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CHAPITRE IV APPAREIL A CADRAN

Appareil a cadrax. — Principe de l'appareil a cadrax. —Manipulateur. — Réceptklh. — Manipulation. — Attaques. — Séparation des mots. — Séparation du préambule, de l'adresse, du texte et de la signature des télégrammes, final, chiffres, erreurs, demandes de répétition, abréviations. — RicLACB et entretien. — Manipulateur, récepteur.

Appareil à cadran. — L'appareil à cadran ou appareil Bro- Kuet est le seul appareil à signaux fugitifs qui soit utilisé aujourcriîui en France ; encore son emploi devient-il de plus en plus restreint.

Principe de l'appareil à cadran, — Deux cadrans, divises en 26 secteurs égaux, sont disposés dans les deux bureaux correspondants. Sur les 25 premiers secteurs sont gravées, dans leur ordre naturel, les 25 lettres de l'alphabet. Le 26" secteur est occupé par une croix; c'est une case de repos.

Au centre du cadran du poste de départ (manipulateur), une manivelle peut être déplacée par la main de l'opérateur. Tant que cette manivelle est tournée de gauche à droite, dans le sens du mouvement des aiguilles d'une montre, une aiguille, placée au centre du cadran du poste d'arrivée (récepteur), reproduit les mêmes déplacements angulaires.

La manivelle et l'aiguille, partant de la croix, position de repos, l'aiguille s'arrêtera sur la lettre A si la manivelle a été arrêtée en regard de cette lettre ; de même pour les autres lettres de l'alphabet.

La manivelle commande un levier auquel, en tournant, elle imprime un mouvement alternatif entre deux plots avec lesquels il prend successivement contact. Ce mouvement alternatif a pour objet de produire des émissions et des interruptions périodiques de courant, dont le nombre correspond à la position de chacune des lettres de l'alphabet sur le cadran.

Lorsque la manivelle passe de la croix à la lettre A, il y a une émission de courant; lorsqu'elle passe de la lettre A à la lettre B,

DO TELEGRAPHIE PRATIQUE

il y a une interruption de courant; lorsqu'elle passe de la lettre B à la lettre C, il y a une émission de courant, et ainsi de suite. En partant de la croix, la lettre A est marquée par une émission de courant, la lettre B par une émission de courant suivie d'une interruption, la lettre C par une émission, une interruption et une seconde émission, etc.

D'une manière générale, le passage de la manivelle au-dessus des lettres de rang impair correspond à une émission de courant; le passage de la manivelle au-dessus des lettres de rang pair correspond à une interruption.

L'aiguille du cadran du poste d'arrivée est montée sur l'axe d'une roue à 26 dents, commandée par un mécanisme d'horlogerie, de sorte que, si cette aiguille était libre, elle tournerait constamment, jusqu'à ce que le mécanisme d'horlogerie ait besoin d'être remonté.

Il n'en est point ainsi : la roue à 26 dents est arrêtée par une fourchette, montée sur l'armature d'un électro-aimant qui reproduit exactement les mouvements du levier du poste du départ; il en résulte que l'aiguille reproduit exactement les déplacements angulaires de la manivelle. En effet, si l'armature de i'électroaimant est attirée (émission de courant) la fourchette abandonne la première dent de la roue, mais arrête la suivante; l'aiguille a avancé d'un secteur; elle a passé de la croix sur la lettre A. Si l'armature cesse d'être attirée (interruption de courant) elle reprend sa position de repos, la fourchette abandonne la seconde dent de la roue, mais arrête la troisième; l'aiguille a avancé d'un secteur; elle a passé de la lettre A sur la lettre B, et ainsi de suite.

Pour transmettre un mot d'une station à une autre, il sufiH donc de porter successivement la manivelle sur les différentes lettres qui composent ce mot, en tournant toujours dans le même sens, et sans jamais revenir en arrière.

Manipulateur. — Il existe plusieurs modèles de manipulateur à cadran; le plus simple n'est en relation qu'avec une seule ligne télégraphique, c'est celui qui était employé dans les bureaux de l'Etat et dont on fait encore usage sur les lignes d'écluses destinées à faciliter le service de la navigation sur les cours d'eau et les canaux. Deux lignes aboutissent au manipulateur employé par les compagnies de chemins de fer.

Le mécanisme de ces instruments est le même; ils ne diffèrent que par les communications électriques. Nous ne décrirons que le manipulateur à deux directions, nous réservant de faire ressortir les différences qui existent entre les deux modèles.

