‹ Téléphonie pratique (volume 2)Chapitre 14 sur 35 · Ti:f.EPfIONIE PRATigii · texte numérisé non relu

Ti:f.EPfIONIE PRATigii

sur R et Kur T; *^ntre R et 8 le bloc isolant e interrfui^pt 1,^ communication électrique, la pièce métallique b établit au contraire la liaison entre P H T.

Kîj?, aar, — Touille à Irfïis litm^ï.

Nous verrons dans les installation» de postes comment oi^ utilise cette combinaison pour ressai des lignes auxiliaires.

ÎX

APPAREILS ACCESS0IHB5

Organe A île llalaon. -^ 1*ab1««aic«

Coîijonctaiir jatk-knive simple fiL — Fiche et cordon eouple pour eonjonr* leur J. K. simple fiL — Gonjonctcur J. K, double fiL — Ficlie et cordon souple pour conjoncieiir J. K. double lil. — Conjoncteur pour lignes auîti* liaireî?. — Màcboires à quatre contacta. — FieUe à quatre lames. — Mâchoires k sept contacis- — Fiche « yept lames. — Fiches pour communient ion s hccrètes. — Conjonc^teurs Sieur : coujoivcteui* et cté siimpic Td ; — ronjoncteur et eîé douhle til; — conjoncteur et clé quadruples, — Emploi dea conjoncteurs. — Différents tableaux pour posites centraux d'abonnés, — Conjoncteur, annonciateur et tableau Maicbe, — Tableau avec annonciateur à disque et ftOïinerie intenniltejite (modèle de la Société des TéléphoneJs). — Tableau avec annonciateurs et commutateur I O C, — Tableau à annonciateur à disque, petit modèle, système Bailleux, — Tableaux à leviers commutateurs {Société Je s Téléphones), — Tableaux Sieur,

Organes de liaison. — Lcb orgaiie!4 de liaistm Lonsistcnt en conjoncteurs dans lesquels on introduit des (idtes ou des cîés réunies à des cordons conducteurs souples* Ces dilTérents organes sont montés pour les lignes simples ou bien pour les lignes doubles.

Conjoneteur Jack-Knlve simple ai. — Les cuiijo acteurs ordinaires sont des blocs de laiton percés en leiu' milieu d'un trou dans lequel pénètre une ficho métallique; ils sont fixés par deux vis à bois sur la planchette des tableaux. On a construit cependant un modèle plus compliqué qui permet de laisser à volonté un annonciateur en dérivation dans le circuit ou bien de Ten retirer; c'est le conjoncteur jack-knive.

Ce type est formé, comme le précédent, d'un bloc eu laiton

(fifN 238), mais ce bloc est percé de deux trouf» A, IJ, comme on

voit sur le dessin (à droite de la ligure] qui représente une

tipe suivant un plan diamétraL Det^ doux vis C, D, destinées

'ssujcltir le conjoneteur, Tune C e.st isolée par un manchon

d'ébonite, mais une goupille a, unie à cette vis, fait saillie à lextérieur. Sur cette goupille repose la pointe d'un ressort RR, fixé d'autre part par une vis et un pied. A la hauteur du trou A, un goujon ?', faisant partie du ressort R, pénètre librement dans le métal du conjoncteur et émerge légèrement à l'intérieur du trou A.

Soient deux lignes à simple fil X et Y qu'il s'agit de relier par l'intermédiaire du conjoncteur. Nous supposerons l'une attachée à une fiche métallique indépendante, l'autre fixée sous la vis D du conjoncteur; un annonciateur sera relié à la vis C. Cette vis est isolée, comme nous l'avons dit, du reste du conjoncteur; toutefois, au repos, le ressort R, en contact avec la goupille a. réunit l'annonciateur au conjoncteur. Si nous introduisons la fiche attachée à la ligne X dans le trou B

Fig. 238. — Conjoncteur Jack-Knive simple lll.

du conjoncteur, les lignes X et Y seront reliées, et l'annonciateur restera en dérivation sur les deux lignes; mais si nous plaçons la fiche dans le trou A, elle repoussera le goujon r en pénétrant dans le trou ; le ressort R abandonnera la goupille a, et la communication sera interrompue entre le conjoncteur et l'annonciateur qui restera isolé. On voit donc qu'en plaçant la fiche en B ou en A, l'annonciateur reste en dérivation ou bien est hors circuit.

Fiche et cordon souple pour conjoncteur J. K. simple fil. — Cette fiche est formée par un petit cylindre de laiton (/ig.239j. La partie qui doit pénétrer dans le conjoncteur est fendue en quatre; elle a ainsi une certaine élasticité et prend bien le contact. L'extrémité qui reçoit le cordon souple est amincie et filetée ; l'ensemble de cette pièce métallique A s'appelle centre de fiche. Le cordon souple se compose d'une âme en fil de laiton, contourné à spires serrées; c'est une sorte de ressort à boudin très souple. Cette âme est enroulée autour de la pa amincie du centre de fiche; elle est recouverte de deux er loppes tressées, l'une en coton, l'autre en soie. L-n manci

APPAREILS ACCESSOIRES iM

d ëbonite est risse sur le tout, de façon que l*enveloppe de soie, pincée entre le cuivre et Tébonite, supporte seule* leiïort de traction* Afin d'augmenter la conductibilité des (ordons,

Tigs 23&, ^ Fiche ti cordon souple poctr coQjoncteur JAi. simpl? 61.

on 3 placé à riutérieur de la spirale métallique une âme eomposée de trois brins de 01 de cuivre de 0^20 millimètre-

CoQjoncteiir J, K. double fil. — Les conjonctcurs à double fil sont, comme les conjoncteurs à simple (i), construits sur deux modèles : le conjoncteur ordinaire, le conjoncteur jackknlve; ils peuvent être considérés comme la réunion de deu\ conjonctcurs simple (il superposés et séparés par une îamc isolante.

Le trou réservé à la Ucbc est plus grand dans la plaqut! supérieure que dans la plaque inférieure. Pour éviter touto communication électrique entre les deux plaques, les vis d^attaclie sont noyées dans de Fébonite aux endroits où elles traversent la plaque inférieure,

La disposition de la plaque supérieure du jack-knive est la même que celle du conjoncteur à simple fil: on y retrouve une goupille a (fio, 241) attenant à lavis située vers le haut de la iîg^ure 240 et le ressort R s'appuyant sur cette ijroupille, puis le goujon pénétrant dans le trou A, destiné à recevoir la fiche. En outre j sur les deux blocs de laiton formant le conjoncteur, on a vissé des ressorts de sûreté m, m, munis de goujons qui assurent un bon contact avec les fiches; ces ressorts sont places sur la '-^-0 opposée à celle qu'occupe le grand ressort II U\

ja lame d'ébonite E qui sépare les deux blocs de laiton est demment perforée pour laisser passer la fiche. L'un des fils la ligne double s'attache au bloc supérieur, eu V; lautre au

Fie- 240. — Coûjoncîear

i??4 TÉLÉPHONIE PRATIQUE

bloc inférieur, en U; lannonciateur est en relation avecIaTis qui porte la goupille a sur laquelle presse le grand ressort RR. Lorsque la fiche est mise en place, les choses se passent exaMement comme 8*il s agissait d'un conjoncteur à simple (il. Si la fiche est placée dans le trou B» l'annonciateur reste en dérivation dans ^le^ircuit; si la fiche est enfoncée dans le

Fi^« 311, — DiLaiU du coiijonciour J. K, double 111.

trou A, l'cinnonciateur est hors circuit, par suite de récaHemcnt du grand ressort M qui no touche plus la goupille a.

Fiche et cordon souple pour conjoncteur J.-K. double ftl. — En principe, le rordon se compose de deux couduct('Ur> juxtaposes, mais isolés Tun de Tautre, aboutissant à lieux pièces métalliques concentriqut^s^ également isolées l'une A^ Tautre. Examinons comment, dans la pratique, cette disj>o* sltion a été réalisée : le mode d'attache du conducteur de la fiche à simple i\\ se retrouve dans le conducteur central d" ^"^ fiche à double lil; seulement ici, au lieu d'un cylindre fendi quatre sur une partit' diï sa louLTULHir, il existe un nr

APPAnEn.8 ACCESS 0ÏRE8

plein recouvert par un tube femlii en deux: ce qu'on veut avoir, c'est de relasticitc; le résultat est obtenu avec les deux sys- Icmes. En résumé, le conducteur central, constitué par un fil de laiton contourne en spirale, auquel on ajoute fiouvcnt une âme de sûreté, s'enroule autour d'un noyau de laiton envc-

l'ii;. Ï4a. — Fiche et cofdOîi îjoujik' pour conjonctciir J. K. à rigiiblf* lil

loppc par un tube de même métal; c*est oc téton qui pénétrera dans le bloc inférieur du conjoncteur.

