les consoles des isolateurs sont boulonnées sur l'appui. Dans tous les poteaux creux, la liaison des lignes se fait au moyen de boues de coupure, et ces boîtes servent aussi pour les essais des lignes et pour opérer les permutations que nécessite le service.

Classiflcation des appuis. — Les appuis, quelle que soit leur longueur, se divisent en quatre classes principales :

1° Le poteau simple; . 4** Le poteau couple ou accouplement de poteaux qui comprend un poteau formant pied droit et un deuxième poteau formant jambe de force ou arc-boutant, reliés par un système d'entretoises;

3** Le poteau jumelé ou poteau double, constitué par deux poteaux parallèles maintenus par des eutretoises ;

4° Le poteau jumelé couple ou double couple, formé de deux pieds droits et d'une jambe de force reliée au second pied droit comme dans le poteau couple simple.

Indépendamment de ces appuis types, on emploie dans certains cas particuliers des assemblages spéciaux, dont voici quelques exemples :

Lorsque le tirage des fils est trop fort, on consolide les pieds droits au moyen de plusieurs jambes de force.

Quand on plante un assemblage en talus incliné, on est quelquefois obligé d'accoupler des poteaux de différentes longueurs.

Pour obtenir une grande élévation, on peut employer avantageusement des poteaux entés.

Enfin, lorsque le nombre des fils est trop grand, on peut se servir de herses.

Poteaux simples (fig. 268). — Les poteaux les plus minces sont affectés aux lignes peu importantes et aux alignements droits; les plus forts sont réservés pour les endroits où Ton arrête les fils et pour former des poteaux couples.

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Fig. 268.

Poteau simple.

Fig. 269. — Poteaux couples.

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Fig. 270. — Poteaux Jumelés.

Poteaux couples (fig. 269). — Jusqu'ici la jambe de force était liée au pied droit par un boulon fixé k la tête de Tappui. Cet assemblage, très solide, a Tinconvénient de ne laisser libre qu'une des faces du poteau pour l'armement; on y a renoncé. Le boulon de tête est remplacé par une entretoise, maintenant une distance intérieure de 0,50 mètre entre les têtes des deux poteaux et laissant ainsi disponibles pour l'armement les deux faces de l'appui vertical. La jambe de force est habituellement inclinée de 10 centimètres par mètre sur le poteau. La liaison est complétée par une entretoise droite dont l'emplacement varie suivant la hauteur des poteaux. Pour les poteaux de 8 mètres et

LIGNES AERIENNES 501

au-dessous, on la place à 3,40 mètres au-dessous de la base du cône qui termine le poteau ; pour les poteaux de 10 mètres [k 4,40 mètres au-dessous de cette base.

11 existe trois modèles d'entretoises de tête ne différant que par leurs dimensions. Elles sont constituées par des fers en U recourbés dos à dos et rivés l'un à l'autre (fig. 269). On fixe ces entretoises aux poteaux par 4 boulons. Elles nécessitent pour les deux isolateurs supérieurs l'emploi de consoles en U (flg. 269).

L'accouplement des poteaux a lieu sur le terrain à pied d'œuvre.

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Fig. 271. — Entreloises à un seul collier.

Poteaux Jumelés (flg. 270). — Ces poteaux sont destinés à constituer des lignes doubles. Ils sont assemblés au moyen de deux entretoises en fer. Celle du haut, à double collier, est placée à 40 centimètres de la base du cône; l'autre, à un seul collier (flg. 271), se place à 3 mètres au-dessous de la première pour les poteaux de 8 mètres et à 4 mètres pour les poteaux de 10 mètres.

La distance entre les poteaux qui restent parallèles est de 1 mètre. On peut ainsi armer les quatre faces.

Poteau jumelé couple où double couple (flg. 272). — C'est le mode de consolidation employé pour les lignes doubles; il résulte de la combinaison des deux modèles précédents.

Potemix o^angies consolidés. — Au besoin on emploie deust jambes de force, disposées de part et d'aatred«s poteaiax âmsles plans des nappes des fils.

Accouplemenis en talus. — Suivant le sens- de la pente du talus, la jambe de force est plus grande ou plus petite que le I)oteau droit.

PoîeoHx eniés, — On choisit pour cela ua poteau léger que

l'on boirioniie' à la tête de deux jambes de force, constihiéês par des brins plus forts. L'assemblage se fait au moyen d'un boulon de tête et de deux entretoises à 6 écrous chacune.

Herses, — Dans toutes^ les sections de lignes qui conaportent un grand nombre de conducteurs, notamment dans le voisinage des grandes villes, on établit des herses formées par des poteaux parallèles reliés par des traverses horizontales (fig. 273).

Plantation des poteaux. — Dans les terrains ordinaires, on plante les poteaux à des profondeurs de :

1,40 à 1,65 mètre pour les poteaux de 8 mètres,

1,75 à 2 mètres pour les poteaux de 10 mètres,

2 à 2,50 mètres pour les poteaux^ dfe i2î mètres.