Un disque en laiton (fig. 71) fixé par trois colonnes à un socle en bois, porte à son centre une manivelle M. Sur la surface du disque, disposés sur deux cercles concentriques, sont gravés les lettres de Talphabet et les chiffres. Souvent les nombres de 1 à 25 occupent le cercle extérieur tandis que les lettres et une croix sont placées sur le cercle intérieur; d'autres fois, les lettres sont en dehors, les chiffres en dedans; dans ce cas, la série des chiffres va de 1 à 0, et Tcspace laissé libre est rempli par lefi signes de ponctuation

et par différentes in- i* ^-

dications de service.

Dans l'un et l'autre cas, le disque est divisé en 26 cases égales, dontIes25 premières contiennent chacune une lettre et un chiffre; dans la 2G« est gravée une croix; c'est la case de repos.

Sur le bord du disque, en regard de chacune des cases, se trouve un petit évidement dans lequel vient s'engager un doigt dont est garnie la face inférieure de la manivelle M.

La manivelle, articulée au centre du disque, entraîne ime roue métallique que l'on aperçoit en partie sur la figure 71, et dont la face inférieure est creusée d'une gorge sinueuse présentant autant d'inflexions qu'il y a de cases sur le disque, c'est-à-dire 13 parties convexes et 13 parties concaves.

Un levier G, mobile autour d'un axe o, porte, à sa partie supérieure, un appendice, garni d'un galet qui s'engage dans la rainure sinueuse de la roue; il se termine à sa partie inférieure, par un ressort qui vient s'appuyer alternativement sitt les visjo eip\

Lorsqu'on fait tourner la manivelle, la roue sinueuse est entraînée et communique au levier G un mouvement de va-etvient tel que, pour un tour complet de cadran, le ressort qui termine le levier G a touché 13 fois la vis p et 13 fois la vis p'.

Fig. 71. — ManipulAleur à cadran à deux éirvctioas.

La ligne télégraphique, par rintermédiaire d'organes que nous allons décrire, communique métalliquement avec le levier G; le pôle positif de la pile est attaché à la borne G, réunie à la vis p\ la vis p est en relation avec la borne R et le récepteur.

Ces dispositions sont communes aux deux types de manipulateurs à cadran.

Envisageons maintenant en détail ce qui se passe quand on tourne la manivelle : Au moment où celle-ci se trouve au-dessus de la lettre A, le ressort du levier G s'appuie sur la vis/)', et le courant de la pile s'écoule sur la ligne à travers ce levier. Lorsque la manivelle est au-dessus de la lettre B, le ressort du levier G est revenu en jo, le courant est interrompu, puisque la borne G est isolée.

En continuant à tourner la manivelle, on aurait une nouvelle émission de courant, puis une interruption et ainsi de suite. En résumé, lorsque la manivelle passe au-dessus des chiffres impairs ou des lettres A, G, E, G, I, K, M, 0, Q, S, U, X, Z, il y a émission de courant; lorsqu'elle passe au-dessus des chiffres pairs, de la croix ou des lettres B, D, F, H, J, L, N, P, R, T, V, Y, il y a interruption de courant.

Le manipulateur à une seule direction porte trois bornes marquées : L (ligne), P (pile), R (récepteur). La borne L occupe à peu près la môme place que la borne R de la figure 71 ; les bornes P et R sont disposées de part et d'autres des vis jo et/?'.

Dans le manipulateur à deux directions, la borne R, en relation avec la vis/?, communique avec le récepteur; la borne G, en relation avec la vis />', reçoit le fil de pile. Les fils de ligne arrivent aux bornes L, L' reliées à deux axes qui portent deux manettes métalliques, terminées par des manches en corne, et pouvant se déplacer entre les pièces de contact S, S', r, r, et une plaque intermédiaire sur laquelle l'indication CD [communication directe) est inscrite. On peut de la sorte transporter, pour ainsi dire, les fils de ligne sur les contacts S, S', r, r', communication directe.

En reliant des sonneries d'avertissement aux bornes S, S', on pourra, en plaçant les manettes sur ces bornes, faire communiquer les fils de ligne avec les sonneries qui fonctionneront en temps opportun; les fils de ligne seront, comme on dit habituellement, sur sonnerie.