Ce c*cntre de fiche est vissé dans une bague en ébonite filetée à rintérieur et à Textérieur. A Icxtérieur, elle reçoit un morceau de tube de laiton auquel est soudé le second conducteur du cordon souple. Ce tube, coupé en partie par deux fentes hélicoïdales, forme un appendice élastique qui s'appli* que convenablement dans le trou du bloc supérieur du conjoncteur. Afin de mieux assurer encore les contacts, les deux pièces métalliques dont nous venons de nous occuper, ou pour

F\g. 243, ^ Coupe d une liche pour c<>iijiHi4-lciir J. K. à ilouhto fll

mieux dire les extrémités des doux conducteurs de la ligne sont légèrement coniques.

Sur la seconde portion de la baeruc en êbonite se visse un tube métallique, A travers ce tube, les deux conducteurs du cordon souple sont déjà recouverts cliacun d'un revêtement de coton et rtkinis ensemble sous une tresse de soie. Une nouvelle bague, en métal, se visse sur le tube dont nous venons de parler; enfin, entre cette bague et un dernier anneau métallique est pineé un tube de caoutchouc qui enveloppe le itoublc conducteur sur une longueur de r> centimètres environ.

L'ensemble de ces dispositions, trop complit[uées peut*étre,

* T^our objet de faire supporter tout l'effort de traction au

etement, et do protéger le cordon au sortir de sa gaine

*allique.

tïnjoncteur pour lignes auxiliaires. — Les lignes auxi-

liaires sont celles qui réunissent les bureaux entre eux; elles doivent être à la disposition de toutes les téléphonistes-

Suivant les systèmes, ces lignes sont réparties sur les tableaux d'abonnés ou bien elles y passent seulement et aboutissent à des tableaux spéciaux, La téléphoniste d'un tableau quelconque peut employer une ligne auxiliaire déterminée, mais, comme cette li^ne peut être utilisée déjà par la téléphoniste d'un autre tableau, il est nécessaire qu'un moyen de vérification rapide puisse faire reconnaitre que la ligne est libre ou occupée. Les coujoucteurs de lignes auxiliaires permettent d'atteindre ce but, en même temps qu*ils a^ssurent leurs fonctions normales : jonction dune ligne avec un© autre.

Ces conjoncteurs sont composés de trois blocs A, B, C (fig. 244), superposés et séparés par des plaques d'ebonîte E, E'. Le bloc antérieur A est perco d*un trou calibre pour recc-

tn m r«

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Fig. 244. — CoujoTictetir polir Ugocâ atixili&iref;.

voir le gros cylindre d'une fiche à double 111. Il en est de même du bloc intermédiaire B, et les deux trous correspondent à travers la plaque d'ébonite E. 8ur ce bloc B est vissé un talon T, dont la partie saillante est située en avant du bloc antérieur A, presque au niveau de rorifice 0 destiné à recevoir la fiche. Le bloc postérieur C est formé de deux parties métalliques C, C\ séparées par la lame d'ébonite E"; un ressort R fait communiquer électriquement les parties C, C; mais si une fiche métallique est introduite dans loriHce 0', le goujon est chassé et écarte le ressort R; il n'existe plus alors de communication électrique entre C et C.

Les deux fils de ligne sont reliés aux blocs B, C ; à C aboutit la bobine d'un annonciateur, de sorte que, lorsque la fiche est engagée dans le conjoncteur» la communication est coupée avec l'annonciateur, par suite de Técartement du ressort R.

Le bloc antérieur A reçoit un lîl dit cVépreuœ; ce fil est commun à tous les conjoncteurs d*une même ligne; il est réL aussi, comme nous le verrons bientôt, à la troisième lame d* touches du tableau des lignes auxiliaires et au contact d'i

APPAREILS ACCESSOIRES m

ressort dont est muni rannonciateur do lif^ne, le ressort luimême communiquant avec le deuxième fil de ligne. Lorsque la ligne auxiliaire est occiipéej ollo peut avoir été prise ou sur un tableau de groupes, ou sur un tableau do lignes auxiliaires. Dans Tun ou l'autre cas, le fil de ligne attaché au bloc B est relié au fil d'épreuve. Si la ligne est occupée par un tableau de groupe, la liaison a Lieu par le cylindre extérieur de la liche. Si c'est un tableau de lignes auxiliaires qui en dispose, la communication est établie par les deuxième et troisième lames de la touche ou par le ressort do Tannonciateur.

Un élément de pile est intercalé dans le circuit téléphonique des tableaux de groupes, de telle sorte qu'en appliquant les deux parties de la fiche sur le bloc antérieur A et sur le talon du bloc B, on ferme le circuit de cette pîle toutes les fois que les fils reliés â ces blocs sont réunis en quelque autre point, c'est-à-dire toutes les lois que la ligne est occupée. Un coup sec, perçu dans le téléphoiiCj lorsqu'on le porte à Toreille, indique que la ligne n'est pas disponible.

Mâchoire & quatre contacts.

— La mâchoire à quatre contacts fiff. 245) est une plaquo d'ébonite E E sous laquelle sont vissées quatre bandes de laiton, isolées les unes dcK autres, Dos vis de serrage réunissent C, D aux pôles tig:,24r> "Mrji.iioïreàiiuairecooin«nh. d'une pile ; A, B aux deux fils d'une ligne ou bien à un fil de ligne et à un fil de terre.

Fiche & quatre lames. — La lichc ([ui sinîroduit dans celtf mâchoire est formée par une palette en ébonite sur laquelle sont vissés quatre ressorte en acier, isolés les uns des autres. Les deux ressorts extérieurs correspondent au circuit secondaire d'un ap])areil combiné Berthon-Ader; les deux ressorts intérieurs sont unis au circuit primaire.

M&choîre à, sept contacts. — On fabrique des mâchoires à sept contacts pour relier les appareils portatifs, tels que les appareils Ader n'' 4, aux communications extérieures. Ces mâchoires, construites comme les précédentes, sont habituellement encastrées dans des macarons en bois. Deux lames correspondent Um ligne, deux autres à la sonnerie et les trois rnières aux piles d'appel et de microphone montées, comme us l'avons déjà indiqué, avec un pûlc négatif unique. î'iche à sept lames. — Cette fiche est analogue à la fiche ^uatre lames- elle porte cinq ressorts sur sa face supérieure

'tPÎ^^PilliLl

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228 TELEPHONIE PHATIQUE

et deux sur ses faces latérales; les sept re^isorts communiquent avec les sept brins du cordon souple, rattachés d autre part aux bornes de l'appareil portatif. Avec un certain nombre de mâchoires, disposées dans difrérentos pièces et unies sur un circuit commun, on peut transporter avec soi le transmetteur et les récepteurs, et les installer instantanémont dans un

Fi^. aifi. — Fiche el micholrc à sept contacts.

cabinet de travail, au salon, partout enOn oiï Ton se tient momentanément.

La figurr^ ;^;ti représente une [ic-lic à sept lames et montre comment on lintroduit dans la mâchoire à :=ept contacts; cette figure peut s appliquer à la mancruvre de la ilche à quatre lames.

Fiches pour communications secrètes. — Lorsque, dans une usine ou dans quelque grand établissement industriel il existe un poste central, le directeur de l'exploitation le chef de la maison peut craindre qu'en le mettant en c municatioii avec le ri'j^uuu, quelque employé indiscret cfie^

mi

APPAREILS AGCESSOIKES

il surprendre sa conversation en mettant T appareil du poste central en dérivation; il y parviendrait aist^^mont en introduisant une iîclie dans lo trou libre du conjoncteur. On empêche cet acte d'indélicatesse en fais^ant usn^o de fiches pour

Fïg. 3*47* -^ Fiche pf>ur communîcation^ secrètei^.

communications secrètes. Ces fiches sont construitei^ comme les fiches ordinaires, à cotte diiTé renée près qu'eUes sont garnies d'un large bourrelet en cbonito [(ig. :247). Quel que soit le trou du con joncteur dans lequel la Hehe est enfoncée, le second trou est obslrut.^ par le bourrelet d'ébonito, et il n'est plus poï^sibîe d'y introduire une seconde licfie. Si donc, dan» les bureaux centraux d'abonnés, on ne busse à la dispositton de Tarent chargé d'établir les counnuiiications, que des fiches pour communications .secrètes, on lui enlève la possibilité de surprendre la correspondance par dérivation.

Coiajoncteurs Sieur. — Le système de liaison, imaginé par M, Sieur, a quelque analogie avec le mode d'attelage des wagons de chemin de Ter : une boucle métallique, fixée a l'un des conducteurs ou a Tune des lignes^ prend contact avec un crochet au<[uel est attaché l'autre conducteur ou l'autre ligne*

CONJONCTKUtt ET CLÉ SIMPLE FIL. — C<'

conjoncteur se compose d'une plaque métallique A li [p.g. 248) fixée sur un** planchette en bois par des boulons.