Dans le roc et les terrains durs les profondeurs peuvent être réduites) à 1 ,50, i elO,60 mètre; mais alors on consolide le pied, préalablement goudronné, avec une maçonnerie de béton ou de ciment. On peut, en outre, laire usage d'une tige à collier enveloppant le poteau et scellée dans le roc.

Dans les alignements droits, les poteaux sont espaoésf de 75 mètres ; c'est ce qu'on appelle la portée cotmmtt:

n est évident que moins le sol sera remué aux alentour d'an poteau, plus celui-ci sec» solidentânt. plamkéi Pralû|uet «n.ttoii/

Fig. 212. ^ Poteau Junelé Goof le ou poteau double couple.

LIQ(!^BS AÉibIENNB8

5aE*

cyliodi^ique d'iHi diamètre égal à cekii du poteau est ^id«inm«nt le procédé idéal, mais, étant dotmée^ la profondeur que Ton doit atteindre, ropération- est géûéraiement. impraticable, du moins dans de bomies- conditions écono^ miques. Ou; creuse alors une fosse rectangulaire qui a les dimensions suivantes :

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-LJL-l.

^j0my^^M^^

Pour un poteau de 8 mètres :

Longueur : 1,30 mètre;

Largeur : 0,40 —

Profondeur : 0,50 —

Pour un poteau de 12 mètres :

LongueuiT : 1,50 mètre ;

Largeuff : 0,50 —

Profondeui* : 0,»0 —

A Textrémité' de cette fosse, et au point exact &ix doit être planté le poteau, on creuse, à* la barre à mine, un trou cylindrique, d'im diamètre aussi rapproché que possible de celui du poteau> jusqu'à ce qu'on ait atteint, à partir du niveau du sol, une profondeur de 1,50 mètre pour les poteaux de 8 mètres et de 2 mètres, pour les poteaux de 12 mètres (fig. 274) ; c'est ce qu'on appelle la cheminée.

Le cube de terrain déplacé est en chiffre rond de 360 décimètres cubes pour une fouille de l,oO mètre et de 700 décimètre» cubes pour une fouille de 2 mètres.

Les parois des trous, et surtout celles de la cheminée doivent être bien verticales.

Pour dégorger les trous, on se sert avantageusement d'uae» curette ou petite pelle à long manche.

Après la plantation, le trou est soigneusement bourré avee les pierres provenant de la fouille ou trouvées dans le voisinage,, et avec la terre de déblai qui doit être damée par couches successives de 15 à 20 centimètres au plus. Pour le bourrage des cheminées, on emploie un outil nommé fouloir on presson; c'est une barre de fer, de 1,50 mètre de- long et de 35 millimètres de diamètre, portant à une de- ses extrémités une tête qui sert à frapper, et à l'autre, une pince en pied-de-biche, à un seul Diseaii fendu triangulairement et muni d'un talon comme point d'appui du levier.

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Fig. 273. — Herses.

Dans les terrains marécageux, le poteau, préalablement goudronné à sa base, est encastré dans un massif de maçonnerie. Le long des ponts, viaducs, etc., le poteau peut être soutenu par une tige à arc-boutant sur laquelle il s appuie; à cette tige on adjoint une tige à collier à un scellement; à 1,50 mètre de la base, on place une seconde tige à collier, mais à deux scellements.

Armement des poteaux. — Les poteaux sont armés, c'est-àdire garnis de leurs isolateurs avant la plantation.

La partie supérieure du poteau est surélevée sur un chevalet et, à Taide d'un cordeau coloré, on trace les deux lignes d'alignement des isolateurs. Puis, au moyen d'un mètre, on détermine les emplacements des trous à percer pour les vis qui assujettiront les consoles.

Le premier isolateur est placé du côté qui regarde la voie suivi**; il est monté sur console courte et sa vis supérieure est enfoncée à 20 centimètres de la base du cône.

L'écartement des fils, suivant la verticale, est de 50 centimètres. Les isolateurs sont fixés deux par deux, une console courte en face d'une console longue et en alternant; les vis de même rang sont toujours à 50 centimètres de distance; cependant, sur les poteaux minces, les vis situées en regard l'une de l'autre pourraient se rencontrer ; on descend alors de 3 centimètres tous les isolateurs placés sur la face du poteau opposée à la \t>ie.

Dans les traversées de passage à niveau, la distance verticale entre les fils est réduite ; l'armement est modifié en conséquence. <( Il en est de même pour les points de croisement des fils d'un circuit téléphonique interurbain. Pour opérer la permutation de ces deux fils situés dans un même plan horizontal, on dispose les deux fils au poteau de croisement sur deux isolateurs à consoles courtes placées l'une au-dessous de l'autre, sur la face

Voie

Fig. 274. — Fouille pour deux poteaux Jumelés. F, F , cheminées.