Les pièces de contact r, r communiquent entre elles, avec le levier G, et, par rintermédiaire de ce dernier, avec la borne R et le récepteur, toutes les fois que le ressort du levier G s'appuie sur la vis/?. Fji faisant tourner la manette voisine de L ou la manette

voisine de L' jusqu'à ce qu'elle vienne reposer sur la pièce r ou sur la pièce r', la ligne sera en relation avec le récepteur ou sur appareil, celle des deux lignes qui n'aura pas été dérangée restant sur sonnerie.

Enfin, en plaçant les deux manettes sur la plaque CD [communication directe), les deux lignes ne formeront plus qu un seul conducteur continu, et le récepteur sera en dehors du circuit.

Dans la figure 71, les deux lignes L et L' sont sur sonnerie.

En résumé, la construction du manipulateur à deux directions permet :

1° De mettre les lignes L et L' simultanément sur sonnerie (position de la figure 71 j;

Fig. 72. — Récepteur à cadran.

!2° De mettre la ligne L sur sonnerie et la ligne L' sur appareil (position L S, L' r'.);

3° De mettre la ligne L' sur sonnerie et la ligne L sur appareil (position L' S', Lr) ;

¥ D'établir la communication directe entre les lignes L et L' (position L, communication directe, L).

La manivelle du manipulateur permet d'indiquer, l'une après l'autre, les différentes lettres d'un mot; examinons comment le récepteur correspondant pourra figurer ces lettres.

Rôceptenr. — Le récepteur comprend un organe mécanique et un organe électrique.

Le premier a pour objet de mettre en marche une aiguille qui se déplace sur un cadran vertical portant (exactement les mêmes indications que le disque du manipulateur {\\y^. 74).

Le second sert de r.égulateur au premier; il lui permet d'agir, ou bien suspend son action et obéit lui-même aux impulsions qu'il reçoit du manipulateur de la station correspondante.

L'organe mécanique est un mouvement d'horlogerie compre-

Fig 73. — Mécanisme du récepleur à cadran.

nant un barillet B (fig. 73), dont la face postoiieure est fonnre par une roue dentée. A l'intérieur de ce barillet est enroulé mi long ressort d'acier qui, en se détendant, fait tourner la roue dentée. Celle-ci engrène un pignon P''', monté sur le môme axe qu'une roue dentée R"'; cet assemblage d'un pignon etd'mie

roue dentée, calés sur un même axe, constitue ce qu'on appelle un mobile, La roue R"" agit sur un second mobile P'^ R" qui transmet le mouvement à un troisième P' R', actionnant luimême le pignon P, calé sur l'axe qui porte Taiguille indicatrice, dont nous avons parlé plus haut. Sur ce même axe, on trouve deux roues à rochet R, situées dans des plans parallèles, munies chacune de 13 dents, et disposées de telle sorte que les dents de la seconde soient placées dans les espaces laissés vides par les dents de la première.

Fig. 74. — Organe électrique du rét-eplcur a cadran.

Fjî regardant ce système en face, il a le même aspect qu'une seule roue portant 26 dents également espacées.

L'organe électrique (fig. 7i) est un électro-aimant horizontal dont les bobines M, M sont commandées par une vis V qui permet de régler leur position par rapport à une armature en fer doux P, que la figure 73 montre dans son entier, et qui peut osciller sur les pointes de deux vis r, r. Une tige q, dont les mouvements sont limités par deux vis f, surmonte l'amiature et se termine par un doigt g. Un ressort antagoniste r est fixé à la tige q et maintient l'armature éloignée de Télectro-aimant lorsque le fil des bobines n'est pas traversé par le courant électrique.

Un arbre horizontal aa, mobile autour de son axe, porte une fourchette F, dans les branches de laquelle s'engage le doigt </, établissant ainsi la liaison avec Tarmature, de telle sorte que

tout mouvement de Tarmature se communique à Tarbre aa, muni en outre, à sa partie supérieure, d'une tige saillante G.

Lorsque Tarmature est attirée par l'électro-aimant, la tige q s'incline en arrière, fait basculer Taxe aa dont la fourchette F est poussée en arrière, tandis que la tige G est ramenée en avant. Lorsque Tarmature cesse d'être attirée par Félectroaimant, le ressort antagoniste r ramène tout le système dans sa position de repos.