Ln crochet C est monté sur uji r^*s^ sort R, assujetti d'autre part sur hi plaque A B jiar une vis V. Une autn- \is h\ à laquelle le crochet C sert d'écrou, traverse librement la plae A B sans que, cependant, sa tète

, 'i. 1 1' / ' Fig. ï ta, — Conjoncteur hiûur,

isse pénétrer dans l ouverture qm njmpie ul

Uvre passage, La tête de la vis F ûte donc l'écart que peut prendre le crochet C en avant de

la plaque AB. 11 est clair quo rinterposition entre C et A B d'un corps métallique forçant le crochet C à s écarter, doit

donner un bon contact; c'est le rôle delà clé,

La cl6 simple [fif], 249) est formée par une boucle métallique sur laquelle est vissé le conducteur d'un cordon souple recouvert d'une double enveloppe de coton et de soie.

Un manchon d'ébonîte protège le joint.

La Ucrure 249 montre également comment la clé s'engage dans le conjoncteur.

Souvent le conjoncteur est en rapport avec un annonciateur. La vis V {(ig. 250), fixée en arriéra* de la planchette d'attache du conjoncteur, reçoit le (il de cet annonciateur; elle est placée en regard de la vis butoir U du conjoncteur, de telle sorte que, quand le crochet du conjoncteur est au repos, les deux via s;ont en contact et la ligne A communique avec Tannonciateur,

Fis ï<^- Clé et coojoiK'teur Situr^ simple III.

Kig. 2^. ' Conjotii;lcur Si^ar, simple tïU avec sa clé.

Vient-on à interposer la clé entre le crochet A et la plaque M N, la vis îj abandonne la vis V, et les lignes A et B sont en communication, laissant Tannonciateur en dehors du circuit. Si on veut se réserver la faculté de laisser Tannonciateur en dérivation dans le circuit, on fait usage de deux crocheta montés sur la même plaque métallique. Un seul, celui de gauche par exemph^, prend communication avec rannonciateur, de sorte que, si la clé est introduite entre la plaque et le crochet de droite, l'annonciateur reste en dérivation dans ^ circuit, tandis qu'au contraire il est isolé si la fiche est po! sur le crochet de gauche.

Jasi'

APPAREtL8 ACCESSOIRES 231

CoïsjoiïCTEun ET CLÉ DocBLE FiL. — Le conjoiictcur pour ligni3 double est formé par la juxtaposition sur une même planchette de deux conjoncteurs simples; chacun de^ crochets correspontl à Tun des fils do la ligne. Si on fait u^ngo d'un annonciateur, il suffît qu un seul des crochets soit monté comme l'indique la ViguTQ 250. Si on dcsiro pouvoir laisser à volonté Tannonciateur en dérivation ou bien le rr.*ttrer du circuit, on emploie trois crochets Ammfœittfr IftQ 251), Icïi deux extrêmes sont réunis et l'un d'eux est relié à Tannonciateur* Lorsqu'on veut laisser l'annon* eiateur en dérivation, on place la clé entre I et 2. Quand on pn'fiTe retirer

l'annonciateur du circuit, on met la ' * ffân?

clé entre 2 et 3; le crochet 3 s éloigne ^^,^^ c^njanct.ur si.u^. alors du contact 4, doul^l« fli.

A cet effet, la cle est formée par deux crochets métalliques a, bijig. 252) isolés Tun do l'autre et communiquant chacun avec un des conducteurs d*un cordon souple à double fîL Les deux crochets a, 6 sont eolidement maintenus entre deux plaques d'ébonite.

COrUOSCTEUR ET CLÉ QUADBUPLES, — AvCC IcS appn- ^^ ^

reils doubles employés dans les postes centraux, tel que l'appareil combiné Paul Bert-d Arsonval, on fait usage d*un conjoneteur et d'une clé quadruples. Le conjoneteur est formé par quatre crocheta* [fig. 253) analogues à ceux que nous avons décrits. En allant de [jauche à droite, le premier communique avec la pile mierophonique; le second avec^ le circuit primaire de la bobine d'induction, en relation lui-même avec lo second pôle de la pile; le troisième avec le circuit secondaire de la bobine dinduction, réuni à l'un des lils do ligne; le dernier fl 1} avec le second fil de ligne.

La clé ifig. 254) est composée de quatre crochets isolés l'un do Tautre par deux plaques d ebonite et correspondant : les deux de droite au récepteur de 1 appareil combiné, les deux de gauche au transmetteur. Le cordon souple qui donne la communication est à -*'atre conducteurs.

Smplol des con joncteurs. — Les conjoneteur s ne sont pas bîtuellement employés isolément; on les réunit sur des Meaux et là, ils sont mis en relation avec des annonciateurs

Viiï 23(2.

double lUr

2àî TÉLÉPHONIE PRATIQIH

qui, par la chute duo volet, font conuaitro le numéro de rabonné qui appelle 5 nous parlerons encore de quelques^ modèles d annonciateurs, en étudiant les systèmes de tableaux auxquels ils sont adaptés: il en ^era de même des conjonc-

. — ConjoDcteur Siûur tjuatirupk.

quadruple.

teurs et des fiche.s afîectés aux tableaux standard; ces modes de liaison n*ont reçu jusqulci d*application que dans les bureaux centraux de lÉtat, tandis que les organes prccédemment décrits éie rencontrent fréquemment dans les postes d'abonnés.

DUTéreûts tableaux pour postes centrau3E d'abonnés. — Les modèles peuvent évidemment varier a l'infini, aussi nous bornerons-nous à faire connaître quelques systèmes d'un usage courant tels que ceux de Maîche, de la Société des Téléphones, de Sieur, Nous avons ciioisi des exemples, aussi simples (lue possible, des tableaux à doux ou trois directions; les tableaux plus compliquée s obtiennent par radjonction duu nombre qucleonqut? d'annonciateurs et de conjoncteurs.

Conjoncteup, annonciateur et tableau Maiche. — Le cou^ joncteur Maiclie fait partie d'un poste central d'abonné agencé par le même inventeur» Prenons comme exemple un tableau à trois directions monté pour le double liL

Ce tableau est renfermé dans une sorte de boite à serrure. Les organes sont disposés sur le couvercle et, au moraejit de la fermeture de la boite, des ressorts les mettent en communication avec les bornes et les cordons souples.

La ficlie F (/ïg. 233) se compose d'un noyau central doL tête fait saillie en a; un cylindre en ébonite e isole ce noya

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A f 'PAREILS ACGESSO[Rr:S

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tube extérieur b. L'un des conducteurs du coriion souple C est attaché au noyau central a, Tautrc au tube extérieur b. Le mauche en ébonite A, adai^té à la partie métalli<[uo de la fiche, livre passage au cordon souple qui, à sa sortie, est protégé par un tube do caoutchouc D. Le tube extérieur h porte un goujon d qui sert à assujettir la liche dan^â le conjoncteur; elle y pénètre comme une clé dans une serrure.

La plaque de garde lï du conjoncteur ^^^t entaillée pour permettre à la fiche d ^entrer ; une légère déviation à droite ou à gauche rimmobili.se.

Au-dessous de cette pla* que, un tube de laiton G traverse la boiserie jusqu'à la plaque H qui maintient le tout. Un ressort R, monté sur la plaque r, repose sur îa plaque H, En arriére est placée une équcrre h. Lorsque la liclie est introduite dans kconjoncteur, la tête a de la hche pousse le ressort R qui vient buter contre le contact h- le ni de ligne attaché à cette équerre est donc en communication avec le centre a de la fiche. Le tube extérieur h est en relation

avec les placpies H, H et avett le tid)o G; il est do la sorte réuni au tJi tle retour relié â cet eiisembh/.

L'annonciateur est un électro-aimant dont Tunique bobine E

a une résistance de iOO ohms. Le noyau do cotte bobine est

monté sur une équerre qui supports aussi Tar mature P et

une colonne Q isolée par une rondelle d'ébonite. Cette arma-

^ -^ P, dont le centre d^oscillation se trouve en 0, porte un

sort antagoniste I, commandé par la vis J; il se termine en

chet, et c est ce crochet K qui soutient le volet V portant

'uméro de la ligne. L'axe de l'armature P communique avec

Fifî. 365.— Détails du lableau Maiûlie.

ttl TÉLÉPHONIE PRATIQUE

une sonnerie, la colonne Q avec une pile. Lorsqu'un courant traverse la bobïne de l'annonciateur, rarmature attirée lai&st* tomber le volet V, prend contact avec la colonne Q et ferme le circuit de la pile sur la sonnerie. C'est à ce moment que le poste central appelé introduit sa fiche dans le conjoncteur situé au-dessous du volet tombé, et se met en relation avec l'abonné appelant. Les deux extrémités du fil de la bobine E sont attachées au ressort R et à Téquerre h, de telle sorte que, par le fait de Tintroduction de la fiche dans le conjoncteur, les deux extrémités de la bobine sont réunies sur le fil de ligne; Tannonciateur est, en quelque sorte, en court circuit

et ne fonctionne plus, même en fin de conversation; sa bobine se trouve annulée, comme celles des caisses de résistance, lorsqu'on interpose une cheville entre deux bobines consécutives. D'ailleurs Je fonctionnement de Tannonciateur n'aurait ici aucune utilité puisqueVabonnë correspond directement avec le poste central et que tous deux sont juges (lu moment ot^ portun pour remettre les chof=îes en état.

