PERTURBATIONS
3* De mettre directement la ligne à la terre (le galvanomètre et le récepteur sont hors du circuit).
C'est sur le paratonnerre, à une bobine sans pointes, que doit se porter toute Tattention du télégraphiste en cas d'orage. -
En temps normal, la manette doit toujours être sur paratonnerre.
Si Forage devient menaçant, il faut bien se garder d'isoler le fil de ligne, c'est-à-dire de mettre la manette sur bois; un fil télégraphique isolé, même à ses deux extrémités, s'électrise sous l'influence de l'orage et donne lieu à des étincelles plus fortes que s'il n'était pas isolé.
Isoler un fil pendant l'orage c'est augmenter le danger.
Aussitôt que le travail télégraphique est rendu impossible par suite des décharges atmosphériques, il faut mettre la ligne à la terre jusqu'à ce que l'orage ait cessé.
Mettre la ligne à la terre, c'est conjurer le danger,
A la suite d'un orage, il faut toujours vérifier avec soin les paratonnerres et les remettre en état, s'il y a lieu. Pour les paratonnerres à pointes, on s'assure qu'il n'existe aucune communication électrique entre les deux plaques opposées ; on remplace, au besoin, les pointes émoussées. Dans les paratonnerres à feuille isolante, on remplace la feuille de papier ou la lame de gutta-percha si elles sont perforées; on vérifie tout au moins l'isolement des deux plaques l'une par rapport à l'autre.
Pour vérifier la bobine du paratonnerre à une bobine sans pointes (dans le cas où on opère dans un poste muni d'appareils Morse), on place les deux extrémités de la bobine sur les bornes A et L du manipulateur, et on abaisse le levier; si le courant fait fonctionner le récepteur, on en conclut que le fil de la bobine n^est pas brisé, reste à savoir si la soie n'a pas été brûlée; pour s'en assurer, on met Tune des extrémités de« la bobine en relation avec la home L du manipulateur, et la partie médiane avec la borne A ; dans cette position, si on abaisse le manipulateur, le récepteur ne fonctionne que si la bobine est défectueuse ; il faut alors remplacer le fil ténu.
On ne doit pas négliger de vérifier l'aimantation des aiguilles des galvanomètres ; il suffit, pour cela, de placer en regard de l'aiguille un instrument en fer ou en acier, une clé, un couteau, etc.; l'aiguille aimantée doit suivre les mouvements de cet instrument. Si elle reste immobile, c'est qu'elle a perdu son aimantation ; il est aisé de la lui rendre. On jEait passer un courant permanent dans les bobines de l'électro-aimant du récepteur, en serrant à fond la vis de réglage du manipulateur ; les noyaux de
l'électro-aimant sont alors fortement aimantés et on fait glisser sur Tun d'eux, à plusieurs reprises, et toujours dans le même sens, Tune des extrémités de Taiguille à aimanter.
Classification des déranerements. — Malgré toutes les précautions prises pour assurer le bon fonctionnement des lignes et des bureaux, il s'y produit parfois des dérangements. On les divise en deux grandes catégories :
1° Dérangements de postes,
2° Dérangements de lignes.
Ces dérangements se manifestent sous trois formes différentes :
i** Isolement,
2° Perte à la terre,
3° Mélange.
Il y a isolement, lorsqu'un fil conducteur est rompu en un point de son parcours et ne livre plus passage au courant électrique.
Il y a perte à la terre, lorsqu'un fll conducteur communique avec le sol, soit directement, soit par l'intermédiaire d'autres corps conducteurs, en un point où il devrait être isolé.
Il y a mélange, lorsque deux fils conducteurs se touchent là où ils devraient être séparés; les mélanges entraînent souvent des |)ertes à la terre.
En dehors de ces trois cas, on constate encore dans les bureaux des dérangements mécaniques provenant d'un défaut de réglage des appareils de transmission.
On peut donc subdiviser les dérangements de postes en :
Dérangements mécaniques.
Dérangements électriques.
Dérangements de postes, dérangements mécaniques, — En ce qui concerne les dérangements mécaniques dont nous venons de parler, il suffirait, à la rigueur, de se reporter à ce que nous avons dit, à propos du réglage et de l'entretien des appareils, pour remédier promptement aux accidents de cette nature ; toutefois, nous reproduisons ici, sous forme de tableaux, les principaux dérangements mécaniques de l'appareil à cadran et de l'appareil Morse, ainsi que la manière de les réparer.
FAIT CONSTATÉ