G'est ce mouvement de bascule de la tige G qui est utilisé pour produire le déclenchement du mouvement d'horlogerie. Dans sa position de repos, la tige G (flg. 7.">) rencontre les dents de la roue postérieure; dans Tautre position qu'elle peut occuper, cette tige rencontre les dents de la roue antérieure. Par suite de cette disposition, si le système des deux roues est sollicité à tourner dans le sens indiqué par la flèche, et si rar]>re aa vient à osciller sous l'action de la tige q, la dent i qui, dans la position représentée par la figure 75, est retenue par la tige G, devient libre ; la roue dentée se met en mouvement, mais est arrêtée presque immédiatement, la tige G venant rencontrer la dent 2 de la roue antérieure. Le premier mouvement, d'arrière en avant de la tige q, a été produit par l'attraction de l'armature; lorsque le courant cesse de traverser les bobines de l'électro-aimant, l'armature est ramenée en arrière par l'action du ressort r, et il en résulte pour la tige q un mouvement d'avant en arrière qui dégage la dent 2; la roue reprend sa course sous l'impulsion du mouvement d'horlogerie, mais est bientôt arrêtée de nouveau, la tige q venant rencontrer la dent 3 de la roue postérieure. Une seconde émission de courant rendrait libre la dent 3; l'action du ressort r, après le passage de ce courant dégagerait la dent 4, etc.

On voit donc que chaque émission de courant dans l'électroaimant dégage une dent de la roue postérieure et arrête une dent de la roue antérieure, tandis que le contraire se produit pour chaque interruption de courant. Or la roue postérieure possède 13 dents, la roue antérieure en compte autant, mais chacune de ces dernières divise en deux parties égales l'espace compris entre deux dents consécutives de la roue postérieure. Le système des deux roues se trouve donc, par le fait, divisé

Flg. 75. — Détails de 1>cbappement du récepleur à cadran.

en 26 parties égales et avance d'une division à chaque émission ou à chaque interruption de courant.

Chaque émission et chaque interruption de courant faisant avancer les roues à rochet de 1/26 de leur circonférence, Taiguille calée sur Taxe de ces roues avance aussi d'une division sur le cadran composé de 26 cases, c'est-à-dire qu'elle passe d'une lettre à la suivante.

Or, nous avons vu que, dans le manipulateur, les émissions et les interruptions de courant se succèdent à mesure qu'on passe d'une lettre à une autre. Si donc, un manipulateur et un récepteur sont mis en relation, si, en outre, ces deux appareils partent de la croix, le récepteur répétera toutes les indications du manipulateur, pourvu que Ton tourne la manivelle de ce dernier dans un sens convenable, c'est-à-dire de gauche à droite.

Un défaut de concordance se produit quelquefois entre le manipulateur d'un poste et le récepteur du poste correspondant; il est utile alors, dans chaque station, de revenir au point de départ, à la croix, et cette opération doit s'exécuter rapidement.

Pour le manipulateur, il suffit de replacer la manivelle sur la croix en achevant le tour de cadran commencé.

Pour le récepteur, un mécanisme spécial devient nécessaire.

Le bâti qui porte l'axe aa (fig. 73) n'a pas été fixé d'une manière invariable ; il est mobile autour d'un point C. Ce bâti est muni d'une pièce en forme de crochet E, tandis que la roue à rochet R est armée d'un appendice o convenablement disposé. Une pédale I, glissant entre deux supports m, w, s'appuie sur l'extrémité D du bâti auquel un ressort r est adapté. Ce ressort est attaché d'autre part au support de la pédale. Si on presse sur la pédale I, tout le système pivote autour du point C, la tige G laisse libre la roue à rochet qui tourne jusqu'à ce que l'appendice o vienne buter contre la pièce E; à ce moment, l'aiguille du cadran est en regard de la lettre Z (la position de l'appendice o est réglée en conséquence par le constructeur) et s'y maintient tant que dure la pression de la pédale ; si cette pression vient à cesser, le ressort / ramène tout le système à sa position primitive, la roue à rochet dégagée reprend sa course, mais la première dent qui se présente est arrêtée par la tige G, et l'aiguille avançant d'une division seulement, s'arrête sur la croix.

Certains récepteurs cependant, ne présentent pas cette disposition et par suite d'une légère différence d'ajustage, le rappel à la croix s'y effectue directement, sans arrêt préalable.

m TELEGRAPHIE PRATIQUE

Tels sont les prin«ipaaix organes du récepteur à cadra» ; quant aux dispositicjns de détail, elles^ varient siiivanit les constructeurs. C'est ainsi que, dan^ ceirtaln» récepteurs, oa im trouve qu'une roue à rochet munie de 13 dents; la pièce d'éehappe»ment et le rappel à la croix sont alors modifiés en cottÉW**quence.

Les ressorts de réglage ou ressorts antagonistes sont, tantrU des ressorts à boudin, formés par des fils de laiton enroulés en spirale, tantôt des ressorts-lames en acier.