Il nen est plus àe même si deux abonnés ont été mis en communication directe par le poste central. Celui-ci doit savoir à quel moment les lignes redeviennent libres; il a donc fallu introduire dan^ ce circuit un électro-aimant spécial, auquel on a donné le nom d'électro-aimant de fin do conversation.

Dans le tableau à trois directions (tous les autres sont construits d\ino manière analogue) j les annonciateurs de ligne sont rangés les uns à enté des autres; rannonciateur de fin de conversation se trouve à Textrémité de la rangée. Les d» bouts du fil de sa bobine sont reliés à deux plaques en rela' avec les cordons dune fiche double (flg. 256). Pour m^

FiËf. libe. — Communications ^hi tableau M&lche.

APPAREILS ACCESSOrRES SSI

dire, les cordons des deux liches à conducteur double sont attachées en a b, a b\ Les vis a a' communiquent avec la plaque p, les vis b b' avec la plaque p. Les bornes sont au nombre de huit : S, P, L|, T^, L^ 1\, L3, T3. La borne S, reliée extéiîourement à la sonnerie, est, à l'intérieur du tableau, réunie à toutes les armatures f^, f^, f^^f des annonciateurs. La borne P, qui reçoit le fil de pile, communique avec les colonnes C|, Ca, C3, c; voilà pour le circuit de la sonnerie.

Chacun des annonciateurs do ligne est en connexion avec son conjoncteur, comme le montre la figure 256,

Cela posé, labonné n" 1 appelle le poste central : colui-ci se met en relation avec lui, en plaçant la fiche F reliée à son appareil dans le conjoncteur C*, Il reçoit la demande do cornmunication avec l'abonné n' 3. Il retire la fiche F du conjonc* teur es y place la iiche F' et introduit la fiche F" dans le conjoncteur C^^ puis il relève le volet de l'annonciateur fK Les abonnés i et 3 sont en communication directe, mais Tannonciateur de fin de conversation reste en dérivation dans le circuit, et la chute de son volet indiquera que les liijnes 1 et 3 sont libres. Suivons, en effet, le trajet d'un courant pénétrant par la borne L| : il arrive au tube extérieur de la fiche F' introduite dans le conjoncteur C\ passe en a, a', tube extérieur de la fk'he F" introduite dans le conjoncteur C^, borne L3, ligne 3, borne T^, noyau de ta fiche F'', b\ b, noyau de la fiche F', borne T,; mais il est à remarquer qu'en a, a', 5, b\ le courant se dérive par p, p à travers l'annonciateur de fin de conversation et, s*il s'agit d'un courant de pile, Tar mature est attirée et le volet tomlie.

Tableau avec annonciateur à disque et sonnerie intermittente (modèle de la Société des Téléphones) < — Nous considérerons, pour abn'^ger, un tableau à deux directions, Les deux annonciateurs placés sous le couvercle d'une boite à charnière sont ilu modèle quo nous avons décrit (page 19T); il en est de mémo des deux conjoncteurs de ligne (voir page 222), A droite et à gauche se trouvent deux autres conjoncteurs à un seul trou* En dessous est réservée une place pour un appareil Ader n' 3; plus bas encore, un grand crochet sert à suspendre les cordons, lorsqu'ils ne sont pas employés à établir les communications. Des ressorts établissent la Uaison '^^^tre les annonciateurs et la planchette du fond qui supporte . bornes, La figure 257 montre quelles sont les connexions, s bornes L, T de la ligne 1 aboutissent respectivement aux ŒX plaques du jack-knive C^; il en est do même pour les

ÎM TÉLÉPHONIE PRATIQUE

bornes L, T de la licrne 2 qui sont réunies au jack knive C^ Lies deux bouts du lil des bobines des annonciateurs sotii j - . reliés aux deux boulons du

' ^ ' T I T <; jark-knive correspondaiït.

On peut déjà voir, si on mrappelle le mode de construction des jack- kjiîve que, lorsqu'on introduit la flclio dans Uî trou de g-auche, rannonciateur reste en derivatioii sur la ligne et que, au contraire, il est hors cir* euit quand on place la fiche dans le trou de droite.

Les massifs, et par cotisc^quent les armatures a (, a • des deux annonciateurs, sont relies a la borneSdti gauche^ réunie elle-même à la borne mnneriç de \i\\> pareil Ader n* 3. De même, les contacts p,,p:i sontreliéî»

à la borne C S.

La plaque supérieure Ju conjoncteur Dj communique avec lune des borner Ligne de l'appareil Adcr ^.a avec la plaque supérieure du conjoncteur D^.; la pltique inférieure du cunjoncteur D, communique avec la seconde borne Ligne de Tappareil Ader et avec la plaque inférieure du conjoncteur D^,.

Le tableau vhï complété par un cordon souple à deux fiches, qui, lorsqu'on ne s>n sert pas, reste suspendu au crochet !î.

Lorsque l'abonné n" 1 appelle, Tanna ture a, est attirée et vient buter contre le contact pj. Le volet tombe et le circuit tle la sonnerie reste fermé entre a| et p^» tant que rannûtu:«" est attirée; la sonnerie est Jonc intermittente et se fait entendre à chaque appel. Pour se mettre en relation avec Tabonné n° i, la personne qui possède le poste central i"^"'^duit une des liches du cordon souple dans le conjoncteur '. 1 autre dans le trou do gauche ou le trou de droite du con teur €4, suivant qu elle désire laisser Tannonciateur d"

Fig. ;2&7é — TahLcAU avec ajiQùnciateure à (U»qua et sonnerie ia te rtii mente.

APPAREILS ÂCCESSOItlEa ^7

circuit iprecaution inutile) ou bien rcn retirer. Le conjoncteur P; permet de la mémo manière de caus^cr avec l'abonne n'a.

Pour relier les lignes i et 2, il suifit de placer îes deux fiches dans les conjoncteurs C,, Cj, mais ici, il y a avantage à laisser un de:> annonciateurs en dérivation dans le circuit.

Talïleau avec annonciateur et commutatenr I OC. — Sauf en ce qui concerne le commutateur, le montage de œ tableau est identique à celui du

précèdent. Ce eommu tateur permet de percevoir les appels soit avec uni} sonnerie intermittente, soit sans sonnerie et par la simple chute de l'annonciateur^ soit avec sonnerie continue; de là son nom I 0 C (intermittent, zéro, continu).

Dans hi figure 238 C| .*., Cn sont les conjoncteurs de lignes; ils sont placés verticalement. Les conjonctcurs lie liaison D , , D^ f^ont au nombre de deux.

Les connexions de tous ces organes ainsi que celles des annonciateurs* sont absolument les nicmcs que celles des organes similaires dans le tableau à sonnerie intermittente.

Len contacts p, ... pn sur lesquels buto l'armature de Tannonciateur lorsqu'elle est attirée, sont tous réunis au plot I du commutateur; les contacts v^ ... Vn contre lesquels repose le volet après sa chute, communiquent tous au plot C du commutateur; le plot 0 reste libre. L'axe K de la manette est relié "" pôle positif de la pile par la borne C É:?; la borne S de droite reliée au pôle négatif par la borne Z. Enfin la borne S de cbe est réunie aux massifs de tous les annonciateurs, ^ à-dire aux palettes et aux volets.

Fi p. *2^. - Tiihleiiu avec aniïOnriatoiir.s

m TÉLÊPIIOXIE PRATIQUE

Lorsque le commutateur est dans la position K I, la sonnerie est intermittente; clîe ne fonctionne que lorsque Varmâture est attirée et frappe le L-ontact Pi ..- Pn,

Lorsque le commutateur est dans la position K 0, le circuit de la pile d'appel reste ouvert et la sonnerie ne fonctionne pas. Lorsque le commutateur est dans la poî^ition KC, la sonnerie fonctionne sans arrêt, tant que le volet reste appuyé sur le contact u^ .., Vn,

On construit ces tableaux avec place pour appareils ou sans place; dans ce dernier cas, on les raccorde habituellement avec des appareils portatifs.

Tableau à annonciateurs & disque, petit modèle, système Bailleux. — Ce poste central, dont la figure 259 représente

les détails, se construit pour autant de directions que Ton veut; les modèles courants sont à 2, 3 et idirci-tions*

Chaque annonciateur se compose d'un électro-aimant boiteux E dont U bobine a une résistanct^ de 100 ohms. L'armature A, suspendue en 0 entre les pointes do deux vis^ est fixée au crochet B qui soutient le volet V; elle se termine de l'autre côto par un ressort R.