LIGNES AERIENNES 505

du poteau qui .aurait reçu une console longue si Tarmement n'avait pas été modifié.

« Les deux paires d'isolateurs qui encadrent ces deux isolateurs sont, on le sait, à 1 mètre Tune de Tautre; cet espace de 1 mètre est divisé en trois intervalles égaux de 33 centimètres, par deux isolateurs à console courte.

« Si le circuit à croiser est le circuit supérieur, on ne dispose que de 50 centimètres au lieu de 66 pour placer les deux isolateurs à console courte. Dails ce cas, on descend de 16 centimètres la deuxième paire d'isolateurs, faisant ainsi porter la modification de Tarmement sur deux intervalles de 50 centimètres. »

Le levage des poteaux simples de 6,50 mètre ne présente pas de difficulté ; deux hommes suffisent pour dresser le poteau et l'introduire dans la cheminée. Il n'en est plus de même lorsqu'il s'agit de poteaux de 8 ou de 10 mètres. On place alors, verticalement, dans la cheminée deux pressons qui servent de guides à la hase du poteau appliquée contre eux. Des ouvriers, en nombre convenable, soulèvent la tête du poteau, en se rapprochant de la base au fur et à mesure que le poteau s'élève et glisse dans la cheminée le long des pressons. Lorsque le poteau est droit les pressons sont enlevés et la fouille est remblayée. Pour contrôler la profondeur de plantation, on souligne d'un trait de peinture la marque de réception qui est appliquée à 3,50 mètres de la base.

Lorsqu'il s'agit de poteaux couples, le poteau droit et la jambe de force sont plantés séparément, mais l'accouplement a été préparé au préalable. Les deux appuis étant étendus sur le sol, dans une position semblable à celle qu'ils doivent occuper après la plantation, Tentretoise de tête est fixée au poteau droit et l'entre toise du milieu à la jambe de force; on perce alors les trous destinés à recevoir les boulons d'assemblage, mais en employant des tarières de grosseurs difTérentes, les diamètres des trous n'étant pas les mêmes pour les deux entretoises. Les deux poteaux étant mis en place et convenablement orientés, un ouvrier monte au sommet du pied droit et place les boulons de l'entretoise de tête, tandis que l'entretoise du milieu est fixée par d'autres ouvriers.

Construction des lignes aériennes. — Si nous considérons un fil pesant, librement suspendu entre deux points situés à la même hauteur, ce fil affectera la forme d'une courbe appelée chaînette.

La droite horizontale qui joint les deux points d'appui est la portée.

J506 TÉLéOHAPBFIt)' PRATïQtJE

Si, du point le plus bas de la courbe, on éfôre une perpendiculaire sur la droite horizontale qui joint tes points d'appui, l'a) tongu«ur de cette perpendiculanTre* est lït' flèche,

La tension supportée par le fll» au point le plus bas de la chaînette est la force qui serait nécessaire pour maintenir en contact les deux parties du fil, si ce fil était coupé en ce point.

La flèche, la portée, la tension' e* le poïds du fil sont liés par une rfelutîon dont on est souvent appeflé à faire usag-e.

Soient : /, la flèche exprimée en mètres.

a, la portée exprimée* en mètres.

t, la tension» exprimée en» kilogrammes.

Py le poidUs» d^ 1 mètre de fil en kilogrammes.

On a :

4'où :

et :

n est donc facile de calculer, soit la flèche, soit la tension, soit la portée, lorsque les trois autres quantités sont connues.

Si les points de suspension du fil ne sont pas situés à la même hauteur, la courbe décrite par ce fll est une portion de la chaînette qu'il décrirait si les points de suspension étaient à la môme hauteur.

La tension d'un fll ne peut être, en aucun cas, égale à sa ■charge de rupture; ce n'en est qu'une fraction, et cette fraction est ce qu'on appelle le coefficient de sécurité. Ce coefficient varie, dans la pratique, entre 1/3 et i/7.

La tension au point d'attache n'est pas tout à fait la même qu'au point le plus bas de la chaînette; cette tension T a pour valeur :

Les variations de température influent évidemment sur les dimensions du» fli et de sa flèche, ainsi que sur la valeur de la tension) et par suite sur le coefficient de- sécurité.

Un abaissement d'e terax)orature produit une contraction du fll, par conséquent une diminution de sa longueur et de sa flèche; par contre la tension augmente et le coefficient de sécurité diminue.

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5flr

Une élévation de température prcidiilt une dilatation du 111 qui s'allonge, la flèche augmente ; il en est de même du coefficient de sécurité, caria tension diminue.

La table suivante, établie par les soins de radmlnistfatîoil des postes et des télégraphes, donne, pour la portée courante de 75 mètres, les flèches et les tensions des flls de fer et de cuivre aux différentes températures.

TABiB DES FLÈGBBS BT DBS TENSIONS POOtl LBS FILS Dff FBB ET DE GUlVtlB PORTÉE DE 75 MÈTRES

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