La figure 73 montre comment s'opère le réglage des ressorte antagonistes à boudin. Une tige /, accrochée au ressort, est rivéo sur la platine S**; celle-ci, montée sur un axe vertical h, porto une seconde tige S/:, également verticale. La tige S/ s'appuie sur une pièce U, en forme de colimaçon, supportée par Taxe llori^* zontal k. A supposer que cet iixc vertical soit manœuvré daiis un sens ou dans Tautre, la pièce U agit plus ou moins sur lai tige S/, qui force la platine 8.v à pivot4îr autour de son axe eii tend plus ou moins le ressort r. L'axe k émerge en dehors do la» boîte du récepteur, au centre d'un disque gradué ; il se termiiU" en carré et porte une petite aiguille indicatrice. Une clé, suspendue par une chaînette, s'adapte sur le carré de Taxe k et serb à le manœuvrer, tandis que l'aiguille indique sur le cadran gradué les déplacements angulaires que subit l'axe.

Lorsque le ressort antagoniste est une lame d'acier, il est visné directement sur l'armature. Sa partie inférieure s'engage dansla rainure hélicoïdale d'un cylindre terminé par un boutoju mol été qui sert à le manœuvrer. Dans ce cas, le bouton de réglage est situé à la partie inférieure du. récepteur.

ManipnlatioïK. — Dune manière générale, on appelle m4imrpulation l'action de manœuvrer un manipulateur.

Dans la position de repo^, la manivelle du manipulatein^ et l'aiguille du récepteur doivent être arrêtées sur la croix, La manipulation consiste à tourner régulièrement la manivelle, de gauche à droite, en la plaçant dans le cran qui correspond k la lettre à transmettre.

Attaques, — Pour appeler, pour attaqa/T le coiTespondant, on fait un ou plusieurs tours de manivelle et on. s'arrête sur la croix. Le correspondant répond par la même manœuvre, et la transmission peut commencer.

Séparation des mots. — Pour séparer les mots, on achève, après la dernière lettre, le tour de manivelle commencé et on s'arrête sur la croix.

Séparation du préambule, de l'adresse^ du texte et dû^. lu signa- -

lure des télégrammes, — Deux fois de snite, plusieurs tours fie manivelle avec arrôk à la croix entre les deux séries.

Firud, — Lorsque le dernier mot de la dépêciie a été transmis, on termine le tour de manivelle* en s'arrêtant sur la croix, puis on fait un second tour en s'arrôtant sur la lettre Z et ensuite sur la croix ; c'est le final.

Chiffres, — Tout groupe de chiffres ou tout chiH're isolé est précédé de deux tours de manivelle en s'arrètant k chaque fois à la croix.

Erreurs. — Si, dans le cours d'une transmission, on a dépassé la lettre à transmettre, il faut se garder de ramener la manivelle en arrière; on doit, dans ce cas, continuer à tourner dans le même sens jusqu'à ce (pi'oi> soit revenu sur la lettre que Ton iivait dépassée. Il est à remarquer, en effet, que raiguille du récepteur ne rétrograde jamais, de sort<^ que, pour chaque division que la manivelle du manipulateur parcourt en arrière, l'aiguille du récepteur avance d'une lettre. Les signaux deviennent alors inintelligibles pour le télégraphiste qui reçoit.

Trois ou quatre tours d^e manivelle successifs, sans arrêts sur la croix, indiquent (jiie Ton s'est trompé et qu'il m» faut pas tenir compte du mot commencé. On continue la dépêche en répétant le dernier mot bien transmis.

Dem(mdes de répétition. — Lorsque' le télégraphiste qui reçoit une dépêche ne peut plus lire la transmission, // coupe son correspondant jusqu'à ce que celui-ci s'arrête. Pour cela, il tourne la manivelle de son manipulateur et, par ce fait, envoie sur la ligne une série de courants qui font fonctionner le récepteur du poste qui transmet. Les deux manivelles et les deux aiguilles sont alors ramenées à la croix, le télégraphiste qui n'a pas lu répète le dernier mot compris, en le faisant suivre den signaux RZ+ (répétez).

La transmission continue à ce moment suivant les règles ordinaires.

Abréviations, — Les abréviations de service sont : TZ tournez.

PZ parlez ou mvitâtion à transmettre.

RZ répétez

BC compris ou réception.

Z final.

ATT attente.

CRV comment recevez-vous?