Lorsque l'armature est attirée, le crochet B est soulevé et le volet V tombe , laissant à découvert le numéro de l'abonné qui appelle. En même temps, le ressort R vient buter contre la colonne D. isolée par une rondelle d'ivoire a du massif de l'annonciateun Si on convient que ce massif communique avec une sonncri*^ et la colonne D avec une pile, il est clair (|ae, toutes les fois que l'armature sera attiiHk^ la sonnerie fonctionnera; il sera donc facile de percevoir, et par rœil et par l'oreille, les appels d'un abonné quelconque,

D*autrc part, le but à atteindre est de mettre tout abo appelant en relation avec le poste micro téléphonique bureau central possesseur du tableau.

Wlg, 369. — Tfllïleau ^jystéme Biillleu\.

APPAREILS ACCESSOrRES ^

A cet effet, une des bornes de rappareil est en relation avec ce poste microtcléphonique et reçoit également un cordon conducteur souple se terminant par une fiche métallique. En temps normal, la fiche est introduite dans un plot de repos, que l*on aperçnit sur la droite de la figure 2til. Le conjoncteur F sert à établir la liaison avec Vabonné. C'est un bloc métallique {(ig^ 359 et 260) pereé d un trou 6, dans lequel s'engage la cheville H. Le ressort r obstrue en ]>artic le trou b et repose sur la coloune d isolée de la mas^se du conjonctcur, Cetto communication forme habituellement le point de jonction entre la ligne de Tabonné et Tannonciateur, mais, lorsque la fiche H est întroduitt- dans le canon b, le ressort r est chassé en arrière et abandonne la colonne d, tout en restant en relation avec la fiche ; il en résulte que S 1 2 I S Tannonciateur est isolé et que la ligne d'abonné est reliée au poste microtéléphonique réuni lui-même AU cordon de la fiche.

La liaison entre deux abonnés s'obtient par un cordon souple garni d'une liche métallique à chaque extrémité.

La figure a60 montre les connexions des différents organes que nous venons de décrire pour iin poste central

Fij4. ïéu. — Cummunicationa du toM^au Bailleus:,

à deux directions monté au simple fil,

A la partie supérieure de la boîte, les bornes S, S sont reliées

à une sonnerie, la borne T à la terre, les bornes 1, 2 aux lignes

des abonnés Xy Y. En bas, la borne L, garnie du cordon

souple, est réunie au poste microtéléphonîque; les bornes C,

Z reçoivent les pules de la pile.

A rintérieur de Tinstrument : la borne S de gaucho commu-

ae avec la borne Z, la borne 1 avec le ressort r du conjonc-

r de gauche, la borne 2 avec le ressort f du conjoncteur do

ite. La colonne d est réunie au fil d entrée de la bobine de

inonciateur n** 1, la colonne dC avec le fil d'entrée de la

^hù TÉLÉPHONIE PRATIQUE

bobine de rannonciateur n* 2. Les fils de Rortie de ces deux bobines sont réunis ensemble et aussi à la borne T. La borne S de droite est reliée au massif, c est-à-dire aux armatures des

deux annonciateurs; enfin, la borne C communique avec les eolonnes D, D\

Il est facile de voir que le courant venant par la borne 1 passée eu r, d, traverse la bobine de rannonciateur n" i et ï^ort par la borne T. L armature est attirée, le vuïet tombe, le rei^sort II rencontrt^ la colonne D, le courant de la pile interposTc ont H' les bornes Z, C passe de D en H et fait fonctionner la 8onnerie réunie ;uix Iiornes S, 6.

Il est nécessaire ici d'attirer l'attention sur rimportancc d'une bonne prise de terre à la borne T- ^^i la terre était detcctueuseencepûiutH rappel do labonnt^ ir \ aurait pour elTcl d'actionner la sonnerie de Tabonné n' 1 Aussitôt l'appel recju, la flcbe II est introduite dans le con* joncteur; le ressort r, chassé en arrière, abandonne U colonne dj l'annoncLaleur reste isolé et la ligne n* 1 est en relation avec le poste téléphonie pie relié à la borne L.

On construit de ces tableaux sur lesquels une place est réservée pour Tappareil; c'est généralement un transmet. Berthon-Ader avec applique murale, type 8. La figur*^ représente un de (*os tableaux à trois directions.

Fip. 21 L — Tal)lciiu BlIi lieux avec appliiiiio tiiuriile.

tmfmm^mm

ATU'AIIKILS ACCESSOIRKB tll

Le?i tableaux pour lig-riPH doiiblesi ne dînèrent des précédente qu'en ce que la borne terre est supprimée et que chaque ligrnc cniTospond à deux bornes.

Tableaux â leviers-commutateurs Société des téléphones . — Les tableaux à leviers-eornmutateurs ont donne lieu aux combinaisons les plus variées. Dans le chapitre vm,

Fijç. "iea, — Tableau u leviei's-toiiimulaliîui-H, modclo uiurul.

vn traitant des org^anes de permutât îun, nous avon?t dt-eril (p. 218) les leviers'comnuitiiteurs .snus le unni di' louches à deux lanws* Ces leviers sont parfois ass<^ciés à des annonciateurs «HT* les tableaux destinés aux poslos rcntraux d'abonnés;

jtres fois les annonciateurs font défauL. Souvent le tableau vertical et appliqué contre la muraine iltr), 2iyi). pour

nndre à d'autres besoins on lui donne la IVjrnie d'un pupitre

Mî TÉLÉPHONIE PRATIQUE

{(\g, 263); il esit alor^ monté sur un pied en fonte et devient portatif. Quel que soit le modèle que l'on envisage, il est toujours possible de ramener le diagramme des communications à la forme de la figure 264 qui, pour un poste à deux directions, permet de réaliser le.^ combinaisons les plus complexefi. Le transmetteur et les récepteurs du poste central sont installés entre les homes L^ L^, S^ S*, et les bornes Z, CM, CS,C

situées au bas de la planchette.

Les bornes Ligne du transmetteur sont reliées à L\ L^ les bornes soïtnerie à S*, S*, les bornes pile à Z, CM, CS, C dans l'ordre habituel.

Le haut du tableau est garni de dix bornes; 8, S sont aux deux extrémités et reçoivent les flls de sonnerie ; les bornes intor nié (flaires 1, 2 sont alToetées aux deux lignes doubles:

Z {!;, C M, C S, C, reçoivent les lils dt^ pile. Les piles sont disposées en trois groujjes représentant la pile micropboniquc, celle des annonciateurs et enfin celle qui est résenéc aux appels du poste central Ces piles ont un pôle négatif commun pincé sous la borne Z, les trois pôles positifs sont répartis sous les bornes C M, C S, C.

La borne H de Lrauehe est réunie aux armatures a, 3\ à des trois annonciateurs A, A\ A"; les bornes 1 aux deux lames m, m du levier-comtnutateur B; les bornes 2 aux deux lames n, n* cUï levier-com imitateur H'. La borne Z d'en haut est rcUèt^ d'une part à la bnrne S de droite, de l'autre à la borne Zden bas, unie elle-même a la borne C H d'en bas. Les deux bornes CM, ainsi ijue les deux bornes G. communiquent deux à deux. La l>orne CS d'en haut est rattachée au massif M du commutateur â manette, dit commutateur 10 C. Le bloc I de ce commutateur est en relation avec les plots e, e\ e''; le blc '' avec les plots d, d\ d"; le bloc 0 est isolé.

l Cettf; borne est la sixième, en h«ul, en allant de gauclic à droit

Irtin:- Z a été omise sur ta Cgure.

Fïff. 2^. — Tal^lo;ni k ievier*î-commtila-

APPAREILS ACCESSOIRES n^

Les bobines de lannonciatcur A sont rchinies aux contacts f, f du levier B; les bobines de lannonciatcur A' aux plots g, i du levier B\ Les annonciateurs B, B' sont les annonciateurs de ligne; ce sont eux dont les volets tombent lorsque la liirne i ou la lig-ne 2 appelle Ir poste central. L'annonciateur A''' e^st un ^nnonciRlBUT de fin dv conuersaf fon ; ses bobines sont reliJ^es aux bornes S', S^ et par sutte aux bornes sonnerie du transmetteur. Les plots h, k\ i, i dos leviers-commutateurs communiquent ensemble deux à deux et aussi avec les bornes L*, L^ [bornes Ligne du trLinsjiietteur).

Cela posé, il est aise de déduire le Ibnctionnemenl du tabloau. ^i la lime 1 appelle le poste central, le volet de lannonciatcur A tombe. Suivant une la manette M du commutateur est sur le bloc î, sur le bloc C, ou sur le bloc 0, la sonnerie est intermittente, contitiue ou bien reste muette; cette position est réglée â la volonté de ropëratcur. Pour entrer en relation avec la ligne i, il suHit d'abaisser le levier h du commutateur B; les deux lames abandonnent les contacts /, f pour s'appuyer 8ur h . h'; la ligne 1 communique alors avec bï transmetteur par les bornes L*, et L^* Tannoiiciateur A' reste en dérivation toutes les fois que les récepteurs du poste sont au crochet; il est donc possible de percevoir le signal de fin de converion, précaution superflue d'ailleurs puisque c'est le poste itral qui s'entretient avec la ligne 1, Pendant toute la 'éo do la conversation, la ligne 2 reste sur ranuonciatcur et ut appeler sans rien déranger. C(.^ que nous s enons de dire

Fig, 364, — CommunïrAtïon^ i1u tableau à leviers- L'Ommutaleuris*

\1\\ . TKLKPIÎONIE PRATIQUE

pour la liurnc 1 s'applique à la liefne 2 qui appelle par l'aiinoiv t'iatcur A' vt (:ntrc en relation avoc le poste t^entral par le levier-commulati^ur l\\

En abaissant simultanément les leviers B, B , le poste contrai met î et 2 en t'omniunieation, l'annonciateur A'' restant en d*^riva* tion ; eost dans cette circonstance que cet annonciateur est verilablement utile, car il permet au poste central d'interrompre la coinmuuicatinn des que îa conversation entre! et 2 est terminée.

Tableaux Sieur. — Ces tableaux se l'ont avec place pour appareil ou sans iilat-e ; «ni les eonstruit aussi pour ligne simple ou pour liyrne A doubh' liK

FiR. 2firi. *- CommuniualÛJns; du tableau Sieur simple lîl.

La nL''nro2G5 représente le diagramme des romniunication^ d^m tableau à quaf re direc^tions^ pour lijjne simple, sans place pour l'aïqmreiL On y voiî en A^, A^, A^, A^ les annonciateurs, en C,, t;^, C^, Oj les eonjoneteurs,

A la |>ai"iîe sup<"^rieure do Tappan'il, nn aperçnit six bornes, (elles qui srHil marquées \^ 2, *], i, rer;oivi>nt les quatre liLs de licrne, T et S s(^nt rcdiées à la sonnerie. Les quatre bornes île la (jartit^ inférieure ont les connexions sidvantes ; L avec la borne ligne d'mi transmetteur e* avec une clé à simple fil 1'; T'avee la seconde Ijorne ligne du transmetteur et avec la borne T du tableau; S' avec la borne sonnerie du transnietteiïr et aver la Ijorne S du tableau; P avec le pôle positif d'une ) tlont le pfde néîjatif est à la terre et aussi avec les armatu des qtiîïtre annnneiateurs*

APPAREILS ACCKîîSUlUKS

9 çrn:>-| rO D— 1 Q

1^' 'OSr{'

D'autre part, les contacts B^, Bj, B^, B^ t-ontro lesquels viennent rospcrtivcment butor los armaturct^ des annonciateurs A^, Âj, A3, A^ lorsquV^ltes sont attiréesî, sont réunis à la borne S du tableau. Sans aller plus loin, il est facile de voir que lorsque Tuno quelconque de ces armatures touclie le contact correspondant, le volet tombe et le circuit tie la sonnerie est lei-m*'. Le fait se produit lorsqu'un courant d'appel traverse la bobine de Tannonciateur.

Los conjonctcurs Cn ^^^ Ca,C, sont à deux crochets.

Les deux crochets de cha* que paire sont réunis à Tune des Ii2:nes : C, à la ligne !, t\ â la ligne 2, etc..- Kn outre, le crochet 2 bute au repos contre la vis a réunie au fil d'entrée de l'annoncialeur correspondant. Les fils de sortie ont une liaison commune avec la terre par la borne T.

U résulte de cette disposition que, pour mettre une li^ne quelconque en communication avec le transmetteur, il sulFit de placer la clc sur le conjoncleur iUcette ligne, mais Topération peut avoir lieu do deux manières : en plaçant !a clé V sur le crochet i du conjonc* teur, on laisse Tannoncia-

teur en dérivation; au contraire, en utilisant le crodict 2, l'annonciateur est hors circuit.

La figure 265 montre les communications d'un tableau à deux directions, pour ligne double/avec place potu' laiipareil téléphonique.

Les annonciateur,<^ A^, \ sont les même.s que ceux du 'ableau précédent. Les conjoncteurs sont à trois crochetf^; mais, de chaque côté du tableau^ on remarque un conjoncteur k deux crochets seulement.

Les deux groupes de bornes situés au bas du tableau. P M,

/,JMs, PM

PS

Fig, 3S€, — ComiiiuDîcâtlAiia du tabloau ^lonr, douille flL

24f TÉLÉPHONIE PRATIQUI-J

P 8, carreapondent à la pile miuroplionique et à ia pUe d'appel; ces quatre bornes sont réunies aux bornes homologues du transmetteur, mais la borne PS de droite communique en outre avec les armatures de tous les annonciateurs. Au-dessus du transmetteur, quatre bornes existent également, qui sont rattachées aux bornes ligne et s^onnerie de Tappareil; ces bornes sont désignées, sur notre figure, par les lettres LÎT, S s s'. Dan.s le groupe L, l est attaché au ressort i du crocliet C\ V au ressort 2 du même crochet C ; le ressort â <'st également réuni â la borne T du tableau.

Les croeln^ls C 1 et 2 butent, au repos, contre des contacts qui les unissent aux crochets C" 1 et 2.

Dans les conjoncteurs de ligne C, Ch, les crochets I et 3 sont reliés à l'un des fils conducteurs, le crochet 2 à Tautre fil; lannoneiateur est en dérivation entre les crochets 1 et â. Lorsqu'on place la clé sur les crochets I, 2, l'annonciateur est hors circuit; lor^^iju^on la mot sur les crochets 2, 3, Tannoneiateuf reste en dérivation.

Lorsqu'une hgne appelle, la ligne 1, par exemple, le courant passe par a, crochet Cj 1, A,, b; l'armature de A^ est attirée, le volet tombe; en mémo temps, l'armature vient toucher le contact pi, et le circuit de la sonnerie est l'ermé par PS -f-, armature de A^,p^^ borne B, sonnerie; la borne PS — est, en effet, en relation avec la borne T, à travers lo transmetteur, par la borne i et le ei'ochot C 2; la sonnerie est également unie a ]a Iiorne T,

En temps normal, un cordon souple, à deux conducteurs, garni à t*hacuno de ses extrémités d'une clé à deux contacts, est placé sur les conjoncteurs C" C*, l'une des clés engagée sous les crochets Tautre sous les crochets G' C". Pour établir la liaison entre le poste du tableau et Tun des postes reliés aux lignes 1 ou 2, on fait usage indifféremment de Tune ou de l'autre clé et on emploie généralement celle qui est la plus rapprochée du conjonctcur à relier; c'est ce qui justifie rintercommunication des conjoncteurs CC.

Dans un tableau à 4 ou à 3 directions, qu'il s'agisse, par exemple, de relier le poste du tableau à la ligne I, on prendra tout naturellement la clé do gaucho, plus rapprochée de ce conjonctcur, tout en laissant la clo de droite engagée sous le conjonctcur C", Au contraire, si on veut relier le poste aux lignes 4 ou 5, quand il s'agit d'un tableau à 4 ou à d direction^ on est naturellement porté k employer la clé de droite qi l'on dégage du conjonctcur Cj tout en laissant la clé de gaucl

APPAREILS ACCESSOIRES 2 M

sous le coiijoncteur C\ La clo dont on fait usaL^^e est placée sous le conjoncteur de la ligne à relier et on voit que, dans Tun ou l'autre cas, la liaison est établie avec lo poste du tableau.

Lorsque le poste muni du tableau veut appeler la ligne 2, par exemple, il lïécroehe la clé engagée sous lo conjoncteur C" ! et i et la place sur le conjoncteur C^ 1 et 2, Quand l'opérateur prcîssc sur son bouton d'appel, le courant est lancé sur la

Fi'^. 287. ^ Tahlf^îiii Siour k 10 (llrûctiori^,

ligne 2. La réponse de îa ligne 2 parvient par ci\ crochet (I^ 1, clé, cordon souple, crochet il' I , borne ^ transmetteur, borne s', borne S, sonnerie, borne T, crochet Ci, clé et cordon souple, crochet C^ 2, t/ et ligne 2.

L'établissement d'une communication directe entre les lignes 1 et ^ se fait tout naturellement, en plaçant les deux clés* sur les crochets C^ et C^; pour conserver un annonciateur en tlérivation, l'une des clés est placée* sur les crochets t, 2, Tautre sur les crochets 2, X

La figure 26Î représente, en perspective, un tableau pour li^ne double, sans place pour appareil, à 10 directions.

APPAREILS ACCESSOIRES

l>l»pottlilon» |>iii'Uc'Uilt^f*<^<B nuit linnoa litrut*i|

Lignes l)ifiirquées. — Talileaii lïULtmstio. — SystÈme Ader, avec rclaii polarisés. — Systôuje de Ui pcniîule. — Station automatique Sieur.