Réglage et eatiretleii. — MampiUatettr, — Los soins à donner à cet instrument consistent en nettoyages fréquents. On

pourra, de temps en temps, mettre quelques gouttes d'huile (1) sur Taxe de la manivelle et sur le galet qui est engagé dans la roue sinueuse. On s'abstiendra absolument de graisser Taxe du levier. Cet axe sert, en effet, au passage du courant, et il est indispensable qu'il communique métalliquement avec le levier lui-même; cette communication est d'ailleurs souvent assurée par un petit fil de cuivre enroulé en boudin.

Le ressort qui termine ce levier et établit le contact avec les l)ornes P et R doit être maintenu dans un parfait état de propreté.

Il est extrêmement important de ramener toujours la manivelle du manipulateur sur la croix. Si cette manivelle restait accidentellement placée sur une lettre de rang impair, le circuit de la pile serait fermé et il pourrait en résulter de graves inconvénients. Tant que cette position serait maintenue, un courant continu traverserait la ligne télégraphique et la pile s'épuiserait en pure perte.

Récepteur, — Dans les appareils de l'ancien modèle, lorsqu'on a besoin d'enlever la boîte du récepteur, il faut avoir soin, en la replaçant, de l'incliner en avant avec précaution, de manière à faire pénétrer sans effort, dans l'ouverture qui lui est ménagée, l'axe correspondant au ressort antagoniste et qui doit recevoir la clé destinée à le manœuvrer.

Dans un modèle plus récent, la boîte est fixe ; elle est assujettie par deux vis dont les tôles sont placées sous le socle de l'appareil. On admet, d'ailleurs, d'une manière générale, que la boîte du récepteur ne doit jamais être enlevée par les agents préposés à la manipulation.

Le réglage s'effectue à l'aide du bouton placé sur la face antérieure de la boîte; c'est, en général, le seul réglage dont l'appareil ait besoin.

On invite le correspondant à tourner la manivelle de son manipulateur, en lui disant : TZ (tournez). Pendant qu'il se conforme à cette invitation, on détend le ressort antagoniste, en ramenant de droite à gauche l'aiguille du petit cadran de réglage jusqu'au zéro des divisions, puis on tend le ressort en tournant graduellement le bouton, de gauche à droite, jusqu'à ce que le récepteur fonctionne régulièrement.

La nature de l'appareil à cadran permet, d'ailleurs, de reconnaître immédiatement, lorsqu'il est mal réglé, si le ressort antagoniste est ou non suffisamment tendu. Si l'aiguille du récepteur

(1) L'huile dont on fait usage pour les appareils télégrapliiques est celle qu'emploient les horlogers ; c'est de l'huile de pieds de mouton pure ; les huiles ordinaire encrsasseraient le mécanisme et seraient plus nuisibles qu'utiles.

s'arrête sur les chiffres de rang impair, il faut tendre le ressort; on doit le détendre si Taiguille s'arrête sur les chiffres de rang pair.

L'armature est habituellement placée à O/iO de millimètre <le Télectro-aimaut. L'amplitude de ses oscillations dépend du montage général de l'appareil, puisque la tige flxée à l'armature sert de balancier ou de régulateur au mouvement d'horlogerie ; cette amplitude ne devra donc jamais être modifiée.

Quant à la distance de l'armature à l'électro-aitnant, elle peut être changée dans les cas très rares où l'on n'a pas pu parvenir u régler l'appareil exclusivement au moyen du ressort antagoniste. Pour changer cette distance, on déplacera l'électro-aimant en manœuvrant la vis qui le fixe à son support (vis V, flg. 74) et en laissant invariable la position de l'armature qui, dans aucun cas, ne doit toucher les noyaux de l'électro-aimant. En opérant ce déplacement, on aura soin de ne pas desserrer la plaque qui maintient les bobines sur leurs supports; autrement, les extré- 4nités des noyaux de l'électro-aimant pourraient ne plus se trouver sur un plan parallèle à l'armature. Si un défaut de ce g-enre, qui nuirait beaucoup à la marche régulière de l'appareil, s'était produit accidentellement, il faudrait le faire disparaître et rétablir le parallélisme entre l'armature et les joues des bobines placées en regard.

Les soins à donner au mouvement d'horlogerie sont nuls; il convient seulement d'en remonter le ressort avec précaution, comme celui d'une pendule.

On reconnaît, d'ailleurs, que l'appareil a besoin d'être remonté lorsque, l'aiguille étant arrêtée sur une lettre, il n'est pas possiide de la faire revenir à la croix.

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