Lignes bifurquées. — Pour no pas? nniltij>lior outre mesure les fils du réseau, ri dans le but aussi ûr réduire le taux des abonnements en diminuant le^ frais diustHlIatiun, on a été conduit à affecter, dans bien des cas, une liiifuc uniijUL' ii deux ou à plusieurs aboimcs. Cette Ugnt* j>art d'au bureau central et re(;oit, sur son ])arcours, d'autres tronçons de lignes greffés^ qui forment autant dt^ rainiri(*atit>ns qu'il y a d'abonnés â desservir.

Cette disposition |)out être indincromment appliquée à des abonnes habitant un ménip imnvcubiei ou bien à ceux qui demeurent dans des inaisf>ns voisines. Dans lune uu laiïtre hypothèse, des appareils spéciaux doivent entrer enjeu; lit* consistent habituellement en relais polarises satisfaisant h de* conditions détermiui'cs; mais, quelquefois aussi, un fait usage de dispositions mécaniques particulières. Évidemment la solution du problème entraîne un agencement assex compliqué de communications électriques.

Il faut, en effet, que la station centrale puisse appeler chacun des abonnés sans déranger les autres,

Uéciproquement, cliaque abonné duit pouvoir appeler la station centrale sans déranger les autres abonnés.

Deux abonnés qu(di^onques du grou|ïO doivent pouvoir causer ensemble.

Enfin, lorsque deux abonnés sont cii communication e* ^"' eux ou avec la station centrale, aucun autre abonné ne \ pouvoir interrompre ni surprendre la convcrsation-

A [^PAREILS ACCESSOIUES iMO

Quand les abonntîs à desservir habitent la mcme tnalsonf il

n'y a pas grand iiieonvénierU à muUipUer les (lis de liaison entre les dîlWTents postes; il n'en est plus ain^i lorsf[U€^ ce réseau ^rello s'étend à des habitations assez éloignées. Dans rc dernier t'as, il peut devenir avanta^^eux d'ini^^taller uiie station aiUomalique, in anœ livrée à distance par le poste central, et établissant les cijmmunieatlons avec les abonnés sans que reux-et aient â t^xéc-uttM- aucune maufeuvre, qu'il serait d\i illeurs dillicile et même imprudent d'exiger.

Tableau Ducousso. — Le tableau do M. Du cou s so, employé très fréquemment sur le réseim de l'aris, donne une solution élétraate de la question des lig^nes bii'urquées pour deux abonnés, t^on emploi néeessito une clé double à la station centrale, permettant iVenvoyer si^ur la ligne le courant tians les deux sens, suivant qu'il s'agit d'appeler l'un ou l'autre <les deux abonnés installés sur les mêmes eondueteurs. Chez les deux abonnés, on place un poste microtéléplionique ordinaire et un tableau Oucousso. Tous les tableaux Ducousso sont polarisés dans le même sens; la façon de les monter en dérivation sur la ligne dinere seule. Si, dans Tun, on a attaché la ligne à la borne L et le fil do retour ou la terre à la borne L,, il fïiudra faire rinverso dans l'autre poste.

L'appareil se compose essentiellement de deux relais, dont l'un est polarisé, et d'un commutateur à chevilles, La Société des téléphones en construit plusieurs modèles auxquels sont adjoints quelque,*? appareils accessoires, maïs ils sont caractérisés par deux types principaux ; celui sur lequel une place est réservée pour recevoir un appareil Ader â pupitre^ celui sur lequel il n'est pas réservé lIu place; ce dernier est plus spécialement affecté aux appareils portatifs auxquels il est relié par des cordons souples.

Le relais polarisé [fîtj. 208) se compose il' un fort aimant recourbé dont les pùles surmoutt*s de pla([ues de fer doux sont situés en N et en S. Lu regard de ces pules, une bobine II, dont la résistance élcctriqui^ ^^st de 50 ohms, est suspendue en O par un axe a pivot. La hol>ine B se trouve en regartî des pôles \, S de Faimant, s'y maintient dans une position d^-ipiilibre et est attirée vers la droite ou vers ia Lrauehe suivant le sens du courant qui la traverse, Llle vient alors, par son cou- 1 1>, s'appuyer sur le butoir d' ou sur le butoir d et ferme ttc sorte un circuit ou un autre, comme nous le verrons en \minant Tensemblc du poste. Le 111 de la bobine est soucié ' les joues en a et eu a'^ les deux joues sont séparées par

250 TKLftPHONlE PRATIQUE

une rondelle d'ébonite e et c'est la joue a qui supporte le contact b; f et f sont des boudins de sùretu qui rendent plus intime

la liaison électrique de la bobine E avec len communications qui aboutissent aux vi^ V V" et qui sont isolées Tune de l'autre*

Kig, 369. ^ Relais à voyaiit du tableau Ducoûiio.

Le second relais 'fiff. 260! ^^^ formi'* par tlnix bobines in pendantes E E dont les noyaux sont calt^ sur la même cula. et qui ont une armature commune P. Cette armature pivoti

AI'PAKB1L9 AGCE^HOIRES^ 25Î

0, soumise ù Faction d'un ressort antagoniste R, comniande un voyant V qui porte les mot;^ « occupce ^^ « libre ». Ce voyant, mobile autour d'une viï* à centre U, est manœuvré parla trinsrle T, articulée sur la palette I\ Une plaque d'ébonite ABCD supporte tloux ressorts r, r qui, au repos, restent appuyés sur deux rontacts r, v\ Lorsque la palf*tte P eiït attirre^ elle rencontre les deux ressorts f\ r\ les entraine et les tMoigne îles contacts r, v'; le crochet en ébonite F abaisse r, et il n'en résulte aucune nouvelle communication ëlnctrique, mais l\ en rencontrant r\ ouvre un chemin nouveau au courant,

La bobine de droite du relais, celle qui est recouverte en fil vertj est de faible résistance (de 13 à 13 ohms); la bobine <le gauche, recouverte en noir, mesure 250 ohms.

Le commutateur i\ che* ville est formé par trois blocs F, G, H(/ig, 270), isolés les unn des autres; l'interposition d'une cheville métallique entre F et G ou entre 0 et II rcunit le bloc central à i*un des blocs extrêmes.

Les bornes, de 1 à 8, reçoivent les griffes métalliques aboutissant aux bornes d'un prwto microtéléphoniquo M, Aux bornes L, L, s'attachent les fils de ligne ou bien le (il de ligne et le fd de terre; le^ bortics S S sont en relation avec une sonnerie.

Les bornes Z, Z M, G V, C 8, C, reçoivent les fîls lie pile (?^-^^>oscs comme nous l'indiquerons en étudiant Tinstallation t -^ostes,

5st facile de suivre sur la figure 270 les connexions des i ^'ïuts organes du tableau*

Ki(î. aTO. — Communications iVxm lai jÎ eau Il licou ?J!so, avec place iiour appareîL

^52 TI-LÉPHONIE PRATIQUE

Lorsque le tabIfMU no comporte pas de place pour Tappan il, ses dimensions sont un peu réduites. Les bornes de 1 à «j (fig, 271) reçoivent let^ fils souples qui aboutissent aux bomt^s d'un appareil portatif tel que TAder n» i.

Enfin, la ligure :27â représente une vue d'ensemble d'un tableau sans place pour appareil.

Système Ader avec relais polarisé. —Cette méthode nV^t

Fig. 271. — Communk allons d'un tableau Oucousso sans place i^aur apparcLL

Kl;;. 272. — Tabl<>au Oiiconsto *ani pl»c« pour appareiL

applicable ([u'aux lignes à doublt* fiL Elle permet de desservir quatre abonnés, ]^Uu't'^s fiiir la mémo ligne, à raison de deus sur chacun des conductL'urs.

Supposons les postes 1 et i placés sur le conducteur r i, les postes 3 et 4 sur le conducteur n° % Dans chaque poste, il existe un relais polarisé analogue à celai que représente la figure 267; les relais des postes 1 et 3 fonctionnent Taction du courant positif; les relais des postes 2 et 4 . Taction du courant négatif. Lorsque les quatre poste"

APPAREILS ACCESSOIRES îSîî

Euriiîonneric, la ligne double est bouclée, entre les postr^s 2 ot 4, t*ur un relais spécial qui la met à la terre.

Au poste central^ une clé ù quatre touches est en relation avec la ligne. Lorsque les quatre touches sont relevées. leurs plots fie repos, réunis ensemble, bouelent les deux fils rie lig-nc sur le récepteur du poste central (poste d 'opérateur;. En pressant sur Tune des touches, on envoie sur fa liErne un courant positif ou un couri^nt négatif, suivant la toufhe que 1 on a abaissée-

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Tïfî. ÏT3. — l'ommujucaUoii'i da yinstAUti^im\ Atler uvec Tç\tt» polarht^.

Atimettons que les touches 3 et l soient aflectéen aux appels des postes 1 et â : la première enverra sur le conducteur n^ ! un courant positif, la seconde un courant négatif; il en sera de même des touches 1 et % qui agiront s* uîcment sur les postes 3 et i du conducteur n" 2. A cet effets la pile d'appel du pf>ste central est à la terre par son élément du milieu; elle a son pôle positif relié aux plots de travail des touches i et 3, son p(jli> négatif aux plots de travail des touches 2 et i,

La figure 273 est un diagramme de cette disposition. On vnîl

que, pendant les appela du j>oste central, les deux conducteurs

de la ligne i'onelioîmeïit comme deux litrnes distinctes a simple

fiL avec deux postes munis de relais [>ularisés; c^est une

installation analogue à celle des rappels par inversion tle

courant. Pour répondre au poste central ou pour Tappeler,

les quatre postes disposent d'une même pile que chacun d'eux

dans le circuit en pressant sur son bouton d'appel. Ces

els se font dans les conditions urdinaires, mais, lorsque le

■ît de l'annonciateur du bureau central tombe, eeluî-ci ne

-las quel est le poste qui l'a appelé; il doit lui ilcmander

son nom et celui du correspondant auquel it désire être relk.

Les conversations s'ochangent également dans les condi* tiens ordinaires, mais dés qu'un des postes a décroché son récepteur, un voyant, portant la mention « occupée i^ apparaît dans tous les autres poster, et re^^te démasqué tant que les récepteurs ne sont pas remis au crochet. Dans Cf^ but, les transmetteurs sont muuîs de doux paîlleltos supplémentairc<î que le levier commutateur réunit en se relevant. Le contact de ces paillettes, dont le levier commutateur reste isolé, ferme un circuit local qui actionnt^ lélectro-aimaut du voyant, rnaif^ qui, aussi, supprime la prise de terre de la liyiie bouclée, de sorte que les conducteurs n''* i et 2, séparés pour les appels, se trouvent, pendant les conversations, dans les conditions d'une ligne à double fil ordinaire.

En résumé : 1^ le poste central peut appeler Tun quelconque des quatre postes sans dérana-er les trois autres ;

2* L'un quelconque des quatre postes peut ap])cler le poste central sans déranger les trois autres ;

3* Quand l'un des postes cause*, lei^ trois autres en sont avisés par l'apparition d'un voyant portant la mention « occupée »; ils ne peuvent ni communiquer entre eux ni surprendre la conversation.

Système de la pendule. — Cet arrangement a pour objet de desservir un nombre quelconque de postes greffés sur une même ligne.

Deux pendules, réglées synchroniqucmenÈ, sont disposées sur le parcours de la ligne ; Tune au poste central, l'autre danle voisinage du point de grcJïe, de telle sorte que toutes les deux soient intercalées entre la clé d*appel du poste central et les postes greffés. Ces deux pendules sont des instruments spéciaux dont la marclic doit être identique pour que le fonctionnement du réseau soit assuré. Leur cadran est divisé eu autant de secteurs qu il y a de postes çTeffés sur la ligne* chaque secteur étant allVcté à l'appel de lun des postes.

Deux émissions de courant sont nécessaires pour produire un appel : la première, qu'elle émane du poste centra! ou d(* Vuïï des postes greffés, a pour unique résultat de mettre en marche les deux pendules, arrêtées en temps normal; la seconde omission doit avoir lieu pendant que raiguillo parcourt le secteur correspondant au poste qui appelle le p*" central ou que le poste central appelle. Ainsi, par esempî poste central veut appeler lo poste n'' 3 : il appuie une mière fois sur sa clé d'appel, le courant lancé de la

PH rvo 1 4»

APPAREILS ACCES60mES 255

sur la ligne déclenche les deux pendules elles met en marche; pendant que raigiiillo de la ]>endule du poste central parcourt !e seeteur n' 3, le téléphoniste appuie de nouveau sur su clé d appel, et le courant ainsi émiî^ fait tinter h* sonnerie du poste ir3: un appel fait un peu plus; lot ou un peu plus tard aurait eu pour eitet d'appeler h: poste n* 2 ou le poste n"* 4. On voit donc, sans aller plus loin, qu'il peut y avoir erreur si les deux pendules ne marchent pas à la même vitesse, l'aiguille de Tune pouvant être déjà aur le seeteur n* 4, tandis que celle rie l'autre ncsi pas encore sortie du secteur n" 3. Si nous admettons que les pendules soient hien régléei^, le poste appelé entend, par le tintement de sa sonn^Tie^ les appels qui lui sont destines; à ce moment, la communication est rompue avec les Bonaeries des autrcî^ x>ostes. Le pofstc ajipolé répond de la même faeon; les deux interloouteur.s saisissent les récepteurs et commencent la conversation. Le levier- commutateur du poste d'ahonné se relève au moment même où les récepteurs sont décrochés, et, par ce fait, la communication avec les autres postes gredés est coupée. Ces postes ne peuvent donc pas surprendre les conversations; leurs appels aussi restent infructueux, mais la disposition demeurerait incomplète slls n 'étaient pas avertis que la ligne est occupée. A cet e!Tet, un galvanomètre est dis}>osé tlans chaque poste. Lorsqu'à un poste on presse sur le bouton de la clé d'appel, l'aiguille du galvanomètre dévie si la ligne est libre et si les appels peuvent être perdus; elle reste iminobilcj au contraire, quand la ligne est occupée.

Ces diverses combinaisons sont obtenues par un jeu de ressorts place dans la pendule voisine des postes greffés. Ces ressorts sont branchés sur les différents postes, et une came, mue par le mouvement d'horlogerie» coupe successivement leur communication avec la station centrale ou bien les laisse en relation avec elle.

En résumé, à Taide de cette disposition :

I* le poste central peut appeler chacun des postes de la ligne sans déranger les autres, et réciproquement;

2* Les postes non appelés peuvent reconnaître que la ligne est libre ou occupée, mais ils ne peuvent surprendre les communications qui ne leur sont pas adressées.

^^ nous a semblé superflu de donner ici des détails plus As sur ]c système de la pendule dont on trouve encore iques spécimens dans le réseau de Paris, mais qui tend '^paraître.

2ÎG TÉLÉPHONIE PRATIQUE

Station automatique Sieur, — Plusieurs inventeurs oui rherché le moyen He grouper un nombre relativement considérable d'abonnés sur une seule Hirne, et de desservir autnmatiqut.*ment ce petit réseau, sansqu*'* Tabonn^.^ qui veut entrer en relation avec la station centrale nu avec un aiitn* abonnr, ait à exécuter des manceuvn^s compliquées ou délicates.

J^a station automatique pour ligne a double fil, de M. Sieur, fournit une solution élég-ante et en même temps très simple de la question. Le but à atteindre consiste : i^ à permettre au poste central d'appeler chaque poste crelTé sans déranger les autres; 2" à permettre à i^haque poste greiïe d'app<der le poste central sans déranger les autres postes. En outre, chaque poste trrefT*'^ doit pouvtûr s*assurer que la ligne est libre ou occupée; un dispositif peu compliqué remplit cet objet-

Le poste central pn^ist-fle une clé à ijuatre contacts, placée sur la ligne principale: cette dernière aboutit à la s/a(ion aiitomntiqne. De là partent tous les lils des abonnés. Dans chaque poste d'abonné, un commutât f*ur à deux directions est inlercah'^ sur les Jils d<^ ligne, en avant (Lu transnvHtenr. La manœuvre de ce commutateur n'olTœ rien de particulier; c est la seule opération nouvelle que Ta bon né ait à exécuter, et les indications tracées sur le sucle de l'instrument font connaître dans quel cas il faut porter les deux manettes a droite ou à gauche,

La station automatique en elle-même comprend deux sortes d'organes : décrétais polarisés, des électro-commutateurs. D^ii^ les stations pour deux abonnés, il existe un seul relais polarisé et tleux é}çctro*commutateurs; pour trois abonnés, on emploie deux relais polarisés et trois électro-commutateurs; ptiur quatn^ abonnés, la planchette comporte deux relais prdarise^ et quatre éleetro-comui ut atours, et ainsi de suites

Le relais polarisé {(îtj. 274) comprend un électro-aimant en fer à cl h -val \, posé à plat sur le socle de l'instrunionr Les pièces polain^s N, S, pincées sous des vis qui permettent de les régler, s'élèvent verticalement. Une bobine B est monti'*' sur une carcasse tubuïaire E F, à rintcrieur de laquelle sf.' trouve Tarnuiture do fer doux I), supportée par le ressort H. L'extrémité d de Tarmature D i>asse entre les deux picceî^ polaires N S; ses déplacements sont limités par les p\oU de contact a, 6 .

l']n temps normal, larmature D, soutenue par le ressort * trouve dans une position indilïérentc entre les pièces pe'

Gooçle i

APJ^AIIEILS ACCES^OUIES

K, ^. Dés qu'un couraitt travers t* la bobine 1.^, rarniatiin* U acquiert Une polarité qui dépend du s^ens du courant circulant à travers le fil dtî 13, Si,

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